vendredi 7 décembre 2018

Les contes bleus du chat perché de Marcel AYMÉ


Quatrième de couverture:

Delphine et Marinette sont bien imprudentes. 
Elles ouvrent la porte au loup, recueillent un cerf en fuite et invitent les bêtes de la ferme dans la maison transformée en Arche de Noé
Un canard part en voyage et ramène une panthère aux yeux d'or.
Un mauvais jars mord les jambes des fillettes, qui se réveillent un matin transformées en âne et en cheval. Il se passe des choses bien étrange dès que les parents sont partis.


Illustré par Philippe Dumas.

Mon avis

Delphine et Marinette, deux soeurs encore petites vivent avec leurs parents dans une ferme. Cette ferme, c'est pour deux fillettes un lieu enchanté où elles côtoient les animaux domestiques, mais aussi parfois des animaux sauvages de nos contrées ou d'ailleurs! Et comme ces animaux parlent… Quel bonheur pour nos deux enfants.
Les parents peuvent bien prendre leur grosse voix, faire des gros yeux… , le loup, le chien, le canard, l' âne, le cheval… sont là pour rassurer et protéger les enfants.
À travers huit contes, "Le loup", "Le cerf et le chien","L'éléphant", "Le canard et la panthère","Le mauvais jars", "L'âne et le cheval", "Le mouton","Les cygnes", Marcel Aymé s'adresse aux enfants que nous sommes restés, de 7 à 77 ans.

Mon petit plus:

C'est avec "Le passe-muraille" un recueil d'une dizaine de nouvelles que j'ai découvert Marcel Aymé. 
Je possède toujours ce roman qui date de mes jeunes années!!! 


mardi 27 novembre 2018

Salina— Les trois exils de Laurent GAUDÉ


Le point de vue des éditeurs

Qui dira l’histoire de Salina, la mère aux trois fils, la femme aux trois exils, l’enfant abandonnée aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et élevée comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu’étrangère et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c’est son dernier fils qui raconte ce qu’elle a été, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a défendu, afin que le récit devienne légende.
Renouant avec la veine mythique et archaïque de La Mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé écrit la geste douloureuse d’une héroïne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l’amour pour un dû et la vengeance pour une raison de vivre.

Mon avis:

"Par le sel de ces larmes dont tu as couvert la terre, je t'appelle Salina" 
Ainsi fut nommée par Mamambala l'enfant abandonnée.
L'histoire de Salina est racontée par Malaka, son troisième et dernier fils… celui né pour l'accompagner vers son dernier exil, celui né pour raconter sa vie, pour qu'on ne l'oublie pas, pour que sa vie deviennent une légende, un mythe.
Elle lui a appris sa vie, sa longue et douloureuse vie, les misères, les désespoirs des années de désert, de solitude… Elle lui a répété durant toute son enfance son amour, son rejet, sa vengeance…Sans pudeur, sans retenue.
Et comme souvent je retrouve chez Gaudé cette femme, hors du commun, cette femme exceptionnelle. Si parfois elle m'a choquée, si parfois je n'ai pas compris, ou plutôt pas admis son comportement… je ne peux encore une fois qu'admirer la superbe écriture de l'auteur… qui sublime son héroïne, à travers le récit du fils!
Une oeuvre, un roman, magnifique! 

Mon petit plus:

Mes lectures de Laurent Gaudé  ICI
 

samedi 24 novembre 2018

De sang et de lumière de Laurent GAUDÉ


Le point de vue de l'éditeur:

Ces poèmes engagés à l’humanisme ardent, à la sincérité poignante, se sont nourris, pour la plupart, des voyages de Laurent Gaudé. 
Qu’ils donnent la parole aux opprimés réduits au silence ou ravivent le souvenir des peuples engloutis de l’histoire, qu’ils exaltent l’amour d’une mère ou la fraternité nécessaire, qu’ils évoquent les réfugiés en quête d’une impossible terre d’accueil ou les abominables convois de bois d’ébène des siècles passés, ils sont habités d’une ferveur païenne lumineuse, qui voudrait souffler le vent de l’espérance.

Mon avis:

Romans, nouvelles, pièces de théâtre, je n'ai jamais été déçue en lisant Laurent Gaudé.
Comme dans tous ses textes, Gaudé dénonce l'oppression, les guerres, l'esclavage du passé et celui du présent qui ne dit pas son nom. Les rêves d'un monde meilleur, et pour être fidèle à lui même, il nous raconte Solange et sa maman, Solange que sa mère veut protéger, voudrait épargner… 
Les vers semblent s'égrener, comme les longues cohortes d'hommes, de femmes et d'enfants, tentant d'atteindre des paradis imaginaires. 
 
Mon petit plus:
Deux extraits du poème "Et pourquoi pas la joie" 
(page 53 et 54 de mon édition)
"Va ma fille,
Retourne à la vie.
Les coqs chantent,
Les voitures vont et viennent à Bourbon, Carrefour Feuilles, Bolosse
Soulevant des orages secs de poussière.
Fonds-toi dans la foule.
Nous ne nous reverrons plus."

"Tu es Solange
Tout est à toi qui n’as rien
Et pourquoi pas la joie ?
La fierté d’être femme
Fille de mère nombreuse,
Indisciplinée au temps,
Affranchie,
Sœur des fougères qui plient
doucement sous le vent."

vendredi 23 novembre 2018

Histoire d'un chien mapuche de Luis SEPULVEDA


Dessins de Joëlle JOLIVET

Quatrième de couverture

Le chien, prisonnier, affamé, guide la bande d’hommes lancée à la poursuite d’un Indien blessé dans la forêt d’Araucanie. Il a reconnu l’odeur d’Aukamañ, son frère-homme, auprès duquel il a grandi dans le village mapuche.
Le chien a vieilli mais il n’a pas oublié ce que lui ont appris les Indiens Mapuches : le respect de la nature et de toutes ses créatures. Il va tenter de sauver son frère-homme, de lui prouver sa loyauté aux liens d’amitié que le temps ne peut défaire.
Avec son incomparable talent de conteur, Luis Sepúlveda célèbre l’amitié et la fidélité et le lien si particulier  des Mapuches avec la nature.
Traduit de l'espagnol (Chili) par Anne-Marie Métailié

Mon avis:

Quel joli petit roman! (petit en effet, moins de 100 pages) 
Quel conte agréable à lire!
Quel bonheur de lecture!
Des colons détruisent un village mapuche, enlèvent Afmau, un magnifique chien. 
Plus tard, ils espèrent que ce chien va les mener vers un indien en fuite.
Nous allons suivre Afmau (loyal et fidèle),  d'abord jeune chiot élevé avec Aukamañ (condor libre), son frère-homme, puis devenu adulte, enlevé et maltraité, il retrouvera l'enfant mapuche, devenu lui aussi adulte et instruit.

Mon petit plus: 

"Le vieux qui lisait des romans d'amour"  fut ma première rencontre avec Luis Sepùlveda.

J'ai aussi beaucoup aimé les dessins de Joëlle Jolivet. 
Ils accompagnent agréablement l'histoire.



jeudi 22 novembre 2018

Zazie dans le métro de Raymond QUENEAU


Quatrième de couverture:

Zazie débarque à Paris pour la première fois chez Tonton Gabriel. Le Panthéon, Les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle s'en contrefiche! Mais kess-qui l'intéresse alors, Zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d'injures. C'est qu'il vaut mieux ne pas la contrarier, la mouflette!

Les tribulations d'une gamine impertinente et culottée dans le Paris des années 1950. Un chef d'oeuvre d' humour qui joue avec le langage, par un maître du genre.

Mon avis:

Je n'ai pas aimé, je l'ai lu jusqu'au bout, espérant trouver l'humour dont parle l'éditeur dans la  présentation… et si le langage ne m'a pas choquée, je n'ai pas aimé la vulgarité de Zazie. 
Parfois c'est vrai, j'ai souri… l'argot, la langage populaire, c'est toujours en rapport avec une époque, un lieu ou un métier. Le parler phonétique, même s'il est parfois difficile à déchiffrer donne au texte un réalisme agréable.
J'ai lu ici et là que "Zazie parle vraie", je ne crois pas que dans les années 50 les petites provinciales (Zazie est berrichonne) parlaient "cru", insultaient les adultes et finissaient toutes les phrases par l'allocution "Mon c** ". 

Ma petite anecdote:

J'ai acheté ce roman au rayon jeunesse d'une librairie, parce que comme tout le monde, j'en avais entendu parler. Je voulais l'offrir à ma petite fille, surprise de constater qu'il était conseillé à partir de douze ans (Lisa aura 12 ans le premier mars prochain!).
Ce roman restera dans ma bibliothèque, et si elle désire le lire, elle le fera… Mais je ne lui en ferai pas cadeau. 

dimanche 18 novembre 2018

La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel GUENASSIA


Quatrième de couverture :

Auvers-sur-Oise, juin 1890. Le docteur Gachet ouvre sa maison à un artiste néerlandais sans le sou, en proie à des crises terrassantes : Vincent Van Gogh. Gachet est un amateur d’art : il collectionne tout ce que lui proposent ses « amis » peintres, en échange de consultations. 
La rencontre de sa fille Marguerite et de Vincent sera fulgurante, passionnée, fatale.
Et si le docteur Gachet n'avait pas été l'ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide? Et si Marguerite avait été trop exaltée? Et si Van Gogh ne s'était pas suicidé?
Autant de questions passionnantes auxquelles Jean-Michel Guenassia apporte des réponses insoupçonnées avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu'on lui connaît à l’auteur depuis "Le Club des incorrigibles optimistes".
Une version stupéfiante des derniers jours de Van Gogh.

Mon avis:

"Une version stupéfiante des derniers jours de Van Gogh." écrit l'éditeur… Il est vrai qu'il y a aussi beaucoup de "SI" dans la présentation de l'oeuvre. 
Une vision romanesque de la fin de vie de Van Gogh à laquelle je n'ai pas adhéré… 
Que Marguerite, dont on ne sait pratiquement rien, s'amourache de l'artiste… pourquoi pas! Qu'ils deviennent amants, là encore je veux bien, mais pourquoi cet amour fou alors que Marguerite ne ressent aucun plaisir dans l'acte d'amour. Pourquoi sortir à la nuit tombée, alors qu'elle ne verra plus les peintures qui seules la subjuguent? Le syndrome de Stendal suffit-il pour sacrifier toute une vie? 
Les documentaires parlent des évènement se passant à l'époque du roman, et les échanges épistolaires entre Van Gogh, son frère et quelques amis sont intéressants, mais n'apporte rien au récit de Marguerite.

Mon petit plus:

J'ai été déçue par ce roman, mais j'aime beaucoup l'écriture de Jean-Michel Guenassia que j'ai découvert avec "Le club des incorrigibles optimistes", puis "La vie rêvée d'Ernesto G." deux romans phares pour moi! 

mercredi 14 novembre 2018

13 à table! 2019


Couverture de PLANTU


5 ans, ça se fête !


Philippe BESSON • Françoise BOURDIN 
Maxime CHATTAM • François d'EPENOUX 
Éric GIACOMETTI • Karine GIEBEL 
Philippe JAENADA • Alexandra LAPIERRE  
Agnès MARTIN-LUGAND • Véronique OVALDÉ 
Romain PUÉRTOLAS • Jacques RAVENNE 
Tatiana de ROSNAY • Leïla SLIMANI 
Alice ZENITER

Mon avis qui n'en est pas un!

Ils ont mis leur talent au service des restaurants du coeur.
J'ai de pris un réel plaisir en lisant ces nouvelles.
Je les ai lues  dans l'ordre alphabétique des auteurs, parce que c'est ainsi qu'elles sont présentées.

Ne mettez pas ce petit livre de côté, n'hésitez pas à le lire, comme moi peut-être découvrirez-vous certains auteurs, peut-être serez-vous heureux de retrouver vos favoris, et ne serez-vous pas mécontent de relire certains "boudés".

Mon petit plus

Ce recueil est dédicacé à Véronique Colucci, décédée le 6 avril dernier.
Elle est à l'origine de l'aventure de "13 à table!"
Les "resto du coeur" sont crées en 1985 par Coluche.
Après la mort de son ex-mari, le 19 juin 1986, 
Véronique Colucci reprend sa suite et devient administratrice.


Hommage et respect Madame!