vendredi 19 octobre 2018

Sang famille de Michel BUSSI


Quatrième de couverture :

"Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. 
Puis l'obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches. 
Je vais mourir ici. 
C'est une certitude. 
Une seule question me hante, la dernière : jusqu'où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s'ils pouvaient en arracher les souvenirs qu'ils convoitent ? 

Tout est allé si vite, à peine quatre jours. 
Je n'étais alors qu'un adolescent parmi d'autres. 
Un orphelin. 
C'est du moins ce qu'on avait toujours voulu me faire croire…" 

Mon avis:

Entre course au trésor et chasse à l'homme.  
Colin Remy n'est pas revenu par hasard à Mornesey, il y a vécu jusqu'à l'âge de six ans, jusqu'au décès de ses parents. À quelques jours de ses seize ans, il voudrait retrouver ses origines, découvrir qui étaient ses parents.
Une évasion spectaculaire du centre pénitentiaire Mazarin (une citadelle) mobilise les forces de l'ordre et l'unique journaliste de cette petite île.
Souvenirs et manipulation mentale.
Accompagné par deux ados, Armand et Madi, Colin part donc à la recherche de son père qu'il pense avoir reconnu. 
Simon Casanova, un jeune étudiant chargé de la sécurité de l'île va enquêter de son côté.
Un agréable moment de lecture, rafraîchissant et "rajeunissant" (j'y ai trouvé un vieil air de certains de mes livres d'enfant!)

Mon petit plus: 

C'est la première fois que je ne suis pas surprise par la fin d'un roman de Bussi. Sans doute parce qu'il s'agit ici de la toute première histoire imaginée par notre auteur… 
Mes lectures de Bussi 

dimanche 14 octobre 2018

Le salon de beauté de Melba ESCOBAR


Quatrième de couverture : 

     La Maison de la Beauté est un luxueux institut de la Zona Rosa, l’un des quartiers animés de Bogotá, et Karen l’une de ses esthéticiennes les plus prisées. Mais son rôle dépasse largement l’art de la manucure et de la cire chaude. Ses clientes lui confient leurs secrets les plus intimes. Un petit massage avant l’épilation… et Karen apprend tout sur leurs implants mammaires, leurs week-ends à Miami, leurs divorces ou leurs amourettes.
     Un après-midi pluvieux, une adolescente entre dans le salon – en uniforme d’écolière et sentant très fort l’alcool : Sabrina doit être impeccable pour une occasion très particulière. Le lendemain elle est retrouvée morte.
     Karen est la dernière personne à l’avoir vue vivante. Qui Sabrina a-t-elle rejoint ce soir-là? Que se sont confié les deux jeunes femmes lors de ce dernier rendez-vous?
Traduit de l'espagnol (Colombie) par Margot Nguyen Béraud.

Mon avis

Je ne sais pas si le terme choral peut se dire d'une oeuvre littéraire comme d'un film. C'est le sentiment que j'ai eu en lisant "Le salon de beauté", comme pour un film choral, l'auteur met en scène plusieurs personnages aux destins qui semblent liés.
Plusieurs narratrices, toutes des femmes, des milieux différents…
Il y a bien sûr un fil rouge, le meurtre sordide de Sabrina, encore écolière, et la lutte de sa maman pour que justice soit faite…Alors on découvre, à travers chaque femme un pays ou l'homme domine, un pays où la corruption domine et où la vie d'un être humain n'a que peu de valeur.
Une lecture agréable.

Mon petit plus:

Je ne sais pas grand chose de la Colombie. J'ai bien entendu entendu parler de la guérilla et des Farcs, comme tout le monde j'ai suivi l'enlèvement puis la libération d'Ingrid Betancourt.
J'ai lu avec bonheur "La mala hora" de Gabriel Garcia Marquez 

vendredi 12 octobre 2018

Une journée d'automne de Wallace STEGNER


Quatrième de couverture :

Suspendue au bras de son mari Alec, Margaret guette avec impatience l’arrivée du train de sa sœur Elspeth, venue d’Écosse pour vivre avec eux dans l’Iowa. 
Vive et malicieuse, s’émerveillant d’un rien, Elspeth respire la joie de vivre et ne tarde pas à illuminer leur vie de riches fermiers bien installés. Mais alors que l’automne s’annonce, un triangle amoureux se forme peu à peu entre Alec et les deux sœurs. Lorsque survient l’irréparable, celui-ci ne tarde pas à se transformer en piège dramatique. Il faudra alors sauver ce qui peut l’être.
Traduit de l'américain par Françoise Torchiana.

Mon avis

J'ai été séduite par ce roman. Dès le premier regard, une couverture aux teintes automnales (illustration de Oli Winward, conception graphique de Valérie Renaud) et je suis pénétrée par des parfums, des sons, des odeurs. Un couple, puis au loin une femme seule…
Si le prologue n'avait pas été si dur, j'aurai pu me laisser bercer par la douceur des premières pages, mais quelque chose, voulu par l'auteur, déjà assombrissait ce bonheur… pas uniquement le petit salon de réception, pas non plus la rigidité de Margaret… 
Cette idée malsaine d'un loup dans une bergerie.
Je peux comprendre les réactions de Margaret, qui n'est pas méchante, mais elle est juste trahie…Peut-on imaginer pire trahison que celle qui nous vient d'un être qu'on aime, plus qu'une amie, une soeur… Pardonnez-moi, si pour moi Elspeth représente le pire, c'est plus fort que moi, sa jeunesse n'excuse rien. 
Elles ont continué leur vie, sous le même toit, l'une fautive, l'autre victime… (et lui, on ne sait pas trop!) avec cette rancoeur nauséabonde que même pour l'enfant elles n'ont pas su surmonter.
J'ai été étonnée par ce refus de dire à l'enfant aimé qu'on l'aime… de le laisser grandir dans des teintes grises… Heureusement que les couleurs de la nature sont superbes et que même sans le dire, Alec a su influer à cet enfant le rire et la tendresse. Et si Malcolm est aimé, c'est hélas sans preuve d'amour…Mais je crois qu'il le sait… il a du apprendre à lire dans le regard de ses deux tantes! 
C'est une belle lecture qui m'a donné envie de connaître Wallace Stegner.

Ma petite anecdote:

Je savais qu'un partenariat avec les éditions Gallmeister était prévu sur le forum "Partage lecture".
J'ai postulé et je n'ai pas été retenue…
Sharon a alors gentiment proposé de me l'envoyer.
Merci Sharon pour ce prêt!
Son avis ICI

dimanche 7 octobre 2018

Ma Bloody Valentine de Christine DÉTREZ


Quatrième de couverture:

Paul n’a pas dérogé à la tradition : passer le mois d’août en Corse, retrouver la villa louée chaque année avec un couple d’amis de longue date, leurs deux fils et Valentine, la petite amie de l’aîné. Mais, cette année, il est venu avec Delphine, sa nouvelle compagne, et ses deux fils adolescents. Joyeuse tribu en apparence qui s’adonne au farniente dans la touffeur de l’été. En apparence seulement, car le terrain est miné pour Delphine. Différence de revenus, de centres d’intérêt, animosité de la toute petite fille de Paul, les souvenirs des étés d’avant avec l’ex planent, et Delphine ne sait pas où poser le pied sans faire de gaffes. Pourtant c’est d’ailleurs que viendra le vrai danger. Valentine a la beauté explosive des adolescentes en fleur. Sexy en diable, elle aimante les regards des garçons et des hommes, bouleversant le fragile équilibre de la maisonnée, jusqu’au drame…

Mon avis:
 J'ai passé un agréable moment en lisant ce roman. Si le prologue n'avait pas été aussi dur, j'aurai parlé d'instant douceur.
C'est sans doute du à la douceur de Delphine. C'est ce qu'il ressort de ce personnage. Elle veut à tout prix que réussisse sa nouvelle famille, une famille recomposée, alors elle est prête à beaucoup de compromis… J'ai pensé "trop sans doute" à plusieurs reprises.
Tout devrait tourner au tour de Valentine, une ado, pleine de charme, charmante et charmeuse… sanglante Valentine, funny Valentine. 
Et pourtant, c'est Emilie le personnage clé de cette histoire, Emilie, dont la maman est absente, Emilie  qui ne veut pas de Delphine. 
Une impression, un sentiment que Delphine n'est pas hélas aux portes du bonheur, malgré le murmure d'Emilie. Une lecture qui ne laisse pas indifférent et parle des familles recomposées, pas toujours aussi unies qu'on le voudrait.

Ma petite anecdote:

Lorsque j'ai fermé le livre, j'ai eu un sentiment de malaise. Quelque chose n'allait pas, j'étais oppressée. Et brusquement je me suis souvenue d'une lecture, faite il y a des années, alors que j'étais une jeune maman. Je ne me souviens ni du titre, ni du nom de l'auteur, mais l'histoire est restée gravée en moi tant sa lecture avait été angoissante. 
"Une petite fille, aimée, sans problèmes particuliers, des parents aimants, un entourage agréable. Mais rien ne doit résister à l'enfant et quand une amie voyante lui dit qu'elle héritera de sa boule de cristal, on retrouve la femme morte dans l'escalier… Diverses péripéties… et morts surprenantes quand la maman découvre qui est sa fille… Mais l'enfant sait que sa mère a tout découvert… Le livre se termine sur la petite fille et son papa se consolant de la perte de l'être aimée."
Si, vous qui me lisez avez une idée du titre ou de l'auteur… merci de le laisser en commentaire!

J'ai téléphoné à ma fille pour avoir son sentiment (son avis -première lecture- ICI). Discutant avec elle, elle me dit qu'effectivement mon impression n'était peut-être pas mauvaise… Elle relira le roman, mon avis lui donnant un autre point de vue. J'ai lu quelques critiques avant d'écrire mon avis… Je n'ai pas trouvé un sentiment égal au mien.

vendredi 5 octobre 2018

Soeurs de Bernard MINIER


Quatrième de couverture:

Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.

Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.


Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ?… L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.


Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.


Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?


Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.


Mon avis 

Il est bien jeune Martin Servaz au début de cette histoire. C'est sa première enquête à la PJ de Toulouse, Margot à deux ans et déjà Alexandra s'efface doucement.
Erik Lang, auteur à succès, homme étrange qui suscite chez ses fans un intérêt … "glauque". Deux étudiantes, deux soeurs retrouvées assassinées dans des robes de communiantes… Une avec une croix autour du cou… L'autre sans!
Il est nettement plus vieux, et plus expérimenté quand 25 ans plus tard, Servaz se rend chez Erik Lang. L'épouse de notre écrivain est morte, mordue par des serpents tous plus venimeux les uns que les autres.
Et comme par le passé, on retrouve les fans… Ses fans capables du meilleurs et du pire.
J'ai retrouvé l'écriture parfaite de Minier, et si Gustav est présent, j'étais heureuse qu' Hirtmann ne soit pas de la partie.

Mon petit plus:

Cette lecture est ma sixième lecture de Minier( ICI ).
Minier a écrit six ouvrages… au moins répertoriés sur "Livraddict" .
"Soeurs" fait partie de la série "Martin Servaz" et pourtant il s'en éloigne, nous laissant respirer. "Nuit" ne m'avait pas emballé…
"Une putain d'histoire" m'avait séduite. J'ai retrouvé avec "Soeurs" ce plaisir de lire Minier.

mardi 2 octobre 2018

Plus jamais seul de Caryl FÉREY


Quatrième de couverture:

    Premières vacances pour Mc Cash et sa fille, Alice. L'ex-flic borgne à l'humour grinçant
 - personnage à la fois désenchanté et désinvolte mais consciencieusement autodestructeur - en profite pour faire l'apprentissage tardif de la paternité. 
    Malgré sa bonne volonté, force est de constater qu'il a une approche très personnelle de cette responsabilité. 
    Pour ne rien arranger, l'ancien limier apprend le décès de son voeux pote Marco, avocat déglingué et navigateur émérite, heurté par un cargo en pleine mer. 
    Pour Mc Cash, l'erreur de navigation est inconcevable. Mais comment concilier activités familiales et enquête à risque sur la mort brutale de son ami ?

Mon avis:

Si j'ai déjà eu le plaisir de lire Caryl Férey je ne connaissais pas son héros borgne, cet ex-flic désenchanté, ce franco-irlandais à l'enfance maltraitée et à l'adolescence ravagée, Mc Cash. Avec un bandeau en travers du visage, il a tout d'un pirate. 
Caryl Ferey reste égal à lui même. Il va nous parler des migrants… Le trafic d'êtres humains, le monde sinistre des passeurs, celui cynique des profiteurs… exploitation, esclavage. 
Le propos est adouci par la présence de sa fille. Ils se découvrent, elle ne sait pas ce qu'est un père, il ignore comment se comporter en père… ces deux là vont se découvrir, s'accepter…et s'aimer.
Plus jamais seul(s), ni elle ni lui!

Mon petit plus:

Je n'ai pas aimé chez lui son côté autodestructeur, parce qu'il à la responsabilité d'Alice. Elle a déjà vécu le pire en accompagnant sa maman jusqu'à son dernier soupir, puis en étant placée en foyer… 

dimanche 30 septembre 2018

Le manuscrit inachevé de Franck THILLIEZ


Quatrième de couverture:

Aux alentours de Grenoble, un jeune a fini sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans son coffre, le corps d’une femme, les orbites vides, les mains coupées et rassemblées dans un sac. À la station-service où a été vue la voiture pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme qui conduisait n’était pas le propriétaire du véhicule et encore moins le coupable.

Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. En pleine promo pour son nouveau roman dans un café parisien, elle résiste à la pression d’un journaliste : elle ne donnera pas à ce vautour ce qu’il attend, à savoir un papier sur un auteur à succès subissant dans sa vie l’horreur racontée dans ses livres. Car sa vie, c’est un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu, L’inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale où est resté son mari depuis la disparition de leur fille. Mais un appel lui annonçant son hospitalisation à la suite d’une agression va faire resurgir le pire des quatre dernières années écoulées. Il a perdu la mémoire. Elle est seule.

Dans le vent, le sable et le brouillard, une question se posera : faut-il faire de cette vie-là un manuscrit inachevé, et en commencer un autre ?

Mon avis:

Je suis toujours un peu méfiante quand j'aborde une lecture de Thilliez… C'est tout de même ma neuvième lecture, je ne le boude donc pas!
Et heureusement parce que j'ai apprécié de suivre les héros, flics ou écrivain. J'ai aimé les allées et venues entre Grenoble, le Vercors et les policiers si las de tant d'horreur et ce petit bout de côte d'Opale, balayée par les marées et les embruns de fin d'année!
On ressent l'angoisse des proches des jeunes filles disparues, mais aussi le désespoir des policiers…
La lecture avance toute seule, une seule envie, poursuivre pour savoir… 
Une belle écriture, une histoire (ou plusieurs!) sordide à souhait. Un thriller à ne pas manquer.
J'ai une nette préférence pour, quelque soit l'auteur, les romans "one shot".
En revanche, je n'ai pas aimé la fin… 
"Puis le vainqueur repris la direction de la terre ferme et s'évapora dans le chemin.
Chaque être se tut, livré en fin au noir éternel."
C'est beau certes, mais je suis insatisfaite!

Mon petit plus:

Le livre que j'ai eu le plaisir de lire m'a été prêté par Laurence, mais il a fait l'objet d'une lecture commune entre elle et une amie.
Passant d'une lectrice à l'autre, avec à chaque échange des "postits" et commentaires.
C'était agréable à lire… Les sensations exprimées sans nuire à l'intrigue…des interrogations sur les personnages, sur l'histoire … Agréable, me donnant envie de participer! La prochaine fois j'ajouterai aussi mes commentaires au cours de ma lecture!

Mes autres lectures de Franck Thilliez  ICI

lundi 24 septembre 2018

Là où vivent les loups de Laurent GUILLAUME


Quatrième de couverture

Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé. 
Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

Mon avis:

Une lecture agréable!
Et si je n'ai pas trouvé la petite ville de Thyanne, c'est que l'auteur a sans doute voulu un lieu anonyme pour faire évoluer des personnages atypiques.
Priam Monet n'a pas un prénom commun, il lui vient d'une mère prof de grec…et son physique imposant en ferait une vrai force de la nature, s'il n'était pas handicapé par son poids!
Il n'était pas venu pour résoudre sur un crime… Mais voilà, il semble être le mieux placé pour diriger l'enquête, aidée par Claire Mougel.
Il y a autour de Priam Monet des personnages attachants, bien décrits (je pense entre-autre à Roc et à sa fille Marie Cadou, journaliste désabusée). Et il y a les autres… tout aussi bien décrits.

Mon petit plus:

Ce n'est pas mon premier roman de cet auteur, j'ai déjà lu  et apprécié Delta Charlie Delta.
J'ai eu parfois, à l'instar du bar justement nommé "Route 66", l'impression de me retrouver dans un coin paumé des États-Unis, comme dans ce film de Green, Joe, ou encore Le verger de marbre d'Alex Taylor. 

mercredi 19 septembre 2018

LIU XIA Lettres à une femme interdite de Catherine BLANJEAN


Quatrième de couverture

Préface de Liao Yiwu.
Depuis que le prix Nobel de la paix a été décerné en 2010 à son époux Liu Xiaobo, Liu Xia, poétesse et photographe chinoise, est assignée à résidence, soumise à un étroit contrôle policier. Son seul « crime » : s’être proposée pour représenter son mari emprisonné lors de la remise du prix. Liu Xiaobo est mort en juillet 2017, des suites d’une longue maladie. Liu Xia, elle, n’a toujours pas retrouvé sa liberté et, depuis, on est presque sans nouvelles d’elle. 

Quand elle a appris le sort fait à Liu Xia, Catherine Blanjean a entrepris de lui écrire des lettres dont elle savait pourtant qu’elles ne pourraient jamais lui parvenir. Pour tenter de comprendre ce qui la fait tenir au bord du gouffre, et pour pénétrer l’intensité de son amour pour Liu Xiaobo. Catherine Blanjean est alors allée à la rencontre des rares personnes capables d’évoquer Liu Xia ; elle s’est aussi plongée dans des textes qui parlent de la Chine et de son régime. Il en ressort le portrait bouleversant d’une femme « interdite ». 

Ce livre est le journal de cette correspondance à sens unique. Une découverte par l’intime de ce que signifie cette terrifiante « réduction au silence ». Le cri d’une femme pour une femme. Et pour l’humanité. 

Mon avis

C'est un choix peu banal que celui de Catherine Blanjean; écrire à une inconnue qui peut-être ne recevra et ne lira jamais ses lettres. 
J'ai aimé l'idée, par une correspondance, faire connaître Liu Xia. Parler d'elle pour que cette poétesse et photographe, vivant en résidence surveillée juste parce qu'elle est l'épouse de Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix en 2010, ne tombe pas dans l'oubli, dans l'indifférence.
J'ai aimé ces lettres, toutes simples. 
J'ai aimé suivre l'auteur dans cette quête de Liu Xia, découvrant au fil des pages ses poèmes, ses photographies. Son caractère aussi, en rencontrant les amis de la poétesse et du couple qu'elle formait avec Liu Xiaobo.
Une belle lecture, une jolie rencontre!

Mon petit plus: 

Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010  est décédé des suites d'un cancer le 13 juillet 2017, après plus de huit ans de détention.
Liu Xia, la veuve du prix Nobel de la paix et dissident chinois était placée sous résidence surveillée depuis huit ans, sans avoir été jugée.
Le 10 juillet 2018 Liu Xia, la veuve de Liu Xiaobo a quitté la Chine.


Catherine Blanjean, musicienne et comédienne, dirige un lieu culturel dans la campagne wallonne.

Le livre est publié en mai 2018.
J'espère de tout coeur que Liu enfin libre a lu les lettres de Catherine, qu'elles se sont rencontrées.
Peut-être même deviendront-elles amies.

samedi 8 septembre 2018

Une colonne de feu de Ken FOLLETT


Quatrième de couverture:

Noël 1558, le jeune Ned Willard rentre à Kingsbridge : le monde qu'il connaissait va changer à tout jamais... Les pierres patinées de la cathédrale dominent une ville déchirée par la haine religieuse et Ned se retrouve dans le camp adverse de celle qu'il voulait épouser, Margery Fitzgerald.

L'accession d'Élisabeth Ire au trône met le feu à toute l'Europe. Les complots pour destituer la jeune souveraine se multiplient, notamment en France ou la séduisante Marie Stuart – considérée comme l'héritière légitime du royaume anglais et issue de la redoutable famille française de Guise – attend son heure. Pour déjouer ces machinations, Élisabeth constitue les premiers services secrets du pays et Ned devient l'un des espions de la reine. À Paris, il fait la connaissance de la libraire protestante Sylvie Palot dont le courage ne le laisse pas indifférent


Dans ce demi-siècle agité par le fanatisme qui répand la violence depuis Séville jusqu'à Genève, les pires ennemis ne sont cependant pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n'importe quel prix.


Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Cécile Arnaud, Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Dominique Hass et Nathalie Gouyé-Guilbert.

Mon avis:

Nous allons suivre la longue vie de Ned Willard, de 1558 où tout jeune homme il tombe amoureux de Margery à 1620 où retraité et entouré des siens, il se souvient de sa vie.
Profondément blessé et ruiné par de clan catholique, Willard prendra fait et cause pour Elisabeth première.
Ken Follet nous raconte avec talent, de l'Espagne au Pays-bas, de France et d'Angleterre ces années où règne l'intolérance. 
J'ai trouvé son héros Ned (les siens et ses amis aussi) très (trop?) propre. Dans tous les domaines il excelle, et si ce n'est lui, c'est son frère…
À contrario, les "méchants" tels Pierre d' Aumande ou Rollo Fitzgerald, n'ont absolument rien d'humain.
(ou si peu, si peu de regrets ou remords!!).
Je suis restée cependant captivée par l'histoire, plus ou moins romancée, par les personnages plus ou moins réels, et très nombreux… Un grand moment de lecture.

Mon petit plus:

C'est ma quatrième lecture de cet auteur ICI.
C'est un écrivain que j'apprécie, j'ai aimé cette lecture que malheureusement je rapprocherai plus du roman que de l'histoire, même si les faits historiques cités sont tous exacts.
J'ai trouvé plus de rigueur et j'ai pris plus de plaisir en lisant "Les pilliers de la terre", ou encore "Un monde sans fin".

vendredi 31 août 2018

La flore et l'aphone de Guillaume GONZALES


Présentation de l'éditeur : 

Un étudiant lambda : colocation, amourettes, malbouffe et furtives incursions en amphi. Entre deux cessions de Ligue des champions avec les potes et le suivi de l'actualité comics, sans doute concédera-t-il envisager, dans le meilleur des cas, un avenir quelque part en thèse.
En attendant l'hypothétique voie royale, les ambitions du dilettante s'orienteront essentiellement sur l'inventaire des activités nocturnes et l'alimentation de la pompe à bière. Quel événement justifierait qu'il renonce au farniente perpétuel, avec l'indolence érigée en art de vivre ?


Pas moins qu'un enlèvement !


Au bout du compte, il se pourrait bien qu'il trouve son rôle dans un monde qu'il n'avait jusqu'alors abordé qu'en spectateur. Et lorsque ce monde, en proie à ses incohérences, se disloquera sous ses yeux, l'étudiant lambda ne se cantonnera plus à regarder


Mon avis
Pour autant que je puisse en juger, notre étudiant narrateur n'est pas tout à fait un étudiant "lambda".  Et s'il farniente et entre foot, bière, copains et drague, il poursuit des études de religion…projetant une thèse. Mais surtout, très surprenant, notre jeune homme est atteint de très violents et abondants saignements de nez. Ne l'a-t-on pas surnommé "le clown" à cause de son appendice très souvent rouge? Les violentes céphalées qui suivent ses hémorragies sont souvent sources de comas… d'hospitalisations.
Notre héros est donc électro-hyper-sensible (E.H.S.).
Quand brusquement, notre héros, ni riche, ni célèbre  est enlevé. C'est un véritable cataclysme, et pour lui, et pour nous. De passer d'une vie plutôt cool avec "Gros" et "Lucie" ses colocataires dans un appartement parisien à des tunnels… puis une grotte…
C'est le cahot, les droits de l'homme ne sont plus respectés… Enferment, prison, évasion… Où sont les méchants… qui sont les gentils… et cette théorie du complot…
J'ai eu parfois du mal à suivre la logique de l'auteur, me demandant s'il s'agissait d'un ouvrage politique dénonçant certains agissements sous couvert de fiction ou tout simplement un roman dérangeant.
L'auteur parle d'un sujet douloureux pour un peu moins de 10% de la population. L’Électro-Hyper-Sensibilité n'est pas toujours considérée comme une maladie. Elle représente un lourd handicap pour les personnes qui en sont atteintes. Des travaux scientifiques sont en cours, mais il semble désormais acquis que la population atteinte sera avec le temps et le développement des nouvelles technologies de plus en plus importante!

Je remercie Partage lecture et l'édition Kyklos pour ce partenariat.

Mon petit plus:
L’Électro-Hyper-Sensibilité (ou E. H. S.) est une pathologie émergente qui se manifeste par des perturbations physiologiques provoquées par une exposition aux ondes électromagnétiques. (Source EHS- ACTION).

mercredi 29 août 2018

Alma de Cizia ZYKË


Présentation de l'éditeur

Une petite fille aux étranges pouvoirs vient au monde. Autour d'elle, c'est l'Espagne du Moyen Âge, barbare autant que raffinée, à la fois religieuse et brutale, où la reine Isabelle la Catholique s'apprête à chasser tous les Juifs du royaume.
La petite Alma, celle qui parle avec Dieu, deviendra-t-elle le guide dont son peuple a besoin, ou bien sera-t-elle comme tant d'autres balayée par le vent mauvais de l'Histoire ?
L'épouvante se mêle au comique, les destins s'enchevêtrent, aussi grandioses que pitoyables, dans un récit haletant, à la force d'une légende.


Mon avis

Je n'ai pas eu l'impression de lire un roman, mais plutôt un conte, raconté par un baroudeur… Un baroudeur qui voudrait bien nous dire une histoire, qui comme tous les contes finit bien… une histoire où les méchants sont punis et où les gentils vivent heureux et longtemps…
Notre conteur va bientôt mourir… Il le sait et le dit sans fioriture… Il voudrait se faire passer pour un dur de dur, un dur à cuire… mais voilà, c'est aussi un homme, juste un homme qu'un sourire de petite fille aux yeux d'ange peut émouvoir aux larmes!
Et s'il va bientôt rencontrer le créateur, il a des choses à lui dire… Peut-être lui parler de ces injustices liées aux religions, de ces crimes commis au non de Dieu… au moyen-âge, parce qu'ensuite, la lumière sera… (éteinte?)
J'ai aimé cette façon de raconter une histoire, cette façon dont l'auteur nous entraîne, malgré nous à sa suite. J'ai aimé les personnages, et si parfois l'histoire devient lourde et pesante, elle est allégée par le conteur qui brusquement nous parle et nous ramène dans notre siècle.
Rien de sordide, et pourtant de l'horreur. Mais juste un conte humain, à hauteur d'homme, sans fée!

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


Mon petit plus:  

J'ai pris plaisir à découvrir cet auteur que je ne connaissais qu'à travers Thierry Poncet, son ami, son secrétaire. Une écriture originale.
La préface est de Thierry Poncet (Mes lectures ICI )
Vous pouvez découvrir cet auteur grâce à son blog ICI

mardi 21 août 2018

Entrez dans la danse de Jean TEULÉ


Quatrième de couverture

Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement
Et s'est répandue dans Strasbourg
De telle sorte que, dans leur folie,
Beaucoup se mirent à danser
Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois
Sans interruption,
Jusqu'à tomber inconscients.
Beaucoup sont morts.


                              "Chronique alsacienne, 1519"

Mon avis

C'est une histoire qui semblait oubliée au fin fond des chroniques alsaciennes… Tombée dans l'oubli ou volontairement perdue hors de notre mémoire collective. 
Cruel, dur, sans compassion… 
La pauvreté, la faim qui changent l'être humain en monstre. 
Est-ce le remord, la peur, le désespoir qui transforment les strasbourgeois en danseurs… 
Il y a les édiles, le maire et ses adjoints, les médecins et astronomes qui essaient de comprendre, d'aider… mais qui jamais n'ont rien trouvé de comparable dans leurs études… 
Et puis il y a le clergé… qui préfère punir et condamner. 

C'est Teulé tel que je le connais… des faits, de l'humour -noir- 

Je dirai simplement , parfois choquant, parfois ironisant, Teulé chronique avec un ton et des mots d'aujourd'hui un fait historique.

Ma petite anecdote:

Et je n'ai pas pu m'empêcher de fredonner (suis-je à ce point insensible ou "teulésifiée"?)
"Entrez dans la danse, voyez comme on danse,
Sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez."

Jean Teulé n'est pas un inconnu pour moi, mes lectures ICI
J'aime bien le retrouver au détour de mes lectures et faire avec lui un petit bout de chemin (souvent vers le passé!).

Ce livre m' a été offert par ma fille et ma petite fille pour mon anniversaire.
Merci Laurence, merci Lisa.

lundi 20 août 2018

Bel-Ami de Guy de MAUPASSANT



Présentation de L'ouvrage 

Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, œuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

Mon avis: (rédigé le 22 juillet 2018)

Bel-ami est publié en 1885!
Et je l'ai trouvé tellement contemporain. Rien au cours des siècles ne semblent changer et des intrigues des empereurs romains, des monarques de tous pays et des révolutions, il est une constante; la nature humaine! 
Il n'y a rien à dire, l'écriture de Maupassant est une vraie merveille…
J'aime son style, les histoires qu'il conte, ses personnages, même antipathiques sont hors normes, hors du commun et pourtant tellement vrais, tellement réalistes.
Duroy est ce qu'il y a de pire dans l'humanité, odieux, cynique, arriviste… oui, un être humain dans toute sa malignité. Séducteur, il se sert des femmes pour avancer. 
J'aurai aimé une troisième partie, où Madame Forestier aurait vengé toutes les humiliations…Mais Maupassant s'il n'en écrit rien, laisse une porte s'entrebâiller… 

Mon petit plus:

J'aime Maupassant (mes différentes lectures ICI).
C'est donc avec plaisir que j'ai accepté de lire cet ouvrage en lecture commune avec ma fille et mon petit-fils, Théo.
Pour son entrée en seconde il doit lire cet ouvrage et "Un fils en or" de Gowda.
J'attend donc avec impatience ce que Théo et ma fille auront retenu de leurs lectures.

vendredi 10 août 2018

Crin-Blanc de René GUILLOT


Quatrième de couverture:

Au cœur de la Camargue, Folco, le petit pêcheur, 
et Crin-blanc, un jeune poulain sauvage, 
nouent une amitié forte et bouleversante. 
Mais des voleurs de chevaux rôdent nuit 
et jour et convoitent Crin-Blanc. 
Dès lors, Folco n'aura qu'une idée en tête : 
préserver la liberté de son ami, 
et le protéger du danger 
que représentent les hommes.

Mon avis:

J'ai pris énormément de plaisir à redécouvrir ce court récit. L'histoire est simple et peut captiver de jeunes (ou moins jeunes!) lecteurs… 
C'est au coeur de cette Camargue d'autrefois où pour notre jeune héros la vie est rythmée par la pèche, puis par les hordes de chevaux, les manades que se passe ce roman. Folco voudrait devenir gardian, alors que son grand-père le voudrait pêcheur.
C'est une très belle histoire d'amour entre un cheval et un petit garçon. 
C'est simple, c'est pur, c'est beau!
Un joli moment de lecture, un joli moment de rêve, un joli retour en enfance! 

Mon petit plus:

À l'origine "Crin-Blanc" est un film français d'Albert Lamorisse, tourné en 1952 et sorti en 1953.
Denys Colomb de Daunant écrivain, poète, photographe, cinéaste et manadier est le coscénariste du film. Crin-Blanc fut tourné au milieu des étangs de Camargue, avec ses chevaux et ses gardians.
Une lecture partagée avec Lisa! 

mercredi 11 juillet 2018

Les quatre filles du docteur March de Louisa May ALCOTT


Présentation de l'éditeur:

Aux États-Unis, pendant la Guerre de Sécession. En l’absence de leur père, pasteur nordiste (donc anti-esclavagiste) engagé comme aumônier dans le conflit, quatre jeunes sœurs issues de la classe moyenne de la société font face aux difficultés de la vie quotidienne en ce temps de guerre. 
Traduit par Pierre-Jules Hetzel.

Mon avis:

Je dois avouer que j'ai été très déçue par cette relecture. Je me souvenais pourtant des quatre soeurs, de leurs défauts et de leur qualités. Meg, Jo, (ma préférée) Beth et Amy ne m'ont pas enchantée comme lorsque j'étais une petite fille…
Je n'ai pas su retrouver la magie de ma première lecture.

Mon petit plus:

J'ai offert ce roman à ma petite Lisa pour ses 12 ans. 
J'ai hâte de connaître son avis. 

mercredi 4 juillet 2018

Fractures de Franck THILLIEZ


Quatrième de couverture:

Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. À l'hôpital de Lille, son psychiatre doit lui révéler le résultat d'un an de traitement, lui apporter cette lumière qu'elle recherche depuis longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l'en empêcher : cette photo récente de sa soeur jumelle, pourtant morte dix ans auparavant, qu'elle récupère des mains d'un immigré clandestin; son père, agressé chez lui à l'arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider; ce chemisier ensanglanté qu'elle découvre dans sa douche et à propos duquel elle n'a pas le moindre souvenir ; cet homme retrouvé nu dans un abribus et qui semble avoir vu le diable en personne.
En un mot, Alice vient de prendre un aller simple vers la folie

Mon avis

C'est une lecture plutôt addictive, j'ai eu envie de savoir où Thilliez voulait aller et m'entrainer. Pas de temps mort dans cet ouvrage. Nous sommes au coeur de la folie, de la maltraitante… Vengeance, justice, maltraitante, folie, autant de thèmes qui me mettent mal à l'aise.
Un bon moment de lecture. Une belle écriture. 

Mon petit plus:

J'ai toujours quelques craintes en abordant les romans de  Franck Thilliez (ICI)
S'il est l'avant dernier livre de ma pal… c'est parce que je suis parfois ravie… et parfois déçue. 
J'ai reculé presque jusqu'au bout. Finalement je conseillerai sa lecture aux amateurs du genre! 

lundi 2 juillet 2018

Fausses promesses de Linwood BARCLAY


Quatrième de couverture:

Il s'en passe de belles à Promise Falls, charmante bourgade de trente-six mille âmes. Des agressions répétées sur le campus, un nourrisson kidnappé par un "ange", une femme sauvagement assassinée dans sa cuisine. Et vingt-trois écureuils retrouvés pendus à la grille du parc. Ce coin paumé des Etats-Unis serait-il devenu un lieu de rendez-vous pour les esprits dérangés ? 

C'est bien ce qui affole le débonnaire inspecteur Barry Duckworth, dont la pression artérielle ne cesse de grimper : quel genre de psychopathe aurait pris ses quartiers en ville ? Y a-t-il seulement un lien entre tous ces faits divers ? 

La chasse au crime commence. Aidé de David Harwood, père de famille déprimé et journaliste au chômage, Duckworth se lance dans une déroutante enquête, qui ne tarde pas à virer au cauchemar. Qui a dit que Promise Falls était une petite ville tranquille ? 

Traduit de l'anglais (Canada) par Renaud Morin

Mon avis:

Avec ce roman j'ai eu l'impression de me promener dans une petite ville de province. Les habitants commettent des délits plus ou moins graves, et l'inspecteur Duckworth tente de les résoudre. Il est d'ailleurs plutôt doué et ses analyses ne manquent pas de logique. 
Parce que sa cousine Marla est très impliquée dans une affaire d'enlèvement et de meurtre, David Harwood va mener son enquête…
Un très agréable moment de lecture pour cet opus, début d'une trilogie. 
Mais ne nous leurrons pas… ce qu'on découvre au cours de la lecture est loin de la sérénité. 
J'espère que les deux autres romans consacrés à "Promise Falls" finiront dans ma pal!

Mon petit plus

J'ai pris mon temps pour lire ce roman, je l'ai dégusté… D' habitude en lecture je dévore…J'ai tant envie de connaitre la suite que j'avance, comme dans la vie, trop souvent tête baissée… 
J'ai eu cette envie soudaine de rester dans cette petite ville, des horreurs il faut bien le dire… mais si paisible en apparence… 

vendredi 29 juin 2018

La fille sous la glace de Robert BRYNDZA

Quatrième de couverture :

Le froid a figé la beauté de ses traits pour l'éternité. 

La mort d'Andrea est un mystère, tout comme l'abominable secret qu'elle emporte avec elle… 

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l'inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l'enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s'interroge : peut-elle encore faire confiance à son instinct ? Et si le plus dangereux dans cette affaire n'était pas le tueur, mais elle-même ? 

Sur la glace, aucun faux pas n'est permis.

Traduit de l'anglais par Véronique Roland.

Mon avis

Devenue veuve dans des circonstances dramatiques, Érika Foster essaie de se reconstruire, de continuer… Pas toujours très sûre d'elle. Elle est choisie par ses supérieurs  pour mener une enquête sur l'assassinat d'une jeune femme, Andréa, issue d'un milieu favorisé et politique.
Contre vents et marées, et surtout contre certains collègues carriéristes, contre les menaces des politiques et malgré les dangers qu'elle court, Érika va se battre pour découvrir le véritable assassin.
J'ai beaucoup aimé ce personnage, droit dans ses bottes, sympathique et attachante… 
À bientôt donc, pour un autre bon moment de lecture!

Mon petit plus:

J'ai choisi ce roman à cause de son titre… 
Il fait si chaud en ce début d'été que j'ai pensé me rafraîchir. 
Je vis tellement les romans que je lis qu'effectivement l'hiver londonien m'a apporté cette bouffée de fraicheur tant attendue!

mardi 26 juin 2018

Les prières de sang de Jean-Marc DHAINAUT


Présentation de l'éditeur

Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu'une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines. Une armoire qui n'avait pas perdu la mémoire…

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé Alan Lambin, cet enquêteur  breton et normand, spécialisé dans de domaine du paranormal. Cartésien il cherche avant tout à expliquer les évènements qui peuvent effrayer les habitants de lieux, de maisons hantés. 
Cette fois-ci Mina Arletti, sa secrétaire va l'accompagner. On sent dès le début qu'il y a entre eux plus qu'une relation amicale et professionnelle.  On va suivre leur lente, très lente évolution amoureuse. Quand deux timides se rencontrent…J'ai eu envie de les secouer, de leur dire "Assez perdu de temps!…Aimez-vous et advienne que pourra!" 
Mina a des dons de médium qu'elle met au service de son patron. 
Céline, une jeune infirmière enceinte voit sa vie se transformer, ses nuits deviennent cauchemardesques  depuis qu'elle a acheté dans un vide grenier une armoire. C'est un moine, frère Oscar qui, gardien du monastère a vendu ce meuble. L'action se situe en 1986. L'enquète va nous projeter au XIIième siècle.
Si j'ai trouvé le début du roman un peu lent, en revanche, dès que l'action est en place, tout s'accélère… c'est très visuel… on se croirait dans un film, flirtant parfois  avec l'horreur. La peur, celles des héros, mais aussi la notre est bien présente et si on continue la lecture, c'est pour ne pas éteindre la lumière!
J'ai aussi aimé à la fin du roman découvrir Céline!

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


Mon petit plus:
Je retrouve pour la  troisième fois  Jean-Marc Dhainaut.
 ICI

Une rencontre atypique avec l'auteur

Ma petite anecdote:

Je crains que ma liseuse soit  possédée, envoutée.
Lorsque j'ai chargé le roman, au lieu d'apparaître en dernier, dans les nouveaux romans,  il a bel et bien disparu.
Je fouillais et le découvrais bien caché sous une pile quelconque…
Chaque fois que j'ai éteint ma liseuse, il a disparu, laissant la place à "Madame Chrysanthème" de Loti, 
Puis, au redémarrage, revenait sans crier gare au dernier marque page!

Jean-Marc Dhainaut a-t-il ensorcelé ma liseuse?
Quelle part ont pris les éditions Taurnada et Joël Maïssa dans cet envoutement?
Vais-je devoir faire appel au tandem Lambin-Arletti pour exorciser ma liseuse?

lundi 25 juin 2018

Bon à tuer de Paola BARBATO


Quatrième de couverture

Corrado De Angelis et Roberto Palmieri sont deux écrivains que tout oppose. Le premier, neurochirurgien, doit son succès à la qualité de ses textes qui ont su redonner au roman policier ses lettres de noblesse. Palmieri est quant à lui un auteur vedette qui ne rate pas une occasion de faire le buzz et passe son temps sur les plateaux de télévision pour le plus grand plaisir de ses milliers de fans, et ce malgré la piètre qualité de ses romans. 
Les maisons d’édition de De Angelis et de Palmieri ont passé un accord diabolique : les deux auteurs sortiront leur nouveau polar le même jour à la même heure, et un prix sera décerné à qui vendra le plus de livres. La compétition sera lancée en direct à la télévision. Mais, le grand soir, rien ne se passe comme prévu, et De Angelis disparaît quelques minutes après avoir quitté le plateau. Le mystère s’épaissit lorsque débute une série de meurtres imitant à la lettre les crimes des thrillers de l’écrivain disparu. 
Traduit de l'Italien par Anaïs Bouteille-Bokobza.

Mon avis

Je ne sais pas trop ce que j'ai lu… Un triller certes, deux écrivains que tout oppose …Une émission "littéraire" en Italie où les protagonistes s'affrontent…. 
De Angelis, neurochirurgien reconverti en écrivain à succès et son collègue Palmieri, comique, clown peut-être, harcelé depuis longtemps par une femme… Une critique du monde de l'édition…où le talent ne compte guère…?  
Je suis passée à côté de ce roman. 

Mon petit plus:

J'ai beaucoup apprécié "Le fil rouge" ICI du même auteur.
Les éditeurs le savent, les lecteurs aussi, certains écrivains ne sont publiés que parce qu'ils sont célèbres, sportifs, acteurs, chanteurs et même des politiques qui profitent de leur notoriété pour vendre.
Je dois bien avouer que j'en ai lu quelques-uns (Barbara "Il était un piano noir", Bénichou "Putain de vie" Borhinger, … pour ne citer que ceux qui me viennent à l'esprit). 
Pour les promos, certains noms sont porteurs, ils attirent les foules. 

dimanche 17 juin 2018

Iboga de Christian BLANCHARD


Quatrième de couverture

28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la « Louisette ».

 
"Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d'honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour."

Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.

   
"Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…"

Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l'avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.

   "Une fois, Max m'a dit quelque chose que j'ai compris plus tard : Si tu commences à mentir, mec, tu seras obligé de le faire tout le temps et tu seras piégé un jour parce qu'il y aura des incohérences, des trucs qui n'iront pas ensemble. En revanche, si tu dis la vérité, tu ne seras jamais mis en défaut.
    J'ai dit la vérité aux flics, avocats, juges et jurés. J'ai pris perpète et failli avoir la tête tranchée. "

Ce livre raconte la vérité... La vérité selon Jefferson Petitbois... Un homme trop jeune pour mourir.

Mon avis

C'est un coup de poing que ce roman.
Une plongée au coeur du monde carcéral, de l'isolement et des abus de pouvoir.
Une plongée dans l'âme d'un tueur.
Aucun jugement sûr les actes! Ils ont existé.
Juste "La vérité selon Jefferson Petitbois"

Mon petit plus

J'ai vécu dans une France où la peine de mort était la punition suprême. 
J'ai vécu les débats, les pour, les contres. 
Encore aujourd'hui, à chaque crime s'élèvent des voix pour réclamer justice, 
confondant vengeance  et justice.
Je suis farouchement, charnellement, viscéralement opposée à la peine de mort.

Le 18 septembre 1981 : avec 363 voix contre 117, l'Assemblée nationale adopte le projet de loi portant l' abolition de la peine de mort. 
C'est Robert Badinter, alors garde des Sceaux, ministre de la justice qui porte ce projet. 
J'ai beaucoup d'admiration pour Robert Badinter. 
Merci Monsieur d'avoir mené ce combat…!

vendredi 15 juin 2018

Madame Chrysanthème de Pierre LOTI


Quatrième de couverture

Est-ce que tu as lu Madame Chrysanthème ? Cela m'a bien donné à penser que les vrais Japonais n'ont rien sur les murs.
La description du cloître ou de la pagode où il n'y a rien (les dessins et curiosités sont cachés dans des tiroirs).
Ah ! C'est donc comme ça qu'il faut regarder une japonaiserie, dans une pièce bien claire, toute nue, ouverte sur le paysage.
Vincent Van Gogh à son Frère Théo.

Mon avis

Il ne s'agit pas ici d'un roman, mais d'une autobiographie! 
En juillet 1885, Loti épouse la jeune "Kikou-san" (Madame Chrysanthème). Ce genre de contrat, pour un mois renouvelable, était courant et légal au Japon. Cette union dure le temps de séjour, celui-ci dure du 10 juillet 1885 au 18 septembre 1885.

Nagasaki, 12 sept. 1885. 
Pierre Le Cor (mon frère Yves), Pierre Loti et "Madame Chrysanthème"

Pierre Loti nous raconte un Japon et des japonaiseries qu'il n'aime pas. C'est dommage car son écriture est toujours aussi belle. Les descriptions des lieux et des personnages sont très réalistes. Et s' il raconte sa vie dans un monde qui ne lui convient pas il le fait avec tout son talent.  
Mais il ne parle pas d'amour. Et si parfois on sent chez lui une certaine jalousie, c'est plus la crainte d'être trahi par son "frère Yves" que par son épouse. 
Toute sa vie Pierre Loti fut accompagné de "frère Yves" différents selon les époques. 
Il faut sans doute, pour bien apprécier cette toute petite biographie  (moins de trois mois de sa vie) se replonger dans l'époque, ses moeurs, ses peurs et ses croyances, celles du Japon comme celles de la France.

Mon petit plus

C'est dans le cadre de la lecture commune de Partage lecture "mai-juin 2018" que j'ai lu cet ouvrage.
Je garde un très beau souvenir de  "Pêcheur d 'Islande"
J'étais ravie de cette opportunité de lire un autre roman de cet auteur. 
Lecture commune mai-juin 2018
Ce post est rédigé le 23 mai 2018