mardi 29 décembre 2020

À pas de loup d' Isabelle VILLAIN

Présentation de l'éditeur :

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s'installer à La Barberie, un éco-hameau niché en plein cœur des Alpes-de-Haute-Provence, c'est bien pour fuir un quotidien devenu trop pesant. Pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons.
Mais l'équilibre de cette nouvelle vie va un jour se fissurer. Un grain de sable va s'infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.
Et ce très beau rêve va se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

Mon avis :

Ils ont été séduits pas "La Barberie", ils ont aimé cette idée de tout quitter pour vivre proche de la nature, pour donner à leur fils Martin une vie saine, une vie loin de la société de consommation, une vie au rythme des saisons.
Très vite on sent combien Rosalie s'investit, combien elle crée dans son foyer un havre de paix, de bonheur et de douceur. Elle apprend à soigner par les plantes, elle devient presque indispensable tant ses soins soulagent. À la mort de "Michel", le créateur du village elle devient "responsable".
Tout doucement elle accapare le pouvoir. L'école, elle la fera! Les décisions, elle les prendra sans en discuter… l'air de rien, juste pour gagner du temps!
Que se passe-t-il alors pour que Philippe s'éloigne, pour qu'il soit privé de son fils?
A-t-il deviné, a-t-il senti une dérive sectaire, a-t-il vu dans sa femme un gourou sans religion, qui ne dit pas son nom, qui sous des airs de liberté dicte sa loi? 
Il est en manque de son fils, Philippe, et on le comprend. Martin a aussi besoin de son père.
Alors comme toujours avec Isabelle Villain, on bascule dans ce qu'il y a de pire dans l'humain.
La lecture devient addictive, jusqu'où ira-t-elle?  
On sombre peu à peu dans le pire des mondes, mais on aime ça! 
Ce n'est pas ma première lecture d' Isabelle Villain, j'aime sa façon d'écrire.
J'aime sa façon de trouver et de décrire le pire dans l'humain.

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


Mes lectures d' Isabelle Villain :

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lundi 14 décembre 2020

Mr Parker Pyne d' Agatha CHRISTIE

 


Quatrième de couverture :

 

"Êtes-vous heureux ? Dans le cas contraire, consultez Mr Parker Pyne, 17 Richmond Street." 
Cette annonce parue dans le Times attire bien des clients, un peu incrédules mais sans aucun doute malheureux. Aux quatre coins du monde, à Delphes, Chiraz ou Londres, Parker Pyne, professeur de bonheur, s'engage à vous faire retrouver l'amour et la joie de vivre. Évidemment, ses tarifs peuvent parfois paraître un peu élevés, mais qui ne risque rien n'a rien, et vous pouvez être sûr que Parker Pyne mettra en œuvre tous les moyens nécessaires, y compris les mises en scène les plus abracadabrantes… 
    Douze nouvelles insolites d'Agathe Christie, où l'ingéniosité le dispute à l'humour.
Traduit de l' anglais par Miriam Dou.

Mon avis:

C'est un recueil dont je ne garderai pas un grand souvenir. 
J'ai trouvé les nouvelles fades.
Mr Parker Pyne, peu attachant, semble être ce qu'aujourd'hui on nomme un "mentalist".

Maurice Denham interprète Parker Pyne
Photo source 
Agatha Christie Mystery Wiki


mardi 8 décembre 2020

L' autre Rimbaud de David BAILLY (Le)

Quatrième de couverture :

L'image est célèbre. Celle d'un premier communiant, cheveux sagement ramenés sur le côté, regard qui défie l'objectif. Il s'appelle Arthur Rimbaud. 
Sur la photo d'origine posait aussi son frère aîné, Frédéric. L'autre Rimbaud fut volontairement rayé de l'image, comme il fut "oublié" par la plupart des biographes; pire encore, effacé de la correspondance  du poète et dépossédé des droits sur son œuvre.
Comment deux frères, qui ont reçu la même éducation, fréquenté les mêmes écoles, partagé la même chambre en viennent-ils à la rupture en grandissant? Comment une famille peut-elle construire la légende de l'un et contribuer à la ruine de l'autre? Pourquoi un tel acharnement? 
On croyait tout savoir du plus célèbre des poètes. Il restait encore une part d'ombre.Un autre visage que vient de révéler Frédéric, le frère maudit.

Mon avis : 

J’ai trouvé étrange cette volonté familiale d’effacer ainsi l’un des leurs.
Frédéric n’est pas un délinquant, et ses quelques frasques de jeunesse, il les a partagées avec Arthur.
Il n’a pas le talent de son cadet, mais pas plus que sa sœur Isabelle.
On le dit lent, demeuré, simple d’esprit et alors ?
Il est l’aîné. Il porte le prénom du père, de ce père défaillant et absent. Est-ce inconsciemment la raison de rejet de sa mère? Tant qu'ils sont enfants elle est aussi sévère avec les deux, puis sans doute le talent d'Arthur à l'adolescence l'impressionne et elle devient alors partiale, marquant une nette préférence pour le cadet.
Rimbaud ne serait pas le premier poète à avoir une fratrie, et pour autant que je me souvienne, son talent de poète s’éteint alors qu’il a seulement 20 ans. Génie, sublime, poète magnifique de 15 à 20 ans.
Il y a l’argent que rapportent les droits d’auteur qui a sans doute joué dans le choix de la famille.
Pourtant, Frédéric est le seul à avoir une descendance. 
Cette volonté de rayer ainsi Frédéric m'a profondément perturbée. 
Sans doute, bien malgré moi un écho à ma propre histoire.

Arthur Rimbaud 
Par Mustapha Boutadjine
Source 
Paris 2008 – Graphisme-collage, 130 x 95 cm


Frédéric et Arthur en 1866 
Photographie d' Eugène Vassogne.


dimanche 29 novembre 2020

13 à table ! 2021

 


Illustration :  Riad SATTOUF

Pour la septième année, 
"13 à table !" 
vous fait revivre votre premier amour 
pour le meilleur et parfois pour le pire...

Tonino BENACQUISTA
Philippe BESSON
Françoise BOURDIN
Maxime CHATTAM
François d'EPENOUX
Jean-Paul DUBOIS
Éric GIACOMETTI
Alexandra LAPIERRE
Agnès MARTIN-LUGAND
Véronique OVALDÉ
Romain PUÉRTOLAS
Jacques RAVENNE
Olivia RUIZ
Leïla SLIMANI
Franck THILLIEZ

Ils ont mis leur talent au service des restaurants du coeur.
Je les ai lu dans l'ordre alphabétique des auteurs, parce que c'est ainsi qu'elles sont présentées.
Ne mettez pas ce petit livre de côté, n'hésitez pas à le lire, comme moi peut-être découvrirez-vous certains auteurs, peut-être serez-vous heureux de retrouver vos favoris, et ne serez-vous pas mécontent de relire certains "boudés".

Un livre acheté = 4 repas distribués

Les Restaurants du cœur – Les Relais du cœur, connus sous le nom de Les Restos du cœur, sont une association loi de 1901 à but non lucratif et reconnue d'utilité publique, créée en France par Coluche en 1985.

dimanche 22 novembre 2020

L'homme au complet marron d' Agatha CHRISTIE

 


Quatrième de couverture :

Londres. Un homme se tient au bord du quai du métro. Soudain, il recule et tombe sur les rails.
Accident ? Suicide ? La police retrouve dans ses poches un permis de visite pour une maison à louer dans la banlieue de Londres: la villa du Moulin.
Banlieue de Londres. Le corps d'une inconnue est découvert dans une villa déserte. La villa du Moulin Coïncidence ? Difficile à admettre . D'autant qu'en ces deux occasions, un même suspect semble s'être trouvé sur les lieux. Signalement : grand, bien bâti, bronzé, yeux gris. Autre détail : l'homme porte un complet marron…
Traduit de l' anglais par Juliette Pary.

Mon avis:

C’est un étonnant voyage en Afrique de Sud que nous offre Agatha Christie.
Entre aventure et romance, c’est une lecture facile.
Tout va très vite et notre jeune héroïne est jolie et sympathique.
Un gentil moment de lecture.

Agatha Christie 
Caricature 
Source
Dessin pour la couverture du Magazine "Lire" Floc'h
Enregistrée par Poisoned Pen iBookstore

vendredi 20 novembre 2020

Les justes causes de Jean-Louis CURTIS

 


Quatrième de couverture :

Quatre jeunes Français : François Donadieu, engagé dans les Forces Françaises Libres ; Roland Oyarzun, patriote fourvoyé dans le pétainisme ; Bernard, brillant directeur d'un hebdomadaire de gauche Nicolas Gaudie, qui a été jusqu'à porter l'uniforme allemand.
Quatre amis aussi, qui ont été camarades de classe, qui, ensemble, ont joué, étudié, aimé.Mais leurs destins, qui se croisent et s'enchevêtrent, sont à l'image des destinées de leur pays, éternellement écartelé entre « les justes causes » qui dressent les Français les uns contre les autres.
Ces conflits, saisis dans le paroxysme qu'ils atteignent à la Libération, éclairent d'une façon saisissante ce que nous croyons nouveau et qui n'est qu'un avatar d'une réalité éternelle.

Mon avis:

Le roman traite des choix de quatre jeunes hommes, des choix surtout politiques, mais aussi de vie. Le plus sympathique est François, mais avec notre recul, c'est sans doute plus facile d'être du "bon coté".
Roland est d'amblé antipathique,  enfant déjà il est insupportable de suffisance et de mépris. Il a malgré tout les excuses d'une mauvaise éducation. Il garde malgré la déchéance nationale dont il est l'objet, et ses années de prison, une fervente admiration pour Pétain. Je n'ai apprécié ni Nicolas, plutôt insignifiant, ni Odilon Bernard, beaucoup trop imbu de lui même.
J'ai trouvé ce roman enrichissant, mais fastidieux à lire. Il est vrai que j'ai lu une version poche, version intégrale, qui date de 1972. J'ignore comment ce roman est arrivé dans ma pal, je le possède depuis des années. Il manque les premières pages. La première page est la 5.

Jean-Louis Curtis vers 1960.
Photo source
© René Saint Paul / Rue des Archives

mercredi 28 octobre 2020

Prendre un enfant par la main de François-Xavier DILLARD


Présentation de l'éditeur 

Lorsque vous lâchez la main de votre enfant, êtes-vous certain de pouvoir la serrer de nouveau un jour ?

Quatre ans après la disparition de leur fille Clémentine dans le naufrage d’un voilier, Sarah et Marc sont rongés par la culpabilité et la tristesse.

Jusqu’à ce que de nouvelles voisines emménagent sur le même palier avec leur enfant, Gabrielle, dont la ressemblance avec Clémentine est troublante. Au contact de cette adolescente vive et enjouée, Sarah reprend peu à peu goût à la vie.

Mais lorsque le destin de Gabrielle bascule dans l’indicible, les démons que Sarah avait cru pouvoir retenir se déchaînent une seconde fois.

Prends ma main, mon cœur. Ne la lâche pas, quoi qu’il arrive. Serre-la fort !

Mon avis :

Ils sont jeunes, beaux, ils s’aiment.
Et puis il y a le drame, l’atroce drame.
Clémentine est enlevée par une déferlante, disparue à jamais dans ce gouffre insondable qu’est la mer. Il reste Gaspard, son petit frère et sa désormais solitude. Parce que Marc et Sarah n’arrivent pas à faire leur deuil, même l’arrivée de la petite Louise ne suffit pas.
Plongée dans son deuil Sarah semble enfin réagir quand Gabrielle arrive dans sa vie.

Gabrielle, cette gamine aux yeux verts, comme Clémentine, et si mignonne pour ses quatorze ans.
J’ai aimé tenir dans ma main cette si jolie et si triste histoire.
J’ai détesté Sarah, trop occupée par son deuil pour aimer ou même s’intéresser à ses autres enfants.
J’ai aimé le commissaire Jeanne Muller et ses états d’âme.
J’ai été agacée par le comportement immature de Marc.
J’ai très vite cru comprendre le rôle de Mary dans l’enlèvement de Gabrielle !
J’ai aimé l’écriture de l’auteur.

Rien à voir avec la chanson d' Yves Duteil.

François -Xavier Dillard
Photo source 
Bing Image. Babelio.com

samedi 24 octobre 2020

Angkar de Christian BLANCHARD

 


Quatrième de couverture:

Champey est une jeune mère courage qui tente de se reconstruire après la trahison ignoble de son ex-mari. À leur fille de 6 ans, elle invente un bon père, mort dans un accident de voiture, alors que Mau était bébé. Mentir plutôt que la laisser découvrir la vérité sur son géniteur.

Mais une nuit, Champey fait un cauchemar qui la transporte au Cambodge dans la peau d’une autre femme. Elle vit les bombardements, le sang, l’horreur. Les revit les nuits suivantes. Ses rêves sont si violemment réalistes que la jeune femme, bouleversée, décide de retourner dans le pays qui l’a vue naître, sous la dictature des Khmers rouges.

Au même moment et sans le savoir, mère et fille vont devoir se confronter à l’insoutenable et cruelle vérité de leurs origines.

Mon avis:

Une mère, une fille, et la même histoire qui se répète… 
Champey ne manque pas de courage. Elle affronte le père de sa fille, monstre d'une intelligence supérieure et part à la recherche de ses origines. 
Les cauchemars qui polluent ses nuits sont des souvenirs d'une vie qui n'est pas la sienne. Il faudra faire face au douloureux passé vécu par sa mère, et découvrir son père pour continuer d'avancer.
Blanchard sonde l'âme humaine. Il va au plus profond du mal, de la perversion humaine. Il nous offre aussi le beau combat d'une maman qui veut sauver son enfant.
C'est un roman noir, très noir, mais j'y ai vu de l'amour, des sacrifices, des mères courages.

J'ai décidément beaucoup de chance avec mes lectures en ce moment.
C'est ma quatrième lecture de cet auteur que j'affectionne particulièrement.
Après "Iboga",  La mer qui prend l'homme",  "Seul avec la nuit" quel plaisir pour moi de retrouver la superbe plume de Christian Blanchard.

Christian Blanchard
Photo source 
- Tri Nox

mercredi 21 octobre 2020

Némésis de Xavier MASSÉ (Partenariat Taurnada)


Présentation de l' éditeur :

« David… ? C'est moi, c'est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d'enfance… il s'est passé quelque chose… c'est horrible, je n'ai jamais vu ça !… »
Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante…
David et Vincent, deux gosses d'Assieu devenus flics, vont s'immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l'enfer…

Mon avis

Et si Xavier Massé avait décidé de nous faire découvrir ce qu’il y a de pire en nous, de nous montrer à quel point nous étions fourbes, cruels ? Ici pas de sensiblerie. « Elle n’a pas été violée », nous rassure l’auteur, j’ai simplement pensé "Ça aurait changé quoi ?" tant j’étais secouée par ma lecture.

C’est un roman étrange, j’étais assez surprise par la façon dont les gens réagissaient.
Cette femme, Madame Marceau, qui semble venue de nulle part; les Deville, ancré dans le territoire, refusant le progrès. Sont-ils les seuls « résistants » ?
Ce maire qui se veut bâtisseur, Antoine Garnier et sa belle épouse. C’est une autre dimension, d’autres sentiments. Le père Henry, vieux prêtre, déjà prêtre à Assieu pendant l’enfance de nos deux héros.

David Massiéna (le narrateur) et Vincent Juron. Deux enfants du pays devenus policiers. Un retour au village pour enquêter. Des meurtres sordides, odieux… Ce bruit de fond incessant. Une ambiance très particulière.

Une vieille série qui me trotte dans la tête, comme une image d’un petit doigt levé. Un visage, Roy Thinnes (un faux air de Paul Newman). Au-delà des prénoms, j’ai retrouvé l’atmosphère surréaliste des envahisseurs. J’ai entendu parfois la musique de Dominic Frontiere et cette ambiance si particulière.

Au delà de l'écriture, que j'avais déjà apprécié dans "L'inconnue de l' équation" , j'ai aimé l'ambiance, les personnages. Continuer de lire devenait impératif, il fallait savoir, comprendre. 
Un roman lu jusqu'au bout de la nuit, sans pause. Une immersion complète dans le village d' Assieu (je ne ferai pas référence à Night Shyamalan). Une belle émotion! Une belle lecture! 

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


Némésis tenant la roue de la fortune. 
Statue en marbre du IIe siècle, Villa Getty.
Source Wikipédia



vendredi 16 octobre 2020

Et les vivants autour de Barbara ABEL

 


Quatrième de couverture:

Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

Mon avis: 

Elle est là, Jeanne dans ce corps sans âme mais en vie, dans ce corps qui dort.
Autour, il y a sa mère, Micheline. Pas si simple, ni si effacée que le suppose les siens… Peut-être pas aussi altruiste, bonne et généreuse que le laisse penser sa physionomie. 
Il y a Gilbert Mercier, un père, un père autoritaire, dur et absent, mais sans doute plus aimant que le laisse supposer sa façon de faire.
On découvre Jérôme Delacre, son acteur de mari. Un gentil garçon, mais un acteur!
Et il y a Charlotte, la grande soeur, celle à qui on a toujours dit "cède, c'est toi la grande". 
C'est un livre que j'ai dévoré, une lecture addictive. 

Barbara Abel 
Photo source :
"C'est une incroyable histoire"
Moustique.be

jeudi 15 octobre 2020

Territoires d' Olivier NOREK

 

Quatrième de couverture: 

À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s'implante comme un virus dans cette ville laissée à l'abandon, qui n'attend qu'un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s'adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d'inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l'État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville.
La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer...


Mon avis :

Elle est vraiment très réaliste cette histoire, trop peut-être.  Malceny n’existe pas mais pourrait être n’importe quelle ville de Seine-Saint-Denis. Ce département français que les journalistes, avides de sensations fortes, d’images chocs ont déshumanisé en ne le nommant plus que par son numéro. 

Nous sommes au cœur même des émeutes, des quartiers laissés aux mains des trafiquants… 

À qui profite le crime, la corruption, quels sont les enjeux réels ? 

On ne peut pas rester indifférent à ce déferlement de violence, de haine. Les liens impensables entre bandits et politiciens (qui sont les mêmes !), les « oubliés » de la république. Où est la loi ? Où est la justice ? 

C’est mon deuxième « Victor Coste » ce héros récurent qui doit ressembler à Norek, il a déjà formé son équipe, Ronan, Sam et Johanna, chacun est à sa place. Ils se respectent et se soutiennent. 


Une lecture addictive. 

Policier en disponibilité, Norek sait traduire son vécu avec talent. 



Olivier Norek 
Photo source: 
"Le romancier est un architecte" 
Ernest Mag (ernestmag.fr)


Mes lectures de Norek

vendredi 9 octobre 2020

Amos de Patrick ANDRÉ

 


Quatrième de couverture: 

    De nos jours. C’est à Paris, dans la prestigieuse salle des ventes de l’hôtel Drouot que doit se dérouler la vente du siècle, un Van Gogh découvert par hasard. Le monde de l’ART est en émoi. Parmi les journalistes qui couvrent l’évènement se trouve Mathieu Berthier, un apprenti journaliste à qui un inconnu confie que la toile est un faux. Il décide de découvrir la vérité, il mène son enquête et suit l’itinéraire inverse du tableau, ce qui l’emmènera à découvrir la Provence et ses secrets de guerre. 

    Dans les années 30. Une famille juive polonaise, fuyant les atrocités nazies se réfugie dans le sud de la France. L’enfant de la famille, Amos, est autiste et semble être la clef de l’énigme du tableau. 

    Les deux histoires s’imbriquent, chacune apportant un éclairage sur ce que fut la vie sous l’occupation. D’indice en indice, la vérité sur l’œuvre du maître hollandais est révélée et propose un dénouement inattendu.

Mon avis :

Mathieu Berthier est certainement à l'aube de sa vie professionnelle. Journaliste, mais encore pigiste, amateur d'art, très certainement un "rat" de musée, il découvre les ventes aux enchères. Et comme il découvre, il nous fait une description très détaillée de la vente, de la salle, de ses impressions et même de ses émotions!
Il n'a pas beaucoup voyagé, puisque natif de Montreuil, il a déménagé à Paris. Il ne connait ni la province, ni la Provence.  
Il est cependant curieux de découvrir qui se cache derrière Amos.

La Pologne, le judaïsme, l'auteur décrit parfaitement ces années de fuites, ces espoirs, au moins pour Eli, d'un monde sinon meilleur, d'un monde où il pourrait vivre, simplement vivre, protéger sa famille et élever ses enfants. On fait avec ce jeune couple un long périple qui les emmène dans un petit village de Provence. Ils auront un enfant, un enfant différent.

C'est une lecture très agréable et enrichissante.

J'ai lu "La valse des arbres et du ciel" de Jean-Michel Guenassia qui raconte un décès accidentel de Van Gogh.

Crâne de squelette fumant une cigarette
Artiste Vincent van Gogh
Date 1885-1888



Caricature de Vincent Van Gogh 
réalisée par Ian Davy Brown (2020)
Source: ianart.co.uk


mardi 6 octobre 2020

Elle s'appelait Michèle de René MESTRALLET


 


Quatrième de couverture :

Dans chaque maison, bien enfouis sous les piles de drap, se meurent des secrets de famille.

Inspiré de tous ces non-dits, ce roman nous entraîne de la Provence sous l’occupation allemande à la quête de la vérité sur la disparition de deux enfants dans le Berlin de l’après-guerre.

La lumière éclatera enfin, sous le soleil d’un matin d’août 2016…

Mon avis :

Albert, alcoolique notoire, rencontre Michèle, puis Yves, le petit frère de la "Dame Blanche", qui raconte la guerre et Müller. Albert décide de chercher ce que sont devenues les deux fillettes. On va suivre ce périple qui le mènera à Berlin…C'est un parcours intéressant, une histoire peu banale.
Ce roman est très court. 
René Mestrallet donne un prénom à cet étrange mythe, un but à l'errance de la jeune femme. Michèle cherche sans fin ses filles disparues depuis si longtemps…




Je crois que la première fois que j'ai entendu parler de "La dame blanche", j'étais adolescente, à Nouméa. L'histoire était vraie, palpable, la peur présente, l'histoire est intemporelle. Puis à l'internat, à Argelès-Gazost. Quelques variantes bien sur…Une jeune femme, en blanc, sous la pluie, un homme désireux d'aider, le gilet blanc oublié dans la voiture, ramené à sa famille, l'horreur de découvrir qu'il appartenait à une jeune fille morte, enterrée avec …le gilet selon les versions devenait châle. Mais c'est toujours un accident de voiture, par temps de pluie qu' on rencontrait  cette jeune femme.


Chouette effraie, 
couramment appelée 
"Dame blanche"

lundi 5 octobre 2020

Contes de la rue Broca de Pierre GRIPARI


Quatrième de couverture :

De pittoresques sorcières mélomanes et rebelles, vivant dans un placard aux balais ou rue Mouffetard, un diablotin aussi désobéissant qu'attachant, Blanche-Neige certes orpheline, mais cinq fois plus belle que ses soeurs : voici les célèbres personnages qui peuplent ces cinq contes, choisis parmi les plus grands succès de Pierre Gripari.

Ces créatures savoureuses, appartenant au monde merveilleux, sont joyeusement confrontées au monde ordinaire sous la plume énergique, fantasque et poétique de Gripari : une écriture fine et pleine d'humour qui permettra aux élèves de s'interroger sur les limites du monstre et de l'humain et de partir à la découverte de l'univers extraordinaire, insolite et pourtant familier créé par ce grand conteur du XXe siècle.

Mon avis :

J'ai eu envie de contes, de nouvelles qui s'adressent à un jeune public, peut-être pour redevenir cette petite fille qui pouvait chanter faux, mais à tue-tête, danser (gesticuler!) n'importe comment. 
Elle pouvait aussi se cacher derrière la lecture pour s'évader, s'échapper du monde des adultes.
J'ai découvert ces contes chez ma fille, alors qu'elle les lisait à ses enfants.

Caricature de Pierre Gripari (1925-1967)
Source Educalile, la littérature à l'école

vendredi 2 octobre 2020

Washington Black d' Esi EDUGYAN

 


Quatrième de couverture : 

La Barbade, 1830. Washington Black, onze ans, est esclave dans une plantation détenue par un homme cruel. Très vite, sa vivacité et ses talents de dessinateur impressionnent le frère de son maître, l’excentrique Christopher Wild. Cet explorateur abolitionniste le prend sous son aile pour l’assister dans un projet fou : construire un ballon dirigeable. Mais un jour Wash est accusé à tort d’un crime et les deux hommes sont contraints de fuir. S’envolant des Antilles au pôle Nord, de Londres au Maroc, c’est un voyage extraordinaire qui attend le jeune Wash en ce siècle de découvertes. Mais le chemin le plus dur à parcourir sera celui qui le mènera vers la liberté…
Traduit de l'anglais (Canada) par Michelle Herpe-Voslinsky. 

Mon avis :

Il est ici bien sûr question d'esclavage, de l'esclavage pur et dur, certains hommes sont considérés comme du bétail. C'est un cheptel, une possession, le droit de vie et de mort du maître.
De 1830 à 1832, nous partageons le quotidien de "Black", enfant esclave protégé par Big-Kit. Elle lui parle de son Dahomey natal, lui explique ce que c'est que d'être libre. Lui, né en captivité, déjà connait et rêve d'un ailleurs. 
À Faith Plantation, à la Barbade, Erasmus Wild est un maitre particulièrement sadique, il prend plaisir à humilier, blesser… la vie est dure pour ses esclaves. 
Il a beaucoup de talent, ce tout jeune Georges Washington Black, il dessine si bien qu'il est remarqué par Christofer Wild, le frère de son maitre.
C'est une rocambolesque évasion, à l'aide d'un "dirigeable" baptisé "Fendeur-de-nuages" par Christofer Wild, dit "Titch'' …
1832, 1834, 1836...
Le monde va s'ouvrir pour ce jeune enfant. Le monde et les hommes. Ceux que sa couleur et ses cicatrices font fuir, et ceux qui l'acceptent tel qu'il est… 
Une merveilleuse lecture, une épopée agréable à suivre, un enfant qui grandit, un enfant "hors norme" mais jamais de pathos , seuls le courage et la volonté d'avancer dominent.

Esi Edugyan
Photo source 
Story music & art 
KRWF 2019

La peine du bourreau d' Estelle THARREAU (Partenariat Taurnada)


Présentation de l'éditeur:

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451. Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l'injection létale.
Quatre heures dans l'isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d'un homme.


Mon avis : 

C’est toujours un plaisir pour moi de retrouver l’écriture d’Estelle Tharreau.
Je ne l’attendais pas dans ce registre, prenant la voix d’un bourreau pour parler de la mort, celle qu’on donne de manière légale, celle qui à mon sens abaisse un état au rang de criminel, la met au même niveau que les délinquants les pires de nos sociétés.
Quelle idée pour un gouverneur, élu républicain du Texas de venir s’entretenir avec un condamné, et de dialoguer avec un bourreau. 
Peut-il vraiment gracier l’auteur de cinq crimes ? 
Entre le condamné et le politique, il y a le bourreau !
«Le vieux cow-boy», n’est pas n’importe quel bourreau. Il va raconter ses 42ans de carrière, les condamnés, tous si différents les uns des autres. Certains peut-être, innocents, ou trop lourdement condamnés, d' autres pervers et manipulateurs… 
Oui, un monde carcéral brutal où la rédemption n’a pas de place. Un monde sans espoir.
J’ai beaucoup aimé la voix de ce bourreau, cette façon de s’humaniser au cours de sa vie, de comprendre que d’être même le dernier maillon de la chaine, c’est participer aussi.
Alors qu’autour de la prison abolitionnistes et pro peine de mort s’affrontent, trois hommes essaient de retrouver un peu d’humanité. 


Les prochains romans s'écriront au Sénégal et sur ce bureau.


Photo publiée avec l'aimable autorisation d'Estelle Tharreau.

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.





samedi 26 septembre 2020

Champ de tir de Linwood BARCLAY

 


Quatrième de couverture :

Quand des citoyens justiciers sèment la terreur dans une petite bourgade américaine... Meurtres, complots et coups tordus : à Promise Falls, on ne badine pas avec le crime !

D'habitude si paisible, la petite ville de Promise Falls est en ébullition. C'est d'abord un type ahuri qui débarque dans le bureau de l'inspecteur Duckworth en prétendant avoir été kidnappé et passé à tabac. Sur son dos, un tatouage l'accuse d'être un meurtrier.
Et puis il y a l'affaire Jeremy Pilford. Ce gosse de riche arrogant, soupçonné d'avoir écrasé une jeune fille, vient d'engager le privé Cal Weaver pour assurer sa sécurité. Acquitté au tribunal pour irresponsabilité, l'adolescent se retrouve lynché dans les médias et harcelé par une meute d'anonymes.

Qui sont ces bons redresseurs de torts, ces "social justice warriors" rassemblés sur les réseaux sociaux, déterminés à faire payer les supposés criminels ? Quelles sont leurs intentions ? Et sont-ils toujours bien informés ?

Alors que la ville ressemble à un champ de tir, Duckworth et Weaver ne seront pas trop de deux pour lutter contre cette chasse aux sorcières des temps modernes...
Traduit de l'anglais (Canada) par Renaud Morin.

Mon avis :

J'ai pris un réel plaisir en lisant ce quatrième tome de la série  "Promise Falls" .
Quel bonheur de retrouver cette petite ville américaine, inventée de toute pièce, ses habitants, son policier, l'inspecteur Duckworth et le détective privé Weaver. 
Deux enquêtes parallèles qui bien sûr se croisent, se complètent. 
Duckworth espère des relations apaisées avec son fils, Weaver espère juste bien faire ce qu'il fait.
Weaver doit protéger le jeune Pilfort victime de harcèlements, les réseaux sociaux l'ayant choisi pour cible. Duckworth doit enquêter sur un tatouage étrange dessiné sur le dos d'un jeune homme "fragile".
Des rebondissements, de l'action, des poursuites, mais aussi les drames de l'abandon, de l'isolement, de la solitude. On trouve dans la lecture de cette série toute la palette des sentiments .


Linwood Barclay 
Caricature de Paul Moyse
Source Irancartoon.com


mardi 22 septembre 2020

Regarder le noir d'Yvan FAUTH

 


Quatrième de couverture : 

LES GRANDS NOMS DU THRILLER FRANÇAIS METTENT NOS SENS EN ÉVEIL.

Douze auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d'ordre est le même pour tous : que l'on ouvre grand les yeux au fil de récits qui jouent avec les différentes interprétations de la vision.

Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots... et jusqu'à la chute. Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture.

N'ayez pas froid aux yeux, venez 
Regarder le noir


Mon avis:

Une lecture agréable.

Regarder les voitures s'envoler d'Olivier Norek

Voilà un auteur que j’apprécie beaucoup ! 

Je viens de terminer « Code 93 » et « Territoires » est dans ma PAL.

Glacée, j’ai été glacée par cette nouvelle…Et si j’avais eu le moindre doute quant à la teneur de ce recueil, Norek a su le balayer d’un envol de voiture !

Mes lectures de Norek

 

Nuit d'acide de Julie Ewa

Un auteur que je ne connais pas. Elle nous plonge dans l’horreur des enlèvements d’enfants pour les employer à la mendicité. 

Sordide, inhumain mais hélas tellement vrai !

 

The Ox de Fred Mars

Un auteur que je découvre.

Un banal homme de ménage qui ne voit pas, qui voit en nuance de gris,

un crime très violent. Des flashs, une boite pour forniquer sans états d’âme.

À découvrir en tout cas ! 

 

Le mur de Claire Favan

Noir, encore, ce futur apocalyptique que nous décrit Favan, où les gens sont « classés » en fonction de leur vue. Sans doute parce qu’on navigue « à vue ».

 Ma lecture de Claire Favan ici


Demain de René Manzor

Un auteur que j’ai eu le plaisir de découvrir avec « Celui dont le nom n’est plus » et que j’ai retrouvé avec bonheur ici. Chance, son héroïne est si jolie, si mystérieuse…

 

Transparente d'Amélie Antoine

Se sentir mal aimée, se trouver insignifiante, regarder le temps passer, et le regard s’éteint ! Pourtant, il suffit d’un sourire ! Parfois !

 

Anaïs de Fabrice Papillon

Anaïs, très chère et très belle Anaïs, pourquoi hantes-tu notre héros. Qu’a donc fait Monsieur Darcy pour être ainsi persécuté par sa belle?

 

La tache de Gaëlle Perrin-Guillet

« Haut le chœur » et je découvre Gaëlle Perrin-Guillet.

Complètement happée par cette nouvelle à la chute étonnante !

 

Private eye de R. J. Ellory

Je viens de terminer « Seul le silence »

Je retrouve Ellory, toujours traduit par Fabrice Pointeau.

Une histoire noire de « tel est pris qui croyait prendre » et amorale à souhait !

Mes lectures d' Ellory ICI

 

Tout contre moi de Johana Gustawsson

J’ai eu beaucoup de mal avec cette nouvelle que j’ai lu à plusieurs reprises. La tristesse d’un amour, l’adultère… 

 

Darkness de Barbara Abel et Karine Giebel

La tristesse de l’abandon, la tristesse de la séparation,

Deux écritures, deux vies en parallèles.

Mais entre ces deux vies, un lien indéfectible.

Mes lectures de Giebel ICI


Yvan Fauth
Dessin : Jack Koch
Source Bibliosurf.com


Alors pourquoi pas "Sentir le noir", "Goûter le noir" et "Toucher le noir "?
J'attends avec impatience ces suites!

ICI  "Écouter le noir"

dimanche 20 septembre 2020

Seul le silence de R.J. ELLORY


 

Quatrième de couverture :

Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. 
Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. 
Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient... 
Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. 
Traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau.

Mon avis :
 
 J'ai eu cette étrange impression d'immersion en lisant ce roman. Plonger dans l'écriture et lire en apnée, tant le propos mérite de ne pas se laisser distraire. Être soulagée de rencontrer une écriture différente, une écriture italique pour reprendre mon souffle, pour respirer enfin!  
Comme elle est longue, lente, triste cette vie qui semble n'être que malheur, et pourtant, la douceur des plumes blanches, des plumes d'anges! 
Les anges, ce sont ces petites filles enlevées, violées, mutilées. 
Alors qu'il est si jeune, Joseph découvre le premier meurtre, le premier d'une longue série. Il a essayé pourtant de protéger, il a crée "Les anges gardiens'', il a tenté d'être vigilant, mais il n'était qu'un enfant pour qui la vie ne sera plus jamais "simple et tranquille" (P.V.). 
De cette lecture, on ne sort pas indemne.
J'ai aimé l'écriture de l'auteur, j'ai aimé la façon dont l'auteur raconte cette histoire. 
J'ai aimé que Joseph soit le narrateur, et que le narrateur soit un écrivain. 
Et si j'ai préféré "Papillon de nuit"c'est sûrement une question de moment. 



Ron Jon ELLORY 
Photo Facebook Mai 2019


8 juin 2014
Palais Jacques Coeur à Bourges.
Un cri tellement silencieux! 

dimanche 13 septembre 2020

Le discours de Fabrice CARO



Quatrième de couverture : 

"Je prononcerai ce discours à une condition, Ludo, une seule : que tu arrêtes de faire grincer ta fourchette dans ton assiette. Je pourrais tuer pour ça. Il y a des codes, Ludo, sinon c’est le bordel. Sept milliards de névrosés essayant de vivre ensemble, se faisant croire que c’est possible, qu’on ne tue pas pour un grincement de fourchette dans l’assiette, qu’on ne quitte pas son amoureux parce qu’il fait du bruit en buvant son café.»

Lors d’un dîner en famille, Adrien, qui vient de se faire plaquer, apprend qu’il doit prendre la parole au mariage de sa sœur. Entre le gratin dauphinois et les tentatives de discours toutes plus absurdes les unes que les autres, il n’espère qu’une chose : que Sonia revienne.


Mon avis:

J'ai beaucoup ri en lisant ce livre, sans retenu, ri aux éclats. 

Qui parmi nous n'a pas un jour laissé vagabonder son esprit pendant un repas de famille, l'air entendu, le sourire aux coins des lèvres, prête à une répartie bateau si une question trop directe est posée?               Qui n'a pas observé un jour, au cours d'un interminable repas de famille quelqu'un étouffer un bâillement, sourire bêtement alors que le propos étai triste, et regarder discrètement sa montre?

Fabrice Caro est connu sous le pseudonyme de « Fabcaro », dessinateur et scénariste il travaille pour différentes revues de bandes dessinés, pour la presse et l'illustration de livres. 

Je ne sais malheureusement pas lire les bandes dessinées. Je ne connais donc pas l' oeuvre de ce sympathique et talentueux jeune homme. 


Illustration "Fabrice Caro" 
de Corinne Hyafil, 
influenceuse LOKKO
 journaliste, réalisatrice "LOKKO"

samedi 5 septembre 2020

Code 93 d' Olivier NOREK


Quatrième de couverture: 

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste: celle d’un mystérieux dossier, le "Code 93" ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

Mon avis :

Malgré les scènes de meurtres et de tortures particulièrement violentes, malgré la déchéance et le malheur, la drogue et la prostitution, quel bonheur de lecture.
Une équipe soudée, une nouvelle recrue atypique et plutôt sympa, le drame de la trahison d'un collègue et surtout ami.
Après "Entre deux mondes" et "Surface" me voici de nouveau séduite par l'écriture de Norek.
C'est mon premier "Victor Coste" et "Territoire" est dans ma PAL.



Illustration "Olivier Norek" 
de Bruno Chabert.
Métro du 03/08/2016

dimanche 30 août 2020

L' attentat de Yasmina KHADRA


Quatrième de couverture :

Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. 
Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien

Mon avis :

C'est la descente aux enfers du docteur Amine que nous allons vivre. 
Il est chirurgien. Il tente de réparer les survivants d' un attentat. Il découvre que la responsable kamikaze n'est autre que Sihen, son épouse aimée.
Il va essayer de comprendre comment son épouse a pu se radicaliser, devenir terroriste et donner sa vie à "sa" cause.
C'est très bien écrit, la dureté du propos est adoucie par la poésie des mots.



Illustration de Yasmina Khadra
À la recherche du temps gagné.
Janvier 2012

samedi 29 août 2020

L'institut de Stephen KING


Quatrième de couverture : 

Au coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.

Luke se réveille à l'Institut, dans une chambre presque semblable à la sienne, sauf qu'elle n'a pas de fenêtre. Dans le couloir, d'autres portes cachent d'autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques.

Que font-ils là ? Qu'attend-on d'eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s'enfuir ?

Traduit de L'anglais (États-Unis) par Jean Esch.

Mon avis:

Avec l'institut, c'est mon âme d'enfant que j'ai retrouvée. 
Captivée par ce roman, j'ai suivi sans crainte le jeune meneur Luke. Enlevé, incarcéré dans un établissement pour le moins étrange, il va partager le quotidien d'autres enfants, comme lui hors norme. Car il faut bien le dire, l'institut ne recrute pas! L'institut enlève, arrache de façon violente de jeunes enfants à leur famille, assassinant les parents. 
Un veilleur de nuit, ancien flic se laissant guider par le hasard va se prendre d'affection pour notre jeune héros, pour ces jeunes devenus cobayes, à la merci d'adultes sans scrupule.
Lecture addictive, les pages se succèdent à la vitesse grand V tant le désir de connaitre la suite est présent. 
J'étais très méfiante, avec Stephen King, on ne sait jamais comment les choses vont évoluer!


Caricature réalisée par 
Jim Stigall (Juin 2020)