Il y a un amour quasi fusionnel entre Kaoutar et Hania, sa mère.
Son enfance est heureuse. Bien sur elle découvrira ses différences, les remarques racistes, les réactions stupides liées aux apparences.
Elle aime écrire et à l’université intégrera un monde cosmopolite. Elle s’intéresse à la sociologie et deviendra chercheuse dans ce domaine.
Un livre bien écrit, malgré des moments passionnants et enrichissants, j’avoue être restée à coté de cette histoire.
Dans cette enquête intersectionnelle, Kaoutar Harchi, narratrice et personnage de ce livre, raconte ce que grandir dans les années 1990 veut dire pour elle, son quartier, cette enfance tendre mais laborieuse entourée de ses parents aimants. Mais aussi leur décision à eux, soudain, de mettre leur fille à l’abri d’un danger qu’ils ne nommeront jamais en l’inscrivant dans un collège catholique de l’autre côté de la ville. C’est là qu’un double chemin de vie s’offre à elle.
À la sortie du lycée, sans jamais tourner le dos aux siens et pour mieux les retrouver, Kaoutar Harchi se lance dans une formation d ’intellectuelle critique. Celle qui va lui permettre de décrire aujourd’hui, dans ce texte nécessaire mû par un désir de justice et d’égalité, les rapports de pouvoir de classe, de genre et de race, qui marquent durablement les existences.