jeudi 11 juillet 2019

Pour le bien de tous de Laurent SCALESE


Quatrième de couverture:

Sur une route de campagne, un homme est percuté par une voiture. Mort sur le coup, ce n’est pourtant pas la collision qui l’a tué mais les balles qu’il a reçues dans le dos. Si la victime n’a pas de nom ni de papiers, son identité semble précieuse, puisque le véhicule des pompes funèbres qui le transporte est braqué, et le corps enlevé…
Les deux flics chargés de l’enquête forment le tandem le plus mal assorti de l’histoire de la police. Mélanie Legac est jeune, brillante, nerveuse. Le commandant Joseph Schneider a la soixantaine bien tapée, il ne peut plus courir après personne, et ce « croulant », comme elle l’a baptisé, pourrait être son père. C'est la première fois qu'ils travaillent ensemble et ils vont vivre la pire affaire de leurs carrières.

Mon avis:

Si l'enquète sur des sujets difficiles comme le racisme, les opinions extrêmes de rejet de l'immigré, est plutôt bien réalisée je n'ai pas vraiment aimé cette lecture.
Je n'ai pas aimé Mélanie Legac. Elle n'a aucun respect pour l'expérience et rejette ses aînés.
Elle ne respecte ni le père de ses enfants, ni ses enfants.
J'ai trouvé beaucoup de clichés sur les jeunes et les écrans.

Ma petite déception:

J'avais beaucoup aimé "Je l'ai fait pour toi", alors, même sans Samuel Moss, j'espérais une lecture bien plus agréable. 

dimanche 7 juillet 2019

La guerre en soi de Laure NAIMSKI


Quatrième de couverture:

Paul est un garçon fugueur. Dans sa ville au bord de la mer affluent des hommes qui espèrent franchir la frontière. Avec eux, Paul a trouvé son combat. Une camionnette, des affiches à coller la nuit en catimini. L’ordre aux habitants de ne plus tirer les rideaux sur ceux qui rôdent sous leurs fenêtres. Un jour, Paul disparaît définitivement. Louise se tient debout dans le cercle. Ses mots éclatent : "Mon fils est mort. Il avait vingt-sept ans." Louise cherche un coupable. Sur la plage balayée par un vent glacial, elle épie un homme à vélo, parmi ceux qui fuient la guerre

Mon avis:

J'ai trouvé ce roman étrangement construit. J'ai eu du mal à ma situer dans l'espace, dans le temps.
J'ai eu du mal à cerner Louise. 
Est-elle alcoolique? 
Malgré la tristesse du propos, malgré ce deuil si difficile, voire impossible à faire, je n'ai pas éprouvé de sympathie pour la narratrice. J'ai trouvé son cheminement égoïste. Elle voudrait garder son fils tout à elle, refuse de le laisser s'ouvrir à la vie. Elle l'aime , mais elle l'aime mal.
Je pense être complètement passé à coté de ce roman, de cette femme qui n'est que douleur. Je crois ne pas avoir compris son cheminement. 

Mon petit plus:

Un avis différent du mien afin d'avoir une autre idée de cette lecture.
L'avis de Piplo
 ICI


samedi 6 juillet 2019

M, le bord de l'abîme de Bernard MINIER


Quatrième de couverture:

Pourquoi Moïra, une jeune Française, 
se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, 
le géant chinois du numérique ?

Pourquoi, dès le premier soir, 
est-elle abordée par la police ?

Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , 
cache-t-il tant de secrets ?

Pourquoi Moïra se sent-elle 
en permanence suivie et espionnée ?

Pourquoi les morts violentes se multiplient 
parmi les employés du Centre 
– assassinats, accidents, suicides ?

Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert 
la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera 
plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

Mon avis:

J'ai terminé ce roman, et j'avoue que je reste perplexe. J'y ai trouvé des longueurs, des explications scientifiques dont l'intérêt m'échappe. 
Des scientifiques venus du monde entier, choisis parce qu'ils sont les meilleurs.
Une entreprise qui cultive le secret, qui ressemble à un monde replié sur lui, qui espionne ses salariés.
Un monde moderne qui ne s'ouvre pas, qui semble réservé à une élite.
Puis des meurtres atroces… et notre petite française…que la police contacte…
Je ne suis pas vraiment entrée dans l'histoire.
Je suis heureuse que ce roman soit sans suite!

Mon petit plus:

Cette lecture est ma septième lecture de Minier( ICI ).
C'est son deuxième roman dit "one shot"
"Une putain d'histoire"  ICI . 

jeudi 4 juillet 2019

Digital Way of Life 3 - Aveuglement amoureux d'Estelle THARREAU


Présentation de l'éditeur:

Avec le logiciel Justicia, plus de place à l'erreur et à la subjectivité. La justice est devenue une affaire d'algorithmes.
Mais l'aveuglement amoureux est-il pris en compte par la formule mathématique décidant des circonstances atténuantes ?
Qui pourra répondre à cette question que pose un juré refusant de valider sans comprendre le verdict d'une machine ?


Mon avis:

J'ai bondi, j'ai été révoltée quand j'ai lu cette nouvelle. Une justice éloignée de l'humain, c'est le triste demain que nous raconte Estelle Tharreau. Une justice rapide, sans état d'âme.

Mais c'est tout le charme de ces petites nouvelles. Nous faire réfléchir. Nous montrer que dès qu'on remplace l'humain par la machine, tout peut alors casser. La conscience humaine, aussi imparfaite soit-elle est nécessaire à l'équilibre de notre société.

Mon petit plus:

Je ne suis pas convaincue que la justice soit parfaite. Parfois je songe à ce vers de La Fontaine que je trouve plus que jamais adapté aux heures tristes que nous vivons 
"Selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. "


"Mode de vie numérique 1 - Pathologique" est une excellente nouvelle.
 
"Mode de vie numérique 2- Virtualité réelle" qui lui succède est tout aussi excellente.

Mes lectures d'Estelle Tharreau

J'ai découvert ces petites nouvelles 
en me connectant sur le site Taurnada .

mardi 2 juillet 2019

Petits miracles au bureau des objets trouvés de Salvatore BASILE


Quatrième de couverture:

Dans une petite gare italienne, Michele collectionne les objets trouvés. Depuis trente ans, le jeune gardien n’a jamais quitté ce lieu où, enfant, il a vu sa mère disparaître en emportant comme seul souvenir son journal intime. 
Un jour, Elena, une jeune femme à la vitalité exubérante, déboule dans sa vie comme un tourbillon et vient briser sa solitude. Mais la peur d’un nouvel abandon paralyse Michele. Jusqu’à ce qu’il découvre, coincé entre deux sièges d’un wagon, le journal intime de son enfance… 
Traduit de l'italien par Anaïs Bouteille-Bokobza.

Mon avis

C'est un roman très particulier, c'est l'histoire de Michele, un jeune homme seul et triste, entouré d'objets…trouvés ou perdus? En tout cas, lui les trouve… d'autres les ont perdus… C'est le cas d'Elena… qui vient chercher sa poupée Milù, perdue puis retrouvée! 
Elena va pousser Michele à partir à la recherche de sa mère.
Il va alors croiser des personnages souvent haut en couleur, comme la dame aux cheveux violets, le couple de vieux amoureux, le grec Erastos, un ancien camarade de classe devenu fakir, une jeune aveugle… Un régal pour le lecteur!
Un roman tendre qui parle de la cruauté de l'abandon.

Mon petit plus:

Une gare est un lieu de passage, on arrive, on part, on reste peu de temps!

La gare de Nîmes


lundi 1 juillet 2019

Les Galeries hurlantes de Jean-Marc DHAINAUT


Présentation de l'éditeur:

Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu'elle sait, c'est son âge et qu'il n'aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l'aide. Et si l'origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d'accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d'un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d'hiver, treize ans plus tôt.

Mon avis:

Alan Lambin a fini par devenir un compagnon que j'aime retrouver aux détours de mes lectures. Un peu rétro même pour 1987, année de l'enquète. Plus très jeune, pas toujours au top de la forme. Curieux de mettre un nom sur des phénomènes trop souvent inexpliqués. Ne sachant pas conduire il est très dépendant des horaires. Très attaché à ses ancêtres et fiers de ses origines bretonnes et normandes. Un Borsalino, contre cette pluie de juillet, ce crachin qui n'en finit pas… Mina, fatiguée ne sera pas de cette enquête, enfin, juste un peu par téléphone, et beaucoup par la pensée. Une belle histoire d'amour, une grande tendresse les unit.
Je n'ai pas envie de dévoiler l'intrigue. J'ai suivi Alan dans les galeries de la mine, traversé les ruines d'un hôpital. J'ai eu peur… Dhainaut comme d'habitude a manipulé mon cerveau… C'est une lecture que je recommande à tous les amateurs du genre, mais aussi et surtout à tous ceux qui, comme moi, n'ont pas eu la chance de croiser des fantômes!

Pour ne pas oublier:

Dans La maison bleu horizon Jean-Marc Dhainaut rend un vibrant hommage aux poilus,  ici, c'est aux mineurs, à ces hommes qui descendent dans les galeries, qui s'enterrent tous les jours de leur vie.

Catastrophe de Liévin en 1974
Le 27 décembre 1974, la catastrophe de Liévin. Au fond d'une galerie de la fosse 3, dite Saint-Amé du siège 19 du groupe de Lens-Liévin, 42 mineurs ont trouvé la mort.


Les coups de grisous tuent.
Les hommes continuent de descendre, pour vivre, pour faire vivre leur famille.
Les femmes et les enfants attendent.
Peut-être l'auteur s'est-il inspiré de ce drame. Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais a été le théâtre de nombreux accidents. 
À Liévin, 9 morts en 1945, 10 en 1957, puis  21 en 1965. (pour ne citer que les derniers d'une trop longue liste).
Le sous-sol (et les hommes) de la région Nord-Pas-de-Calais ont été exploités pour son charbon entre 1720 et 1990.
Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


article du 8 juin 2019

dimanche 30 juin 2019

[Angor] de Franck Thilliez


Quatrième de couverture:

D'où vient ce cauchemar qui la hante depuis sa greffe de cœur ? Camille, gendarme à Villeneuve-d'Ascq, voit chaque nuit une femme enfermée l'appeler au secours. Un rêve aussi réel qu'un souvenir. Elle n'a dès lors plus qu'une obsession : retrouver l'identité de son donneur.
À une centaine de kilomètres de là, Sharko et Henebelle n'ont guère le temps de pouponner leurs jumeaux : une femme, victime d'une longue séquestration, les yeux presque blancs, dépourvus d'iris, a été découverte... sous un arbre.
Et leur enquête prend un tournant plus curieux encore lorsque Franck comprend qu'à chaque nouvelle piste, il est devancé par une jeune femme, gendarme dans le Nord

Mon avis:

J'ai lu jusqu'au bout de la nuit. 
Je n'ai pas pu arrêter ma lecture tant je voulais moi aussi avancer dans l'enquète, tant je voulais savoir pour Camille!
Nous allons à la rencontre de ce qu'il y a de plus sordide dans notre humanité.

Mon petit plus!

Mes lectures de Thilliez, ICI.

Après la lecture des trois derniers romans, j'ai décidé de ne plus lire Thilliez…
Je ne supportais plus les drames que l'auteur faisait vivre à Sharko et Henebelle. 
Trop c'est trop… 
"Mais non, je t'assure, pas d'enfants maltraités dans cet ouvrage",
et je ne regrette ni ma lecture ni ma nuit blanche!

jeudi 27 juin 2019

Il n'est jamais trop tard d' Anne YOUNGSON


Quatrième de couverture:

Rien de tel qu’un parfait inconnu pour se révéler à soi-même.
Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu’elle n’a jamais rencontré, elle ne s’attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d’un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n’ose pas espérer poursuivre les échanges.
Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d’avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s’apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir.
Leur amitié inattendue peut-elle survivre? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Traduit de l'anglais par Perrine Chambon


Mon avis:

Quel bonheur de lecture que ce roman!
Cette correspondance entre deux êtres que tout semble séparer est un vrai bain de fraicheur. Rien n'aurait du réunir Tina, fermière anglaise et Anders, conservateur d'un musée danois.
Rien sinon l'homme de Tollund. 
Alors entre-eux, un magnifique échange épistolaire. Ils vont au fil des lettres découvrir l'autre, mais aussi se découvrir, s'épanouir. 
C'est tout en tendresse, en respect.
Ils se racontent leurs drames, leurs joies, leurs espérances. 

Mon petit plus:

"L'homme de Tollund"



ancêtre des danois, mort entre 375 et 210 avant J.C. 
Je le trouve beau, le visage serein.
Il ne semble pas dormir pour l'éternité.

mardi 25 juin 2019

La dame qui poussait un fauteuil roulant avec personne dedans de Brigitte LÉCUYER


Présentation de l'éditeur:

Un accident stupide oblige Norma à rester hospitalisée et incapable de toute activité. Une bonne occasion pour faire le point sur sa vie : sa jeunesse tronquée par la mort brutale de ses parents, une vie de couple qui n’en est plus une, une fille ado qui devient adulte et avec qui sa relation n’est plus la même, un frère trop loin et un voisin plus qu’attentionné... La convalescence sera longue et lui imposera une séparation interminable d’Isadora, sa jument islandaise à qui elle voue une passion sans limite.

Mon avis:

Prendre du recul et faire le point sur sa vie n'est pas toujours évident. Courir, du travail aux courses, du ménage à sa fille Camille. De son compagnon inactif il ne reste que le père. Son frère est si loin, et elle ne sait pas partager sa passion pour les chevaux, et plus particulièrement pour Isadora, sa jument islandaise, en pension trop loin.
Un accident, stupide sans doute, comme tous les accidents, et Norma va enfin se poser.

Elle sympathise facilement et raconte avec truculence ses différentes compagnes de chambres. 
Elle se souvient de son enfance, de Martha, la jumelle de sa mère qui a pris en charge la fratrie à la mort des parents. Martha, dont elle découvre le sacrifice. Martha silencieuse, j'aurai tant aimé connaître cette femme. 

Il y a dans ce petit roman un coté conte de Noël. Des personnages atypiques et pratiquement tous sympathiques. La dame obèse est plus drôle que méchante. Le voisin qui a un chien laid, cadeau de Gainsbourg et Birkin. Une fille mélomane, et plutôt agréable malgré ses douze ou treize ans. Un Gauthier érudit mais squatter et père de Camille. Et l'argent qui ne manque pas. 


Mon petit commentaire:

Le titre, long et intrigant m'a donné envie de découvrir ce petit roman.
C'est un roman agréable à lire. Le fauteuil n'est pas vraiment vide puisqu'il transporte toutes les émotions de la narratrice.

Je remercie Partage lecture et Bookless Edition  pour ce partenariat.

dimanche 23 juin 2019

Les Pensées de Georges WOLINSKI


C'est en "vidant" la maison de mes parents que j' ai découvert ce recueil de pensées de Wolinski.

Georges Wolinski, né le 29 juin 1934 à Tunis . 

Il est assassiné le 7 janvier 2015, (80 ans) à Paris, lors de l'attentat contre Charlie Hebdo.
Dessinateur de presse, auteur de bandes dessinées et journaliste.

Œuvres principales:
Elles ne pensent qu'à ça.
Sales gosses.
La folle.
signature:
 


 «Un humoriste, c'est quelqu'un qui, après avoir bien réfléchi, s'arrête de réfléchir.»

Il est parti, avec d'autres, tragiquement, assassiné lâchement par cette bêtise qu'il ne cessait de dénoncer.

Mon avis:
Un recueil plein d'humour.
De petites pensées glanées au détour d'une vie qui font sourire, 
et de grandes pensées trouvées dans les méandres de son cerveau qui font rire.
Un bon moment de lecture, de détente.

Un triste souvenir:

Les mots sont inutiles 


Animal de Sandrine COLLETTE


Quatrième de couverture:

HUMAIN, ANIMAL, 
POUR SURVIVRE ILS IRONT AU BOUT D'EUX-MÊMES. 
UN ROMAN SAUVAGE ET PUISSANT. 

  Dans l'obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu'elle ne devrait pas s'en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher. 
  Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l'adore, n'a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l'étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d'un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d'animal. 
  Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d'un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même. 

Mon avis:

Népal: Mara, sauve deux enfants, Nin et Nun. 
Pourquoi deux enfants sont ainsi ligotés à un arbre?
Mara commet-elle un délit en les enlevant, puis en les élevant?

Une chasse à l'ours:
Des hommes, des femmes, des nantis poursuivent un ours.
Un ours presque humain, et Lior, une femme presque animale!

Les tigres, Nun:
La peur animale de Lior!
La rencontre avec Nun, le solitaire, le chasseur.

Lecture prenante, qui prend aux tripes, au coeur, à l'âme. 
Qui ne laisse pas indemne.
Du Collette égale à elle-même. 
Tout ce que j'aime, dur, cruel et réaliste!
Une chute époustouflante, inimaginable … qui me fait frémir d'effroi.
Sandrine Collette ne fait jamais dans le mièvre, et là elle se surpasse!

Un mot de plus:

C'est toujours avec plaisir que je retrouve Sandrine Collette.

Mes lectures
 ICI

mercredi 5 juin 2019

Face au vent de Jim LYNCH


Présentation de l'éditeur:

Dans la famille Johannssen, le grand-père dessine les voiliers, le père les construit, la mère, admiratrice d’Einstein, étudie leur trajectoire. Par tous les temps, le dimanche est synonyme de sortie en mer. Les deux frères, Bernard et Josh, s’entraînent avec passion, sous la bruyante houlette paternelle. Ruby, la cadette, écoute à peine. C’est inutile : elle semble commander au vent. Mais lorsqu’un jour elle décide d’abandonner une carrière de championne toute tracée, la famille se disloque et s’éparpille. Douze ans plus tard, une nouvelle course sera l’occasion de retrouvailles aussi attendues que risquées.
Traduit de l'américain  par Jean Esch.

Mon avis:

C’est un très beau roman que les amateurs de voile apprécieront davantage que les non-initiés. Mais pour les profanes comme moi, c’est un délicieux moment de lecture, la rencontre avec une famille très particulière. Une vie, une famille racontée par Josh. Une famille particulière qui partage une passion, la passion de la voile.
Il y a dans cette narration une douceur, une poésie, et même pendant les tempêtes de leur vie, Josh reste calme, attachant. Sans nul doute, le plus jeune reste mon préféré.
Un grand-père, (Grumps) fondateur de la dynastie et de l’entreprise. 
Un père autoritaire.
Une mère fantasque, mathématicienne et physicienne, qui espère résoudre les énigmes mathématiques et scrute le ciel en astrophysicienne, passionnée par Einstein, qui raconte tant d’anecdotes sur le grand homme… amateur lui aussi de voile. 
Bernard, ce grand frère qui part trop tôt, trop vite mais qui réalise ses rêves, ce grand frère que Josh admire, et quelque part envie, ce grand frère que parfois il voudrait suivre…tout comme Ruby cette trop jolie sœur, aux dons étranges et au cœur bien trop grand.
Lui, Josh il répare de bateaux, je dirai même qu’il est un génie de la réparation. Il a un don lui aussi, celui de pouvoir tout réparer, et d'aider.
Il est difficile de s’immiscer dans une famille vivant une passion. Les régates, la voile occupent tout le temps de leur enfance…et gare à celui qui ne suit pas le groupe.

Je remercie Partage lecture et les éditions Gallmeister pour ce partenariat.


Pour vivre il faut savoir s’échapper et se construire autrement.

vendredi 24 mai 2019

Romulus et Rémus, les fils de la louve d' Évelyne BRISOU-PELLEN


Quatrième de couverture:

Le roi Amulius est terrorisé à l'idée que les jumeaux de sa nièce lui reprennent un jour le pouvoir. Aussi ordonne-t-il de jeter les nouveau-nés dans les eaux grises et tumultueuses du Tibre. 
Mais le destin qui attend Romulus et Rémus n'est pas de périr noyés

Mon avis:

Quel bonheur pour moi que de me plonger dans cette légende, me souvenir de la création de Rome, cette histoire apprise alors que j'étais à peine plus âgée que ma petite Justine à qui ce roman est destiné!

Mon petit plus:

C'est grâce à mes petits-enfants que j'ai découvert Évelyne Brisou-Pellen,
Une lecture jeunesse accessible aux adultes!

mercredi 22 mai 2019

Mémoires d'un âne de la Comtesse de SÉGUR


Quatrième de couverture:

L'âne Cadichon a eu une vie mouvementée. Malmené par une fermière qui le charge trop lourdement pour le conduire au marché, il s'enfuit. Après avoir sauvé d'un incendie une petite fille malade, il est recueilli dans un château où il devient le compagnon de jeu des enfants. Il sera aussi âne savant et débusquera des voleurs… 
Qui pourrait encore, en lisant ses mémoires, dire «bête comme un âne»?

Mon avis:

Je suis perplexe après la lecture de ce roman. 
Cadichon, un âne plus intelligent que la moyenne raconte ses mémoires. Parfois maltraité, il s'échappe, vit seul dans un bois, puis est de nouveau adopté. Les maîtres plus ou moins bons se succèdent, jusqu'à ce qu'enfin il trouve refuge au château d'une Grand-mère, qui reçoit souvent ses petits-enfants et ressemble  à notre comtesse écrivain.
Rancunier, méchant et mesquin, c'est ainsi que je qualifierai notre ami Cadichon. 
Bien sûr, la morale est sauve, et la fin voit notre ami devenir gentil et agréable.

Un petit plus:

Ce roman ira dans la bibliothèque de Justine. J'espère qu'elle me dira son impression après l'avoir lu.

La couverture est réalisée par Pénélope Bagieu, auteur de "Culottées 1 et 2", bandes dessinées que Justine pourra trouver dans la bibliothèque de Lisa!

Parce que toutes les femmes "peuvent tout"!
 

dimanche 19 mai 2019

Atom [ka] de Franck THILLIEZ


Quatrième de couverture:

URSS, 1986. Hommes, terres, bêtes… l’atome a tout ravagé. Mais de Tchernobyl vient de s’échapper un mal plus terrible encore…
Paris, vingt-six ans plus tard. La scène de crime n’est pas banale : un journaliste mort de froid, enfermé dans son congélateur. À quoi travaillait-il ? Franck Sharko et Lucie Henebelle, de la Crim’, remontent la piste… Elle les mènera au cœur de l’enfer, là où, au nom de la science, l’avenir s’écrit en lettres de sang.

Mon avis:

Une enquête très radio-active menée tambour battant par Sharko et Henebelle. De la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (26 avril 1986) à certaines expériences malsaines en 2012.
Thilliez est comme toujours très bien documenté, parfois trop. J'ai trouvé que toutes ces informations nuisaient à l'ensemble.
J'ai beaucoup aimé la deuxième moitié du roman, Thilliez va crescendo sûr le harcèlement dont est victime Sharko. C'est intense, anxiogène … Un vrai régal!

Après cette lecture, une discussion avec ma fille: 


Nous avons évoqué la vie de Sharko et celle de Henebelle comme si nous parlions de connaissances… Nous souvenant de certains évènements… et espérant que leur "père" leur accorde un peu de bonheur dans l'avenir… Pas sûr… la suite aux prochaines lectures!

mardi 14 mai 2019

Une catastrophe n'arrive jamais seule de Laura NORTON


Quatrième de couverture:

La vie de Béa est une vraie catastrophe. Elle vient de perdre son boulot et son futur mari s'affiche dans tous les médias au bras d'une présentatrice télé. Forcément, leurs relations se sont quelque peu refroidies... Pour retrouver un semblant de paix, Béa se réfugie chez ses parents. 

Sa mère a un don pour faire passer la tristesse à grands coups de liqueur artisanale. Mais, cette fois-ci, sa famille démultiplie au contraire ses problèmes. Béa se retrouve à devoir gérer la dépression existentielle de son neveu, la carrière ratée de sa soeur et les tentations de divorce de ses parents. 

Comme si ce n'était pas suffisant, elle tombe amoureuse d'un homme qui n'a pas l'air franchement intéressé. Sa vie est devenir un vrai ouragan. Mais après tout, c'est du chaos que naissent les plus belles histoires…
Traduit de l'espagnol par Paola Appelius et Camille Cosson.

Mon avis:

Je suis très dubitative après la lecture de ce roman. Dans un premier temps, Béa la narratrice m'a épuisée avec ses hurlements. Les colères, les cris, l'absence de prise de recul…Elle m'est apparue très vite insupportable, catégorique… et ce n'est pas seulement un défaut de jeunesse.
Une héroïne immature, égoïste, insupportable et pourtant...
Certains éléments du roman sont intéressants, l'acceptation de la différence, le respect des autres, les erreurs dramatiques et qu'avec un peu d'humour, beaucoup d'amour et de tendresse on arrive à aplanir. 

Ma conclusion:

La vie de Béa n'est pas une catastrophe… Béa gère très mal les aléas de la vie.

mercredi 8 mai 2019

L'inconnue de l'équation de Xavier MASSÉ.


Présentation de l'éditeur: 

Quatre heures. La police n'a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu'un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol.
Deux salles d'interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic déjà présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes.
Accident, meurtre, ou vengeance ?
Une toile d'araignée va se tisser peu à peu et d'une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.


Mon avis:

Que s'est-il passé dans la vie de Juliette et François pour qu'ils se retrouvent, par cette triste nuit du premier août 2013, face à face, se menaçant d'une arme… et que suit, après la tuerie, une explosion que laissera peu de chance au petit Julien. Après avoir vécu l'enfer, ils avaient tout pour être heureux…l'amour, l'argent.
Les policiers ont quatre heures, c'est la durée légale pour prendre les témoignages avant une éventuelle inculpation.
Quatre heures et deux témoins…
Mireille, la mère François et grand-mère de Julien, et Binger, une inspectrice contactée par François seront séparées et interrogées. Chacune livrera son point de vue sur le couple.

Une lecture à perdre haleine!
Je dois dire que j'ai été scotchée par ce roman. Sans avoir l'air de rien, l'auteur nous promène dans les méandres d'un cerveau hors norme. C'est un roman que j'ai eu du mal à quitter, tant je voulais savoir, comprendre, tant j'avais envie que Migue, Dida et Brossard découvrent la vérité pour qu'enfin je respire.
Je ne sais même pas si j'ai repris mon souffle tant la fin est étonnante.
Rien n'est vraiment moral dans cette histoire.
Je n'ai pas l'impression qu'on voit le bout du tunnel (ref.: la bande annonce!),
mais j'ai aimé!

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.

Un mot de plus:

J'ai du résoudre des équations à une, puis deux et même trois inconnues Mais "l'inconnue de l'équation" c'est une énigme, un vrai labyrinthe où notre cerveau se perd!
(Écrit le 8/4/2019).

mardi 7 mai 2019

Digital Way of Life 2 - Virtualité réelle d'Estelle THARREAU


Présentation de l'éditeur

« La liberté virtuelle est la clé d’une réalité apaisée », telle est la devise de la cité dans laquelle vivent Betty et Christopher. Comme tous les habitants, ils travaillent à programmer cette ville où la pollution et le crime ont disparu. La nuit, ils vivent dans le monde virtuel qu’ils se sont créé. Un monde exutoire où tout est possible, où tout est permis. Mais, si un jour, cette liberté virtuelle s’achevait brutalement…

Mon avis:

Comme il est étrange ce monde trop parfait, ce monde sans peur et sans reproche, où les gens apprennent à coder dès la petite enfance… Heureux le jour de vivre dans cet univers aseptisé, enfouissant leurs rêves, leurs désirs et affichant une perfection nauséabonde…car on sent malgré tout poindre leur réalité virtuelle, celles qu'ils programment la nuit, derrière leurs masques… 
Alors le jour où la machine casse, le chaos n'est pas loin… et l'écriture d'Estelle Tharreau, rapide, incisive ne laisse pas le lecteur indifférent… 

Un petit clin d'oeil à Estelle Tharreau:

"Mode de vie numérique 1 - Pathologique" est une excellente nouvelle.

"Mode de vie numérique 2- Virtualité réelle" 
qui lui succède est tout aussi excellente.

Mes lectures d'Estelle Tharreau

J'ai découvert cette petite nouvelle 
en me connectant sur le site Taurnada .

lundi 6 mai 2019

Sous les branches de l'udala de Chinelo OKPARANTA


Quatrième de couverture: 

1968. Le Nigeria et la jeune république du Biafra se déchirent, les conflits interethniques sont chaque jour plus meurtriers, la population sombre peu à peu dans le désespoir. 

Au coeur de cet océan de violence, la jeune Ijeoma tombe amoureuse d'Amina.

La relation des deux adolescentes est rapidement découverte et tous, mères, pères, voisins, amis, se chargent de leur rappeler qu'aux yeux de Dieu et de la loi, leur amour est criminel.

Pour Ijeoma, un choix se dessine alors : se cacher et suivre ses désirs ; ou s'oublier et jouer le rôle que la société lui impose.

Une existence prisonnière du mensonge, est-ce la seule issue qui s'offre à Ijeoma ?


Traduit de l'anglais (Nigéria) par Carine Chichereau.

Mon avis:

C'est avec une grande douceur que l'auteur nous raconte Ijeoma. 
La guerre, la famine puis la mort…Cette mort si présente autour d'elle, cette guerre fratricide qui lui volera son père. L'abandon incompréhensible de sa mère. 
Puis l'adolescence et la découverte de l'amour, de son corps, du désir, du plaisir.
Retrouver sa mère qui veut "exorciser" le mal, à grands coups de versets de bibles. Ne pas toujours comprendre cet acharnement.
Rentrer dans le rang, devenir mère… 
Puis enfin vivre pleinement ce qu'elle est, et pouvoir de nouveau aimer sa fille, aimer sa mère.

C'est un roman qui raconte sans haine et sans violence tout le drame de l'homosexualité.

Une petite question:

J'ai cherché, en vain, j'ai même tenté avec "OU" mais je n'ai pas trouvé de représentation, de photo ou de dessin de "l'udala".
Si vous êtes plus perspicaces que moi, merci de me diriger, de me faire découvrir l' Udala.


lundi 29 avril 2019

Faux amis de Linwood BARCLAY


Quatrième de couverture:

La ville de Promise Falls est sous le choc. L'écran du drive-in vient de s'effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident? Acte malveillant? L'impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l'heure de l'explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d'autres crimes non élucidés… 

De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d'Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol... Qui apparaissait sur ces films? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ? 

Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l'heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d'unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s'être donné rendez-vous?

Traduit de l'anglais (Canada) par Renaud Morin.

Mon avis:

J'attendais cette suite de Fausses promesses , sinon avec impatience, au moins avec intérêt. 
Retourner me promener à Promise Falls, faire quelques pas avec Barry Duckworth, discuter avec Cal Weaver… C'est ça non le fantasme du lecteur, entrer dans le roman et être partie prenante de l'histoire!
Parce qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde dans cet opus… 
Et la fin est très ouverte… Il n'y a plus qu'à attendre que "Vraie folie" le tome trois de la saga tombe dans ma pal.

Un petit mot de l'éditeur Belfond:

Plume acérée, personnages inquiétants et humour noir : après "Fausses promesses", Linwood Barclay livre un nouvel opus riche en suspense pour conter les secrets et mystères d'une bourgade américaine pas si tranquille.

dimanche 21 avril 2019

[Gataca] de Franck THILLIEZ


Quatrième de couverture:

Quel lien entre onze psychopathes gauchers et l’homme de Cro-Magnon ? 
Alors que Lucie Henebelle peine à se remettre de ses traumatismes, l’ex-commissaire Sharko se voit relégué à des enquêtes de seconde zone. Telle la découverte du corps de cette jeune scientifique, battue à mort par un grand singe. 
À nouveau réunis pour le pire, les deux flics plongent aux origines de la violence, là où le génome humain détermine son avenir : l’extinction. Bienvenue à GATACA… 

Mon avis:

C'est un roman qui est très bien noté, les critiques sont unanimes ou presque, cet ouvrage est à lire.
Je reste mitigée quant à cet opus…
Le positif, les "retrouvailles" entre Sharko et Henebelle. Ces deux là sont tellement perturbés dans leur vie privée qu'ils ne peuvent que se comprendre et s'entraider.
Thilliez part dans tous les sens… Des enquêtes de tous les côtés, des explications scientifiques à longueur de roman… 

Pourquoi cette lecture:

C'est la suite  de "Le syndrome [E]" alors forcément je devais le lire.

Thilliez c'est toujours pour moi une énigme .
Tantôt happée par ma lecture, tantôt lassée! 

Mon prochain Thilliez sera "Atom [ka]".

Mes lectures de Thilliez
 ICI

mardi 16 avril 2019

La mémoire des embruns de Karen VIGGERS


Quatrième de couverture:

Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare.
Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs.
Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
Une femme au crépuscule de sa vie, un homme incapable de savourer pleinement la sienne, une bouleversante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

Traduit de l'anglais (Australie) par Isabelle Chapman.

Mon avis:
Au vent violent, à la mer qui fouette la petite île de Bruny, aux tempêtes qui s'abattent sur le phare s'ajoute le froid d'une fin de vie… 
Et pourtant, comme elle a raison Mary de tenir tête à ses deux aînés, et plus particulièrement sa fille Jan, de choisir sa façon de quitter ce monde. Refaire ce chemin une dernière fois et retrouver cette vie, les bonheurs et les moments heureux mais aussi les malheurs, les trahisons et les peurs.
Malgré la maladie qui lui fait parfois perdre la tête et l'épuise, elle reste digne et courageuse, aidée dans sa démarche par sa petite-fille et le dernier de ses enfants Tom. Il y a Léon, qui va apprendre à la connaître, à la comprendre et devenir son ami.
Nous suivons aussi Tom, pas si bien que ça dans sa vie.

Ma petit plus:
Lorsque viendra le jour où mon corps et mon esprit ne seront plus d'accord pour continuer l'aventure (très librement inspiré de Brassens!) je voudrai que personne ne choisisse pour moi. Je voudrai pouvoir partir dignement. Je voudrai que les gens qui m'aiment respectent mes volontés. 

samedi 13 avril 2019

Entre deux mondes d' Olivier NOREK


Quatrième de couverture:

Adam a découvert en France
un endroit où l'on peut tuer
sans conséquences.

Mon avis:

En lisant ce roman, j'ai pensé à "La peau" de Malaparte, tant j'ai eu l'impression d'un reportage.
Mais est-ce un roman?
À la recherche de sa femme et de sa fille Adam ne veut pas faire de vague, ne pas se faire remarquer…
Mais il a été flic, il reste flic…Et puis difficile de ne pas intervenir  lorsqu'un enfant est victime… 
Norek passe des horreurs de la dictature aux horreurs de la migration comme seule solution à la survie.
Oui, c'est un roman, avec des personnages fictifs… mais qui tous existent quelque part entre la Syrie et le jungle de Calais. Oui c'est un documentaire parce que nous voyons de l'intérieur ce qu'est d'être migrant, d'être flic et de ne pas pouvoir agir pour soulager.
Oui, c'est un roman très bien écrit.
Oui c'est un reportage au coeur même de l'horreur.

Mon petit plus:

J'ai raconté Kilani à mon mari.
J'ai dit d'où il venait, où il allait, qui il était … Je n'ai pas pu m'empêcher de parler plus particulièrement de cet enfant. 
Parce que Kinali ne s'appelle pas Kinali, ses parents l'ont prénommé "Ayman", le chanceux en arabe, et qu'il représente l'espoir.

samedi 6 avril 2019

Ma reine de Jean-Baptiste ANDREA


Quatrième de couverture:

"Grâce à Viviane j’étais devenu immense, j’avais touché le ciel d’une main et la terre de l’autre. Le monde avait retrouvé sa reine et c’était grâce à moi."

Été 1965. Shell s’enfuit de la station-service où il a grandi avec ses parents. Sur le plateau qui surplombe la vallée de l’Asse, seuls se déploient le silence et les odeurs du maquis. Une fille, comme un souffle, vient à sa rencontre. Avec elle, tout s’invente et l’impossible devient vrai. Dans l’univers fulgurant de Viviane, Shell ne se sent plus différent. Alors par jeu, par amour, il lui obéit, sans s’apercevoir que son dévouement le conduit bien au-delà de ce qu’il avait imaginé.


Mon avis:

C'est un enfant pas tout à fait comme les autres, c'est un enfant différent, c'est un enfant fragile. 
Et nous allons avec lui vivre cet été 1965, ce bel été, c'est été où il part, parce qu'il prend peur, et parce qu'il veut devenir un homme, et pour devenir un homme, il faut partir à la guerre.
Il sera tour à tour ermite, berger, amoureux. Il dormira, malgré ses peurs, à la belle étoile, dans une bergerie au toit troué. Il se nourrira de peu, d'arbouses… et sera nourri par sa reine, sa Viviane. Il sera Diego de la Vega. Il apprendra un peu plus de la vie avec Matti.
C'est hors du temps, hors des sentiers battus, c'est beau, c'est triste.
C'est un roman sur les différences, la solitude, l'exclusion et l'acceptation.

lundi 1 avril 2019

Honky Tonk samouraïs de Joe R. LANSDALE


Quatrième de couverture:

Hap, ancien activiste hippie et rebelle plouc autoproclamé, et Leonard, vétéran du Vietnam dur à cuire, noir, gay, républicain et addict au Dr Pepper, sont sur un banal contrat de surveillance dans l'est du Texas. Alors que la planque sans intérêt touche à sa fin, ils aperçoivent un homme qui maltraite son chien. Leonard règle l'affaire à coups de poing. Résultat : l'agresseur de chien, salement amoché, veut porter plainte. Une semaine plus tard, une certaine Lilly Buckner débarque dans leur nouvelle agence de détectives privés pour leur faire une proposition : soit ils acceptent de retrouver sa petite-fille, soit elle livre à la police une vidéo de Leonard tabassant l'agresseur de chien. Le duo accepte de rouvrir ce vieux dossier et découvre que le concessionnaire d'occasion où travaillait Lilly cache de sombres secrets.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Frédéric Brument.



Mon avis:



Hap et Leonard, peu banals! 
Hap vit avec Brett (plutôt sympa! j'aime beaucoup!) quant à Léonard il semble en éternelle rupture avec son amoureux John.
Ils parlent beaucoup… et très souvent pour ne rien dire, ou alors pas grand chose, ou des petits riens.
Ils sont déjantés, mais ont un coeur gros comme ça… à protéger les chiens, à aider les vieilles dames, même acariâtres.
On pourrait traduire "Honky Tonk" par bastringue, tripot. On retrouve chez nos samouraïs le langage propre aux lieux populaires, fréquentés par des joueurs, des buveurs et autres habitués lieux mal fréquentés.
J'ai pris plaisir à cette lecture atypique.

Mon petit plus:

Les ours se dressent sur leurs pattes arrières et hurlent pour montrer leur supériorité.
En lisant les dialogues, j'ai parfois eu cette impression … d'hommes qui se comportent en plantigrades!

J'avais beaucoup aimé "Les enfants de l'eau noire" du même auteur.