mercredi 11 septembre 2019

Naissance d'Isabelle VILLAIN


Présentation de l'éditeur:

1911, Émile Chapuis, un jeune restaurateur, se prend d'affection pour un artiste sans le sou. Il accepte une peinture en échange de quelques repas chauds. Cet artiste s'appelle Marc Chagall.
1950, Émile Chapuis est retrouvé assassiné chez lui. La toile de Chagall a disparu. La police pense immédiatement à un cambriolage qui aurait mal tourné.
Mais la réalité est bien différente. Sordide et cruelle.


Mon avis:

Elle va très vite cette histoire.
Un Chagall inconnu en 1911, un double assassinat en 1950.
Une époque et un milieu parisien agréable.
Une lecture rapide et intéressante.
Aujourd'hui sans doute, les progrès de la science rendrait la chute improbable.

Mon petit plus:
D'Isabelle villain, j'ai beaucoup aimé
"Mauvais genre"

Merci aux éditions Taurnada pour ce cadeau!

mardi 10 septembre 2019

L'Étrange Affaire de pantalon de Dassoukine de Fouad LAROUI


Quatrième de couverture:

Un haut fonctionnaire marocain, envoyé à Bruxelles, se retrouve mortifié quand son unique pantalon lui est dérobé. C'est sanglé dans une défroque digne de celle d'un clown qu'il se présente devant la Commission européenne...
Un jeune homme faisant une demande de passeport s'aperçoit que, pour l'administration, son village natal n'existe pas. Par conséquent, n'étant jamais né, il est inconnu au bataillon...
Avec un humour décapant et un rythme endiablé, Fouad Laroui nous conduit à l'irrépressible éclat de rire devant l'absurdité de la condition humaine.


Mon avis:

Avec ce recueil de nouvelles, j'ai découvert Fouad Laroui.
J'ai aimé cet univers un peu décalé.
Certaines histoires, non toutes, sont déjantées, amusantes.
Ce sont des gens qui se parlent, en ne s'écoutent pas toujours!
"Le pantalon de Dassoukine": un régal sur l'absurdité et l'importance qu'on peut donner aux apparences!
"Dislocation": Superbe chute
"L'invention de la natation sèche" un petit bijou…
Ce sont les trois que j'ai préférées, mais là encore, en y réfléchissant bien…un autre jour, une autre fois, je pourrais penser différemment!

Mon petit plus:

La nouvelle est une forme littéraire que j'aime bien,
un façon agréable de découvrir parfois un auteur,
ou de retrouver ceux qu'on aime! 

dimanche 8 septembre 2019

Tous tes enfants dispersés de Beata UMUBYEYI MAIRESSE


Quatrième de couverture 

Peut-on réparer l'irréparable, rassemble ceux que l'histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et son enfant métis Stokely. Mais après des années d'exil, quand Blanche rend visite à sa mère Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se parler, se pardonner, s'aimer de nouveau ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d'où il vient. 
Ode aux mères persévérantes, à la transmission, à la pulsion de vie qui anime chacun d'entre nous, "Tous tes enfants dispersés" porte les voix de trois générations tentant de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d'aujourd'hui. Ce premier roman fait preuve d'une sensibilité impressionnante et signe la naissance d'une voix importante.

Mon avis:

J'ai retrouvé dans ce roman le style, l'écriture que j'avais tant aimé dans "Ejo". Je n'ai pas le réflexe de noter au fur et à mesure les phrases que j'aime quand je lis, mais c'est souvent très poétique.
Pourtant le sujet n'est pas facile…
Fuyant sur les conseils de sa mère, le Rwanda, Blanche, métisse, se retrouve à Bordeaux.
Elle y fera sa vie, mais semble perdre sa mère "Immaculatta", restée au pays et que le génocide a miraculeusement épargnée…ou moins abîmée que d'autres.
Immaculatta semble figée avec ce fils perdu, ce Bosco parti se battre. Quelques soient les guerres, on n'en revient jamais indemne, et Bosco est resté souffrance.
Stokely a un rôle très important. Il est ce lien que Bosco aurait pu briser entre Blanche et Immaculatta. Il est le futur, l'espoir, et le passé aussi dans l'histoire qu'il a reçue et saura transmettre.
C'est une approche très intéressante du génocide, mais aussi de la colonisation, de ses erreurs et du poids qu'elle a (ou avait) sur les peuples.

J'ai reçu ce livre comme un cadeau. 
Il est arrivé sans explication en juillet dans ma boîte aux lettres.
Merci donc aux éditions "Autrement" pour cet envoi.

Mon petit plus:

Il est arrivé que parfois je croise Beata chez ma fille. Je n'ai pas la prétention de dire que je la connais,   mais j'ai eu le plaisir de parler un peu avec elle. 
J'avais eu la chance de lire une épreuve de ce roman en 2018. 
Son titre était alors "Jacaranda".  
 Mon avis sur 
 EJO

mercredi 4 septembre 2019

Lésions intimes de Christophe ROYER



Présentation de l'éditeur 

Nathalie Lesage, capitaine au caractère bien trempé, travaille au sein de la brigade de répression du proxénétisme. Une des branches de l'organisation « Gorgona », spécialisée dans un certain genre de soirées parisiennes, va l’amener à côtoyer un milieu où règnent la perversion et les pratiques extrêmes.
Victime d’un banal accident, son enquête va prendre une tournure inattendue. Dans le même temps, le décès de son frère va l’obliger à renouer avec son passé.
Tout va alors se mélanger et entraîner Nathalie vers l’inimaginable…


Mon avis:

J'ai été captivée par le prologue au titre tentant "Mise en bouche" . La description de la scène, la posture de Pascal et son questionnement, cette supériorité qu'il affiche alors même qu'il est nu et attaché… et cette Cassandra, qui n'attendrai qu'un geste de lui…lui, "machine à jouir". Ce qui peut se passer dans la tête d'un homme. (J'ai adoré le plumeau et la façon dont Cassandra s'en sert).

Joseph Mendes, alias Pascal Duroi est entre les mains de Michèle Chouli.

On va suivre l'enquète menée par Nathalie Lesage. Très vite Nathalie va être accompagnée par Stéphy, une très jeune fille qui communique par "télépathie". Stéphy semble être dans la tête de Nathalie.
Le prologue n'est pas anodin, et très vite on comprend que Nathalie a "oublié" des évènements traumatisant de son enfance. 

J'ai trouvé très interessant de plonger ainsi dans la tête d'une victime de pédophilie… le refus de la réalité, l'oubli…puis enfin la résilience. 

Mon petit plus: 

Comment puis-je prendre plaisir à lire la torture d'un homme. 
Quelque part je dois être perverse!

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.



mardi 13 août 2019

La course des rats d' Antonio MANZINI


Quatrième de couverture:

Quatre délinquants, véritables bras cassés romains, montent un braquage qu’ils plantent de façon magistrale. Le moins malin de tous, René, se fait rattraper par une bande rivale déguisée en carabiniers et bien décidée à se saisir du magot. 
Parallèlement, Diego, le frère de René, employé à la caisse de retraite locale, est sollicité dans le plus grand secret par un de ses chefs : le gouvernement veut mettre en place l’opération «An Zéro» et compte sur lui pour faire disparaître activement tout retraité, ces derniers coûtant trop cher à la société ! 
Les deux frères pas bien dégourdis vont devoir se serrer les coudes s’ils veulent sortir entiers de ces situations pour le moins inattendues.
Traduit de l'italien par Samuel Sfez.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce roman complètement déjanté, surréaliste ou trop réaliste… 
Gangsters ou politiques, tous des corrompus.
Un beau moment de lecture!
"Dites, et si c'était vrai?"


Ma petite anecdote:
En essayant de faire une critique de ce roman, il me vient à l'esprit un texte de Brel "Les singes".
Rien n'y fait…
Ce refrain revient lancinant,  
"Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes les singes les singes de mon quartier
Les singes les singes les singes de mon quartier."
Rien à voir, et pourtant!

C'est ma troisième lecture de Manzini…

jeudi 11 juillet 2019

Pour le bien de tous de Laurent SCALESE


Quatrième de couverture:

Sur une route de campagne, un homme est percuté par une voiture. Mort sur le coup, ce n’est pourtant pas la collision qui l’a tué mais les balles qu’il a reçues dans le dos. Si la victime n’a pas de nom ni de papiers, son identité semble précieuse, puisque le véhicule des pompes funèbres qui le transporte est braqué, et le corps enlevé…
Les deux flics chargés de l’enquête forment le tandem le plus mal assorti de l’histoire de la police. Mélanie Legac est jeune, brillante, nerveuse. Le commandant Joseph Schneider a la soixantaine bien tapée, il ne peut plus courir après personne, et ce « croulant », comme elle l’a baptisé, pourrait être son père. C'est la première fois qu'ils travaillent ensemble et ils vont vivre la pire affaire de leurs carrières.

Mon avis:

Si l'enquète sur des sujets difficiles comme le racisme, les opinions extrêmes de rejet de l'immigré, est plutôt bien réalisée je n'ai pas vraiment aimé cette lecture.
Je n'ai pas aimé Mélanie Legac. Elle n'a aucun respect pour l'expérience et rejette ses aînés.
Elle ne respecte ni le père de ses enfants, ni ses enfants.
J'ai trouvé beaucoup de clichés sur les jeunes et les écrans.

Ma petite déception:

J'avais beaucoup aimé "Je l'ai fait pour toi", alors, même sans Samuel Moss, j'espérais une lecture bien plus agréable. 

dimanche 7 juillet 2019

La guerre en soi de Laure NAIMSKI


Quatrième de couverture:

Paul est un garçon fugueur. Dans sa ville au bord de la mer affluent des hommes qui espèrent franchir la frontière. Avec eux, Paul a trouvé son combat. Une camionnette, des affiches à coller la nuit en catimini. L’ordre aux habitants de ne plus tirer les rideaux sur ceux qui rôdent sous leurs fenêtres. Un jour, Paul disparaît définitivement. Louise se tient debout dans le cercle. Ses mots éclatent : "Mon fils est mort. Il avait vingt-sept ans." Louise cherche un coupable. Sur la plage balayée par un vent glacial, elle épie un homme à vélo, parmi ceux qui fuient la guerre

Mon avis:

J'ai trouvé ce roman étrangement construit. J'ai eu du mal à ma situer dans l'espace, dans le temps.
J'ai eu du mal à cerner Louise. 
Est-elle alcoolique? 
Malgré la tristesse du propos, malgré ce deuil si difficile, voire impossible à faire, je n'ai pas éprouvé de sympathie pour la narratrice. J'ai trouvé son cheminement égoïste. Elle voudrait garder son fils tout à elle, refuse de le laisser s'ouvrir à la vie. Elle l'aime , mais elle l'aime mal.
Je pense être complètement passé à coté de ce roman, de cette femme qui n'est que douleur. Je crois ne pas avoir compris son cheminement. 

Mon petit plus:

Un avis différent du mien afin d'avoir une autre idée de cette lecture.
L'avis de Piplo
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