mercredi 11 juillet 2018

Les quatre filles du docteur March de Louisa May ALCOTT


Présentation de l'éditeur:

Aux États-Unis, pendant la Guerre de Sécession. En l’absence de leur père, pasteur nordiste (donc anti-esclavagiste) engagé comme aumônier dans le conflit, quatre jeunes sœurs issues de la classe moyenne de la société font face aux difficultés de la vie quotidienne en ce temps de guerre. 
Traduit par Pierre-Jules Hetzel.

Mon avis:

Je dois avouer que j'ai été très déçue par cette relecture. Je me souvenais pourtant des quatre soeurs, de leurs défauts et de leur qualités. Meg, Jo, (ma préférée) Beth et Amy ne m'ont pas enchantée comme lorsque j'étais une petite fille…
Je n'ai pas su retrouver la magie de ma première lecture.

Mon petit plus:

J'ai offert ce roman à ma petite Lisa pour ses 12 ans. 
J'ai hâte de connaître son avis. 

mercredi 4 juillet 2018

Fractures de Franck THILLIEZ


Quatrième de couverture:

Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. À l'hôpital de Lille, son psychiatre doit lui révéler le résultat d'un an de traitement, lui apporter cette lumière qu'elle recherche depuis longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l'en empêcher : cette photo récente de sa soeur jumelle, pourtant morte dix ans auparavant, qu'elle récupère des mains d'un immigré clandestin; son père, agressé chez lui à l'arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider; ce chemisier ensanglanté qu'elle découvre dans sa douche et à propos duquel elle n'a pas le moindre souvenir ; cet homme retrouvé nu dans un abribus et qui semble avoir vu le diable en personne.
En un mot, Alice vient de prendre un aller simple vers la folie

Mon avis

C'est une lecture plutôt addictive, j'ai eu envie de savoir où Thilliez voulait aller et m'entrainer. Pas de temps mort dans cet ouvrage. Nous sommes au coeur de la folie, de la maltraitante… Vengeance, justice, maltraitante, folie, autant de thèmes qui me mettent mal à l'aise.
Un bon moment de lecture. Une belle écriture. 

Mon petit plus:

J'ai toujours quelques craintes en abordant les romans de  Franck Thilliez (ICI)
S'il est l'avant dernier livre de ma pal… c'est parce que je suis parfois ravie… et parfois déçue. 
J'ai reculé presque jusqu'au bout. Finalement je conseillerai sa lecture aux amateurs du genre! 

lundi 2 juillet 2018

Fausses promesses de Linwood BARCLAY


Quatrième de couverture:

Il s'en passe de belles à Promise Falls, charmante bourgade de trente-six mille âmes. Des agressions répétées sur le campus, un nourrisson kidnappé par un "ange", une femme sauvagement assassinée dans sa cuisine. Et vingt-trois écureuils retrouvés pendus à la grille du parc. Ce coin paumé des Etats-Unis serait-il devenu un lieu de rendez-vous pour les esprits dérangés ? 

C'est bien ce qui affole le débonnaire inspecteur Barry Duckworth, dont la pression artérielle ne cesse de grimper : quel genre de psychopathe aurait pris ses quartiers en ville ? Y a-t-il seulement un lien entre tous ces faits divers ? 

La chasse au crime commence. Aidé de David Harwood, père de famille déprimé et journaliste au chômage, Duckworth se lance dans une déroutante enquête, qui ne tarde pas à virer au cauchemar. Qui a dit que Promise Falls était une petite ville tranquille ? 

Traduit de l'anglais (Canada) par Renaud Morin

Mon avis:

Avec ce roman j'ai eu l'impression de me promener dans une petite ville de province. Les habitants commettent des délits plus ou moins graves, et l'inspecteur Duckworth tente de les résoudre. Il est d'ailleurs plutôt doué et ses analyses ne manquent pas de logique. 
Parce que sa cousine Marla est très impliquée dans une affaire d'enlèvement et de meurtre, David Harwood va mener son enquête…
Un très agréable moment de lecture pour cet opus, début d'une trilogie. 
Mais ne nous leurrons pas… ce qu'on découvre au cours de la lecture est loin de la sérénité. 
J'espère que les deux autres romans consacrés à "Promise Falls" finiront dans ma pal!

Mon petit plus

J'ai pris mon temps pour lire ce roman, je l'ai dégusté… D' habitude en lecture je dévore…J'ai tant envie de connaitre la suite que j'avance, comme dans la vie, trop souvent tête baissée… 
J'ai eu cette envie soudaine de rester dans cette petite ville, des horreurs il faut bien le dire… mais si paisible en apparence… 

vendredi 29 juin 2018

La fille sous la glace de Robert BRYNDZA

Quatrième de couverture :

Le froid a figé la beauté de ses traits pour l'éternité. 

La mort d'Andrea est un mystère, tout comme l'abominable secret qu'elle emporte avec elle… 

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l'inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l'enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s'interroge : peut-elle encore faire confiance à son instinct ? Et si le plus dangereux dans cette affaire n'était pas le tueur, mais elle-même ? 

Sur la glace, aucun faux pas n'est permis.

Traduit de l'anglais par Véronique Roland.

Mon avis

Devenue veuve dans des circonstances dramatiques, Érika Foster essaie de se reconstruire, de continuer… Pas toujours très sûre d'elle. Elle est choisie par ses supérieurs  pour mener une enquête sur l'assassinat d'une jeune femme, Andréa, issue d'un milieu favorisé et politique.
Contre vents et marées, et surtout contre certains collègues carriéristes, contre les menaces des politiques et malgré les dangers qu'elle court, Érika va se battre pour découvrir le véritable assassin.
J'ai beaucoup aimé ce personnage, droit dans ses bottes, sympathique et attachante… 
À bientôt donc, pour un autre bon moment de lecture!

Mon petit plus:

J'ai choisi ce roman à cause de son titre… 
Il fait si chaud en ce début d'été que j'ai pensé me rafraîchir. 
Je vis tellement les romans que je lis qu'effectivement l'hiver londonien m'a apporté cette bouffée de fraicheur tant attendue!

mardi 26 juin 2018

Les prières de sang de Jean-Marc DHAINAUT


Présentation de l'éditeur

Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu'une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines. Une armoire qui n'avait pas perdu la mémoire…

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé Alan Lambin, cet enquêteur  breton et normand, spécialisé dans de domaine du paranormal. Cartésien il cherche avant tout à expliquer les évènements qui peuvent effrayer les habitants de lieux, de maisons hantés. 
Cette fois-ci Mina Arletti, sa secrétaire va l'accompagner. On sent dès le début qu'il y a entre eux plus qu'une relation amicale et professionnelle.  On va suivre leur lente, très lente évolution amoureuse. Quand deux timides se rencontrent…J'ai eu envie de les secouer, de leur dire "Assez perdu de temps!…Aimez-vous et advienne que pourra!" 
Mina a des dons de médium qu'elle met au service de son patron. 
Céline, une jeune infirmière enceinte voit sa vie se transformer, ses nuits deviennent cauchemardesques  depuis qu'elle a acheté dans un vide grenier une armoire. C'est un moine, frère Oscar qui, gardien du monastère a vendu ce meuble. L'action se situe en 1986. L'enquète va nous projeter au XIIième siècle.
Si j'ai trouvé le début du roman un peu lent, en revanche, dès que l'action est en place, tout s'accélère… c'est très visuel… on se croirait dans un film, flirtant parfois  avec l'horreur. La peur, celles des héros, mais aussi la notre est bien présente et si on continue la lecture, c'est pour ne pas éteindre la lumière!
J'ai aussi aimé à la fin du roman découvrir Céline!

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


Mon petit plus:
Je retrouve pour la  troisième fois  Jean-Marc Dhainaut.
 ICI

Une rencontre atypique avec l'auteur

Ma petite anecdote:

Je crains que ma liseuse soit  possédée, envoutée.
Lorsque j'ai chargé le roman, au lieu d'apparaître en dernier, dans les nouveaux romans,  il a bel et bien disparu.
Je fouillais et le découvrais bien caché sous une pile quelconque…
Chaque fois que j'ai éteint ma liseuse, il a disparu, laissant la place à "Madame Chrysanthème" de Loti, 
Puis, au redémarrage, revenait sans crier gare au dernier marque page!

Jean-Marc Dhainaut a-t-il ensorcelé ma liseuse?
Quelle part ont pris les éditions Taurnada et Joël Maïssa dans cet envoutement?
Vais-je devoir faire appel au tandem Lambin-Arletti pour exorciser ma liseuse?

lundi 25 juin 2018

Bon à tuer de Paola BARBATO


Quatrième de couverture

Corrado De Angelis et Roberto Palmieri sont deux écrivains que tout oppose. Le premier, neurochirurgien, doit son succès à la qualité de ses textes qui ont su redonner au roman policier ses lettres de noblesse. Palmieri est quant à lui un auteur vedette qui ne rate pas une occasion de faire le buzz et passe son temps sur les plateaux de télévision pour le plus grand plaisir de ses milliers de fans, et ce malgré la piètre qualité de ses romans. 
Les maisons d’édition de De Angelis et de Palmieri ont passé un accord diabolique : les deux auteurs sortiront leur nouveau polar le même jour à la même heure, et un prix sera décerné à qui vendra le plus de livres. La compétition sera lancée en direct à la télévision. Mais, le grand soir, rien ne se passe comme prévu, et De Angelis disparaît quelques minutes après avoir quitté le plateau. Le mystère s’épaissit lorsque débute une série de meurtres imitant à la lettre les crimes des thrillers de l’écrivain disparu. 
Traduit de l'Italien par Anaïs Bouteille-Bokobza.

Mon avis

Je ne sais pas trop ce que j'ai lu… Un triller certes, deux écrivains que tout oppose …Une émission "littéraire" en Italie où les protagonistes s'affrontent…. 
De Angelis, neurochirurgien reconverti en écrivain à succès et son collègue Palmieri, comique, clown peut-être, harcelé depuis longtemps par une femme… Une critique du monde de l'édition…où le talent ne compte guère…?  
Je suis passée à côté de ce roman. 

Mon petit plus:

J'ai beaucoup apprécié "Le fil rouge" ICI du même auteur.
Les éditeurs le savent, les lecteurs aussi, certains écrivains ne sont publiés que parce qu'ils sont célèbres, sportifs, acteurs, chanteurs et même des politiques qui profitent de leur notoriété pour vendre.
Je dois bien avouer que j'en ai lu quelques-uns (Barbara "Il était un piano noir", Bénichou "Putain de vie" Borhinger, … pour ne citer que ceux qui me viennent à l'esprit). 
Pour les promos, certains noms sont porteurs, ils attirent les foules. 

dimanche 17 juin 2018

Iboga de Christian BLANCHARD


Quatrième de couverture

28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la « Louisette ».

 
"Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d'honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour."

Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.

   
"Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…"

Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l'avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.

   "Une fois, Max m'a dit quelque chose que j'ai compris plus tard : Si tu commences à mentir, mec, tu seras obligé de le faire tout le temps et tu seras piégé un jour parce qu'il y aura des incohérences, des trucs qui n'iront pas ensemble. En revanche, si tu dis la vérité, tu ne seras jamais mis en défaut.
    J'ai dit la vérité aux flics, avocats, juges et jurés. J'ai pris perpète et failli avoir la tête tranchée. "

Ce livre raconte la vérité... La vérité selon Jefferson Petitbois... Un homme trop jeune pour mourir.

Mon avis

C'est un coup de poing que ce roman.
Une plongée au coeur du monde carcéral, de l'isolement et des abus de pouvoir.
Une plongée dans l'âme d'un tueur.
Aucun jugement sûr les actes! Ils ont existé.
Juste "La vérité selon Jefferson Petitbois"

Mon petit plus

J'ai vécu dans une France où la peine de mort était la punition suprême. 
J'ai vécu les débats, les pour, les contres. 
Encore aujourd'hui, à chaque crime s'élèvent des voix pour réclamer justice, 
confondant vengeance  et justice.
Je suis farouchement, charnellement, viscéralement opposée à la peine de mort.

Le 18 septembre 1981 : avec 363 voix contre 117, l'Assemblée nationale adopte le projet de loi portant l' abolition de la peine de mort. 
C'est Robert Badinter, alors garde des Sceaux, ministre de la justice qui porte ce projet. 
J'ai beaucoup d'admiration pour Robert Badinter. 
Merci Monsieur d'avoir mené ce combat…!

vendredi 15 juin 2018

Madame Chrysanthème de Pierre LOTI


Quatrième de couverture

Est-ce que tu as lu Madame Chrysanthème ? Cela m'a bien donné à penser que les vrais Japonais n'ont rien sur les murs.
La description du cloître ou de la pagode où il n'y a rien (les dessins et curiosités sont cachés dans des tiroirs).
Ah ! C'est donc comme ça qu'il faut regarder une japonaiserie, dans une pièce bien claire, toute nue, ouverte sur le paysage.
Vincent Van Gogh à son Frère Théo.

Mon avis

Il ne s'agit pas ici d'un roman, mais d'une autobiographie! 
En juillet 1885, Loti épouse la jeune "Kikou-san" (Madame Chrysanthème). Ce genre de contrat, pour un mois renouvelable, était courant et légal au Japon. Cette union dure le temps de séjour, celui-ci dure du 10 juillet 1885 au 18 septembre 1885.

Nagasaki, 12 sept. 1885. 
Pierre Le Cor (mon frère Yves), Pierre Loti et "Madame Chrysanthème"

Pierre Loti nous raconte un Japon et des japonaiseries qu'il n'aime pas. C'est dommage car son écriture est toujours aussi belle. Les descriptions des lieux et des personnages sont très réalistes. Et s' il raconte sa vie dans un monde qui ne lui convient pas il le fait avec tout son talent.  
Mais il ne parle pas d'amour. Et si parfois on sent chez lui une certaine jalousie, c'est plus la crainte d'être trahi par son "frère Yves" que par son épouse. 
Toute sa vie Pierre Loti fut accompagné de "frère Yves" différents selon les époques. 
Il faut sans doute, pour bien apprécier cette toute petite biographie  (moins de trois mois de sa vie) se replonger dans l'époque, ses moeurs, ses peurs et ses croyances, celles du Japon comme celles de la France.

Mon petit plus

C'est dans le cadre de la lecture commune de Partage lecture "mai-juin 2018" que j'ai lu cet ouvrage.
Je garde un très beau souvenir de  "Pêcheur d 'Islande"
J'étais ravie de cette opportunité de lire un autre roman de cet auteur. 
Lecture commune mai-juin 2018
Ce post est rédigé le 23 mai 2018

mercredi 13 juin 2018

Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie GRIMALDI


Quatrième de couverture

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réservé des surprises qui pourraient bien l'aider à retrouver le sourire.

Mon avis

C'est une lecture apaisante, agréable. 
J'ai souri, j'ai ri et parfois j'ai été triste… 
C'est une comédie, un romance… 
C'est un peu de fraicheur dans un monde de brute!

Mon petit plus

Est-ce vraiment un hasard si cette lecture vient juste après "Aquarium"? 
Si j'avais eu quelques années de moins, j'aurais reçu ce livre d'une autre façon… 
Il m'aurait apporté beaucoup plus qu'une simple détente!
À lire de préférence si on a moins de quarante ans!

dimanche 10 juin 2018

Aquarium de David VANN


Quatrième de couverture

Caitlin, douze ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié et lui révèle le terrible secret qui les lie toutes deux à cet homme.

Traduit de l'américain par Laura Derajinski.

Mon avis

Il y a le silence de l'aquarium. Cet amour de Caitlin pour les poissons, pour la mer et sans doute quelque part, c'est le monde du silence qui la fascine. J'ai trouvé dans ce silence des fonds marins un lien avec le silence de Sheri, sa maman, cette mère à laquelle elle se cramponne… Elle aimerait tellement avoir une famille, savoir qui elle est, d'où elle vient … et surtout qui pourrait s'occuper d'elle au cas où… si jamais… Pas de mots! pas de photos…un vide abyssal sur ses origines. 
Pourtant c'est une force de la nature cette maman, elle fait un travail d'homme … Elle travaille dur pour que son enfant ne manque de rien, fait des heures supplémentaires pour économiser et offrir l'université à sa fille.
L'enfant noue une relation amicale avec un vieil homme. Lorsque cet étranger lui demande d'être présenté à sa mère, la vie de l'enfant va basculer.
C'est adulte que la narratrice revient sur cette période où au tout début de l'adolescence elle découvre le vrai visage de sa mère, mais aussi l'amour, la haine, la violence, la tendresse …
Comme j'ai été soulagée quand enfin Steve, l'ami de Sheri est arrivé pour tirer Caitlin des griffes de sa mère…
Y a-t-il après une enfance douloureuse une possibilité de rédemption? Peut-on se remettre d'un abandon? Peut-on pardonner à nos parents leur lâchetés?
Je pense que Caitlin a eu le chance de rencontrer Bob! 

Mon petit plus 

C'est avec "Impurs" (ICI) que j'ai découvert l'univers particulièrement sordide de David Vann. Si certaines scènes de "Aquarium" sont difficilement soutenables, je dois dire qu'il est loin d'égaler dans la tragédie "Impurs".
L'auteur dédicace ce roman "À ma mère, bonne et généreuse, Lorraine Ida Vann".
Ouf, tant mieux !!! L'image qu'il donne des mères dans les deux romans que j'ai lus ne vient pas de sa mère… 
Ce n'est pas vraiment un livre d'images, mais j'ai aimé les illustrations de Chris Russell.
Je remercie Partage lecture et les éditions Gallmeister pour ce partenariat.



vendredi 8 juin 2018

Un homme seul d'Antonio MANZINI


Quatrième de couverture

Depuis qu'Adele, la fiancée de son meilleur ami, a été assassinée par erreur, l'inénarrable Rocco Schiavone ne croit plus en rien et s'isole dans une pension sordide. Il décide malgré tout de retrouver l'assassin de la jeune femme et se met à passer en revue tous ceux qui pourraient lui en vouloir : entre Stefania Zaccaria, qu'il a arrêtée pour proxénétisme, et Antonio Biga, malfrat septuagénaire à la retraite, la liste des candidats est longue.
     En parallèle, Rocco poursuit son enquête sur la famille Turrini, tous corrompus jusqu'à l'os. Rocco pense qu'ils sont les relais locaux de la 'ndrangheta, la mafia calabraise, visiblement bien implantée dans le Val d'Aoste. 


Rocco parviendra-t-il à aller au bout de sa traque effrénée ? Trouvera-t-il le meurtrier d'Adele ? Et surtout, Rocco ne commencerait-il pas à aimer cet Aoste froid et inhospitalier qu'il prend tant de plaisir à critiquer ?

Traduit par Samuel Sfez -

Mon avis

C'est du lundi au dimanche cette fois-ci que nous suivons Rocco Schiavone, deux semaines durant. Certains jours sont plus longs que d'autres… Comme dans la vraie vie!
Il faut retrouver l'assassin d'Adele, il faut enquêter sur la mafia calabraise, il faut découvrir les agissements illicites des Turrini. 
J'ai eu l'impression d'être dans un autre monde avec Tatiana et Barbara…
Notre héros n'est plus aussi seul, puisque autour de lui il a une équipe qui le respecte.
Et il a adopté Lupa, une jolie petite chienne, un saint-rhémy-en-ardennes. 
Sans doute parce que je connaissais déjà le personnage et ses fantômes, j'ai apprécié davantage ce roman que le précédent.

Un petit plus:

Il s'agit ici du quatrième tome d'une série. J'ai lu "Maudit printemps" , le troisième opus. 
"Piste noire" et "Froid comme la mort" respectivement les tomes un et deux. Je ne les ai pas lus… 

dimanche 3 juin 2018

La tresse de Laetitia COLOMBANI


Quatrième de couverture

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Mon avis

J'ai aimé Smita, qui un jour se lève et décide que quelques soient les risques Lalita, sa fille échappera à sa condition d'Intouchable. Elle m'a fait penser à ses héroïnes de Gaudé, qui par leur courage déplacent des montagnes. 
Le monde de Giulia est plus doux, plus tendre et si elle doit lutter, c'est en femme d'aujourd'hui, sûre de ses choix et pouvant ainsi défier sans crainte l'adversité.
J'ai été très triste pour Sarah. Je l'ai trouvé tellement seule! Cette impression douloureuse qu'elle vit un monde, peut-être performant, mais sans amour… C'est tellement plus facile de lutter contre la maladie quand on on est entouré. 
Et c'est finalement quand elle "rencontre" Smita et Giulia qu'elle va enfin trouver un équilibre et se battre contre la maladie.
Trois femmes, un joli lien : une tresse!

Mon petit plus:

Je me souviens d'avoir vu, il y a quelques années "À la folie… pas du tout"  un film réalisé par Laetitia Colombani avec Samuel Le Bihan, Audray Tautou et Isabelle Carré. Son souvenir me bouleverse encore!

vendredi 1 juin 2018

Condor de Caryl FÉREY


Quatrième de couverture

Dans le quartier brûlant de La Victoria, à Santiago, quatre cadavres d'adolescents sont retrouvés au cours de la même semaine. Face à l'indifférence des pouvoirs publics, Gabriela, jeune vidéaste mapuche habitée par sa destinée chamanique et les souffrances de son peuple, s'empare de l'affaire. Avec l'aide de son ami Stefano, militant rentré au Chili après plusieurs décennies d'exil, et de l'avocat Esteban Roz-Tagle, dandy abonné aux causes perdues qui convertit sa fortune familiale en litres de pisco sour, elle tente de percer le mystère. Dans un pays encore gangrené par l'héritage politique et économique de Pinochet, où les puissances de l'argent règnent en toute impunité, l'enquête dérange, les plaies se rouvrent, l'amour devient mystique et les cadavres s'accumulent

Mon avis:

Cc n'est pas une simple enquête dans les milieux défavorisés de Santiago, ce n'est pas juste une question de trafic de drogue, de corruption, d' enfance maltraitée. Non c'est l'histoire du Chili à travers ses héros. Gabriela, jeune Mapuche, chaman(e) ou vidéaste en devenir qui appartient à un peuple spolié de leur terre, un peuple maltraité, un peuple qu'on voudrait oublier.  Esteban, en rupture avec une famille de nantis pas très nette. Stefano, ancien  résistant, revenu d'exil…Des âges, des parcours différents et l'auteur peut nous faire vivre, ou revivre les différentes époques de ce Chili.
Un roman dur, solide, poignant!

Mon petit plus 

J'ai découvert Caryl Férey (ICI) avec son excellent "Mapuche". Une histoire très riche qui se passe en Argentine. Le cadre de "Condor" est le Chili, et l'écriture de Férey toujours aussi prenante!

samedi 19 mai 2018

La dame blanche des Canmore de Morgan CAINE



Présentation de l'éditeur
Jordan s'est réfugiée en Écosse auprès de Murdoch Bruce, le cousin de son grand-père qui a hérité du titre de Lord Canmore après la mort de ce dernier, quelques années auparavant.

Là, à Canmore Rock, la forteresse de ses ancêtres, Jordan espère retrouver un peu de paix, et de force.
Mais son arrivée ne passe pas inaperçue au village.

Un couple d'amoureux prétend avoir vu apparaître en haut de la plus haute tour la silhouette évanescente de la Dame Blanche des Canmore.

Superstition, illusion d'optique ou réalité?

Quoi qu'il en soit, personne, pas même Murdoch Bruce ne peut dire s'il s'agit là d'un bon présage pour Jordan, sa descendante…

Mon avis

Morgan Caine l'avait promis lors de son Tchat ( ICI) elle ferait moins souffrir son héroïne lors de son prochain roman! 
Jordan va se ressourcer en Ecosse, à Canmore Rock, la superbe demeure de ses ancêtres.
C'est l'occasion pour Morgan Caine de nous raconter une partie de l'histoire d'Ecosse, avec ses mythes et légendes. 

Nous avons reçu ce roman par épisodes…
J'ai parfois eu du mal, simplement parce que je ne connais pas l'histoire de l'Ecosse.
Mais quand on retrouve les ancêtres de Jordan, l'histoire, se mêlant aux légendes devient passionnante. La fidélité de Tam… le moine qui accompagne Alyssia durant toute sa vie, au delà même. Canmore, c'est une saga, ce sont des rebondissements…des trahisons, des amours… Mais Canmore c'est aussi le présent, avec Jordan, sa famille, un retour aux sources, aux origines.
Je relirai sûrement ce roman dans quelques temps… pour le lire sans interruption, pour le savourer!

Ma petite anecdote:

Les dames blanches!
J'étais interne (collège, lycée) lorsque j'ai entendu parler pour la première fois de "La dame blanche". Puis partout où je suis passée, dans tous les lieux où j'ai vécu, j'ai croisé une ou plusieurs personnes me racontant une étrange histoire…celle de "La dame blanche". Parfois effrayée, parfois amusée, intriguée aussi par la constance du récit.
"Une jeune femme, vêtue d'un manteau ou d'une veste blanche arrête une voiture et se fait raccompagner chez elle par des inconnus. Elle semble souffrante, est très pâle, frigorifiée. Elle se fait déposer près d'une maison, rentre chez elle. 
Le lendemain, découvrant que le jeune fille a oublié sa veste, châle ou manteau blanc (selon l'endroit où se passe l'histoire) dans son véhicule (qui change aussi selon les époques!) le chauffeur retourne à l'endroit où la dame a été déposée, rencontre la famille… qui, en larme, annonce que non seulement la "Dame blanche" est morte, mais qu'en plus elle a été enterrée avec le vêtement oublié!"
Parfois la version change, elle prévient d'un danger et sauve des gens…
Mais elle reste l'éternelle dame blanche qu'on peut croiser par un soir froid et brumeux de novembre, sur le bord d'une route de campagne peu fréquentée…La pluie est telle que vous n'aurez pas à coeur de l'ignorer… Vous stopperez votre véhicule et vous entrerez dans la légende! 

Un petit plus 
J’ai lu ce livre dans le cadre de la lecture commune de 
"Mars - avril 2018" du forum "Partage lecture". 
Le livre (ebook)a été offert par "Rokh éditions". 
Un grand MERCI à tous les intervenants.



vendredi 18 mai 2018

Toutes blessent, la dernière tue de Karine GIEBEL


Quatrième de couverture

Maman disait de moi que j'étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais...
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?


Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

Mon avis

Le sujet choisi est un sujet très difficile puisqu'il s'agit de l'esclavage moderne, de l'enfermement et des sévices que subissent encore aujourd'hui des enfants. 
Ces enfants sont achetés, on fait croire à leurs parents qu'en France leurs filles auront une vie meilleure, qu'elles iront à l'école… Parce que la majorité de ces esclaves sont des petites filles, leur calvaire commence bien souvent alors qu'elles n'ont que sept ou huit ans.
Le plus dur finalement n'est pas la lecture de ce que vit Lama, Giebel ne fait pas dans la dentelle! Le plus dur pour moi c'est d'imaginer qu'aujourd'hui il y a en France des petites filles victimes de personnes sans scrupule. Que des gens, quelle que soit leur origine sociale, soit capable de considérer qu'un être humain puisse leur appartenir, même pas comme un animal, mais comme un objet.
Merci à Giebel de mettre le doigt sûr ses horreurs… 
Mais comment lutter… 
Nous ne sommes pas tous des Gabriel!

Mon petit plus 

Le roman, prêt de ma fille a été dédicacé par l'auteur. Il a fait l'objet d'une lecture commune entre Laurence et une amie. Tout au long de ma lecture j'ai eu le plaisir de lire les post-it avec les commentaires des deux lectrices. Un plus dans ma lecture puisque j'ai aussi vécu leurs angoisses.
En voici un exemple:
"Bouffées d'angoisse dès la première ligne! 
C'est fou ce que quelques mots et l'imagination peuvent faire!"

L'avis de Laurence 


dimanche 13 mai 2018

Les garçons de l'été de Rebecca LIGHIERI


Quatrième de couverture


"Avec eux, je tremble, je frémis, je suis dans l'adoration, 
et ce n'est pas un service à rendre aux enfants que de les adorer". 


Zachée et Thadée, deux frères, étudiants brillants et surfeurs surdoués, déploient les charmes de leur jeunesse sous l'été sauvage de La Réunion. Mais l'été et la jeunesse ont une fin, et il arrive qu'elle survienne plus vite et plus tragiquement que prévu.

Mon avis

C'est une jolie famille, plutôt aisée, des enfant doués pour les études, sportifs et beaux en plus! Et la petite Ysé qui parait si seule!
Leur première fan, Mylène leur mère… et très vite on sent une certaine perversion dans ce trop plein d'admiration, admiration plus qu'amour pour ses fils, en particulier pour l'aîné Thadée! 
En fait, si on parlait de caste, dans ce petit coin du sud-ouest de la France, Thadée et Mylène sont persuadés qu'ils appartiennent à la caste supérieure. Ils ont un énorme mépris pour les autres, ce qui forcément les rends d'autant plus antipathiques!
Sans doute parce qu'il a rencontré Cindy (dont la famille est aussi toxique, mais de façon visible, puisque ses parents sont alcooliques) et qu'ils s'aiment depuis qu'ils ont quatorze ans, Zachée est différent. Et parce qu'elle ne correspond pas aux critères de sa mère, Ysé est aussi différente.
Le drame se joue pendant un séjour à la Réunion, Thadée perd une jambe… 
Cette tragédie met à nue la perversion de cette famille bâtie sûr le mensonge.
Alors vont se voir au grand jour toutes les jalousies, les rancoeurs et les haines…
On ne peut pas rester indifférent à cette lecture. À chaque étape, à chaque narrateur, elle remue ce qu'il y a de plus profond en nous…  

L'avis de Laurence

Mon petit plus

Rebecca Lighieri est le pseudonyme de Emmanuelle Bayamack-Tam. 

mardi 8 mai 2018

À l'orée du verger de Tracy CHEVALIER


Quatrième de couverture 

En 1838, la famille Goodenough s’installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l’Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d'une nouvelle croix le bout de verger qui fait péniblement vivre ces cultivateurs de pommes. Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l’Ouest et sa sœur Martha n’a qu’un rêve : traverser l’Amérique pour lui confier un lourd secret.
Des coupe-gorge de New York au port grouillant de San Francisco, "À l’orée du verger" nous plonge dans l’histoire des pionniers et dans celle, méconnue, des arbres, de la culture des pommiers au commerce des arbres millénaires de Californie.


Traduit de l'américain par Anouk Neuhoff.


Mon avis:

C'est un couple étrange que celui de Sadie et James Goodenough… Ils s'installent, un peu forcés et contraints à Black Swamp. Ils doivent planter des pommiers… Cinquante pommiers et la terre leur appartiendra!
Il veut des pommes de table, pour les manger, des reinettes dorées. Il aime ses arbres, il les greffe, les protège. Il partage avec son fils Robert son savoir, lui explique, lui parle des arbres, des greffes, lui transmet cet amour!
Elle préfère les pommes à cidre, des pommes dont elle pourra tirer un alcool fort, une eau-de-vie dont elle se repaît, sans doute pour oublier…Oublier les croix plantées à l'orée du verger, tous les enfants pris par la fièvre, oublier la boue qui s'incruste… oublier qu'elle n'est pas la mère idéale… S'oublier dans l'ivresse.
Robert partira, il ira vers l'ouest.
J'ai beaucoup aimé voyager avec Robert. Cet amour qu'il garde pour sa famille en écrivant…sans savoir si son courrier est reçu ou perdu. Cette façon qu'il a d'avancer, tranquille, prenant parfois des risques, des mauvais chemins mais restant digne. Un homme honnête!
Il y a aussi un étrange retour aux sources… 
Un échange entre le vieux monde et le nouveau monde… 
Encore une agréable lecture!

Un petit plus

J'ai beaucoup entendu parler de "La jeune fille à la perle", "La dame à la licorne" et autres romans de cet auteur. Je n'ai pas encore eu l'occasion de les lire. 
J'ai aimé "La fugitive". Tracy Chevalier décrit bien le monde de pionniers. Et les femmes qu'elle raconte sont des femmes fortes malgré leur apparence fragile!

jeudi 3 mai 2018

Boréal de Sonja DELZONGLE


Quatrième de couverture

DANS L'ENFER GLACÉ DU GRAND NORD,
JUSQU' OÙ IRONT-ILS POUR SURVIVRE?

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un œil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un bœuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière.
Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s'envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire.
Le lendemain a lieu la première disparition.


Mes lectures de Sonja DELZONGLE

Mon avis

J'ai trouvé ce roman très prenant. J'ai retrouvé ce que j'aime chez cet auteur, une réalité crue, qui fait mal et contre laquelle on aimerait tant lutter, une magnifique description des lieux, des légendes mêlées à de sordides réalités.
Des animaux qui semblent se "suicider" en troupe. Des oiseaux bien sur, mais aussi des insectes, effrayés sans doute… Mais par quoi? 
Des ours, ou des hommes-ours… ou des ours-hommes? 
Et des hommes et des femmes qui vivent en huis-clos, avec un loup (transformé en chien?).
Une mission scientifique, Luv (et sa vie privée plutôt surprenante!) vient les aider, elle contacte un ami journaliste. Mais une mission scientifique ou une mission politique? 
Et des hommes, et des femmes disparaissent… Ici et ailleurs… Et Sonja Delzongle nous entraîne au plus profond de l'horreur!

Mon petit plus:

J'ai eu froid, vraiment très froid en lisant ce roman. J'ai du, en ce début de mai (c'est vrai un peu frais quand même) m'envelopper dans un plaid bien chaud, mettre de grosses chaussettes.  Et si je n'ai pratiquement pas quitté ma lecture, j'ai regretté de ne pas avoir attendu les mois de grande chaleur pour me rafraîchir en le lisant!
Quel talent Madame!

samedi 28 avril 2018

Les loyautés de Delphine DE VIGAN


Quatrième de couverture

"Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d'innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe?"

Delphine de Vigan.

Mon avis

C'est un roman raconté à quatre voix, deux enfants, Théo et Mathis, amis plus que copains, dans la même classe de cinquième, et deux adultes, deux femmes, une enseignante, Hélène, professeur principal des deux collégiens, et Cécile, la maman de Mathis.
Si on excepte Mathis, que sa maman veut vraiment aider, on est au coeur même de l'enfance maltraitée. Mais Mathis ne veut par trahir Théo. Théo veut protéger son père…Non-dits, désespoirs!
Chacun avec ses blessures, ses peurs et son enfance cabossé va essayer de progresser, d'aider. Une belle écriture, beaucoup de pudeur.

Ma petite anecdote:

"Les loyautés m'a, pour des raisons personnelles moins interpelé que "Rien ne s'oppose à la nuit", et moins angoissé que "D'après une histoire vraie", j'ai aimé retrouver Delphine de Vigan pour la quatrième fois.

jeudi 26 avril 2018

Juste après la vague de Sandrine COLLETTE


Quatrième de couverture

Une petite barque, seule sur l’océan en furie. 
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. 
Un combat inouï pour la survie d’une famille. 

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. 


Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, 
ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant 
qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles 
mais si forts qui soudent une famille.

Mon avis 

Une vague a tout emporté, tout retourné, leur monde est chamboulé, disparu, englouti! Une chance, la famille est restée unie, les parents et leurs neuf enfants sont sains et saufs. 
Une barque, pour fuir, parce que l'eau monte… surement, de plus en plus vite. 
Une barque trop petite,  il va falloir choisir! Ils ont choisi! Ils ont sacrifié trois de leurs enfants… il a fallu faire ce choix … ajouter à l'horreur du désastre provoqué par la nature, l'horreur d'un choix tellement inhumain!
L'horreur transporte le lecteur. Les choix nous révoltent. C'est si facile au fond de son canapé de condamner cette mère, ce père… et même les enfants choisis… 
Une, puis deux petites barques, des coquilles de noix dans l'immensité de l'océan, la volonté, le courage. 
C'est un roman magnifique où on parle pas d'amour, on ne parle que d'amour. Un roman où le sacrifice est au coeur de l'action. 
L'auteur nous prend par la main et nous apprend à naviguer contre les éléments, nos mains deviennent calleuses, la rage au coeur nous luttons contre les éléments!
Encore un grand moment de lecture grace à 

Ma petite anecdote

Je ne pensais pas lire ce roman aussi vite. J'ai pu partager mes impressions avec ma fille tout au long de ma lecture. Sans doute un plus en parlant de notre vision de la mère et du père.
L'avis de Laurence 

mardi 24 avril 2018

Caillasses de Laurent GAUDÉ

Quatrième de couverture

LE CHOEUR DES HABITANTS DE LA VILLE (…)
Caillasse, 
Tu vas te battre, 
Tu sais le faire, 
Mais pas comme une bête, 
Pas comme un voleur de ruines. 
Les pierres, tout autour de toi, te parlent de nous, 
De nos combats. 
Tu vas te battre. 
Et si tu te souviens de nous, 
Si tu te souviens de tout. 
Il y aura de la joie, 
Le jour béni où, 
En notre nom, 
Caillasse, 
Tu vaincras.

Mon avis

La dédicace s'adresse au peuple palestinien, et pourtant j'ai trouvé que cette pièce de théâtre parlait de bien des peuples.
Peuples chassés par des dictateurs, peuples chassés par des guerres, peuples chassés par les famines…
Villes encerclées par des barbelés, villes bombardées, villes pillées.
Espoir de départ, espoir de retour!
Au coeur des villes qui ne sont plus que des ruines, comment garder la mémoire des jours heureux?
Les femmes bien sûr, souvent gardiennes du passé, et de l'avenir aussi, toujours exceptionnelles chez Gaudé … Adila détient les clés, Meriem saura refaire vivre ce passé…
C'est beau, c'est pur, c'est Gaudé, tout simplement!

Mon petit plus

J'ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver Gaudé.
Ce n'est que ma deuxième pièce de théâtre de cet auteur.
Je trouve dans son expression théâtrale une force, une vigueur qui donne aux "parias" de la terre une dimension universelle.

lundi 23 avril 2018

Le vase rose de Éric OLIVA


Présentation de l'éditeur

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
Frédéric Caussois a choisi.
Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.


Mon avis

Vous est-il arrivé parfois de vous réveiller et de vous dire… "Ce n'est pas possible, je vais me réveiller, ce n'est qu'un mauvais rêve, juste un cauchemar…" Et pourtant la douleur est là, inhumaine, sauvage. Et il faudra vivre avec …continuer.
Alors il faut chercher une alternative à la douleur, un exutoire, un coupable. C'est ce que va faire Frédéric Caussois, pour survivre il va enquêter, il va essayer de trouver qui a tué Tao, Il va chercher pourquoi son petit garçon est mort.
Les personnages sont plutôt bien décrits. Le Maréchal des logis, proche de la retraite qui espérait bien finir son temps tranquillement, le jeune gendarme désireux de bien faire son travail, la vieille dame aux chats et le vieil irascible qui n'aime pas les chats! Cindy Morin qui se laisse maltraiter par son compagnon, le pharmacien pas très clair dans sa gestion…et Linda…étrange Linda, préparatrice en pharmacie. J'ai regretté de ne pas en savoir davantage sur elle. Elle ressemble presque à une "bonne" fée, une ombre, juste là pour aider, guider, apaiser et soutenir. 
"Le vase rose du salon" est une histoire du  "Petit Nicolas" de Sempé et Goscinny. C'est histoire que Frédéric lit à son fils pour l'endormir.
Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


jeudi 19 avril 2018

Les violons du diable de Jules GRASSET


Présentation de l'éditeur 

"Les voûtes de Saint-Louis-en-l'Ile vibrent d'un son ensorcelant... Seule fausse note à cet enchantement, un concert de crimes avec, en ouverture, la dépouille du curé. De drôles de paroissiens fréquentent le quartier. Entre artistes et grand banditisme, le commissaire Mercier, lui, connaît la musique. Sur cette île chargée d'histoire, l'enquête décryptera-t-elle le code intime signé "Cremonensis faciebat…"?

Mon avis

Les rapports entre les membres de la police sont assez surprenants. On a cette impression assez désagréable que chacun tire la couverture à lui, espérant des résultats pour favoriser sa carrière. 
Le commissaire Mercier semble différent. Il sort du lot… Mélomane c'est avec beaucoup de tact qu'il percera les secrets de Julie et de Madame Malgoire. Réussira-t-il à sauver Gisèle des griffes de Dédé?
C'est une histoire assez agréable à lire, et si elle est plutôt bien écrite je n'ai pas été vraiment séduite. Un bon moment de lecture dont je ne garderai pas un souvenir impérissable!

Mon petit plus

Le prix du Quai des orfèvres a été fondé en 1946 par Jacques Catineau. 
Il récompense un manuscrit inédit de roman policier écrit par un auteur de langue française.