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vendredi 13 septembre 2024

La reine à la rose blanche (La reine clandestine) de Philippa GREGORY

Lorsqu’elle rencontre Edouard IV, Elizabeth Woodville est une jolie veuve de 28 ans, mère de deux garçons, Thomas et Richard Grey.
Elle est d’une grande beauté et séduit Edouard IV. Un amour passionnel semble les unir, et le roi l’épouse en secret, avant de l’installer à la cour et d’officialiser leur union. Comment résister alors à nommer à des postes clés des membres de sa famille, de donner des terres et autres avantages à ses amis. Elle se crée ainsi des réseaux et pourra asseoir son autorité.
C’est une lecture fascinante, l’histoire est respectée. Philippa Grégory est historienne britannique. D’elle, je n’ai lu que cet ouvrage, mais j’y ai trouvé une grande rigueur historique. J’ai aimé ce roman, je n’ai pas aimé l’héroïne, à l’ambition démesurée.

Quatrième de couverture :

Angleterre, 1464. Les Lancastre disputent la Couronne aux York. Elizabeth Woodville de la maison d’York est une femme d’une beauté et d’une ambition extraordinaires. Veuve et mère de deux enfants, elle épouse en secret le jeune roi, Edouard IV. Alors qu’elle se montre à la hauteur des exigences de sa nouvelle position et se bat pour le triomphe de sa famille, ses deux fils sont enfermés à la Tour de Londres et de plus en plus de courtisans viennent grossir les rangs des Lancastre, leurs ennemis jurés. Combien de victimes innocentes devront encore périr avant que cette guerre fratricide ne prenne fin ?
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Céline Véron Voetelink 

Par sa fille Élisabeth d'York, elle est la grand-mère maternelle du roi Henri VIII d'Angleterre et l'arrière-grand-mère du roi Édouard VI d'Angleterre, de la reine Marie Ire d'Angleterre et de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre, et enfin l'arrière-arrière-grand-mère de Marie Ire d'Écosse. Elle est ainsi l'ancêtre de tous les monarques anglais depuis Henri VIII, de tous les rois écossais depuis Jacques V d'Écosse, et de tous les souverains britanniques depuis Jacques VI d'Écosse et Ier d'Angleterre.

Merci Laurence pour ce joli cadeau !

mercredi 25 août 2021

Elmet de Fiona MOZLEY

 


Quatrième de couverture :

« Le sol regorgeait d’histoires brisées qui tombaient en cascade, pourrissaient puis se reformaient dans les sous-bois de façon à mieux resurgir dans nos vies. »
John est venu s’installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans le Yorkshire rural où était née leur mère. Ils y construisent une petite maison, bordée par la forêt et la voie ferrée. Dans ces paysages tour à tour désolés et enchanteurs, les deux enfants grandissent en marge des hommes, chassant pour se nourrir et recevant, pour toute éducation, quelques leçons d’une voisine. Mais un gros propriétaire terrien, Mr Price, menace de les expulser si John refuse de passer à son service. Ravivant un passé trouble, ce chantage déclenche dans la région un crescendo de violence. Jusqu’où John ira-t-il pour protéger les siens ?
Traduit de l'anglais par Laetitia Devaux.

Mon avis :

Étonnant personnage que ce père ! Une force de la nature qui pour vivre a longtemps combattu, boxeur clandestin. Lorsque meurt la grand-mère de ses enfants, John Smythe s’installe avec Cathy et Daniel sûr les terres ayant appartenu à sa femme, un coin perdu entre Édimbourg et Londres.
 Dans ce petit paradis, où de leurs mains ils bâtissent leur maison, façonnent les meubles, John ne semble plus vivre  désormais que pour protéger ses enfants, vivant de la forêt et de ce qu’elle lui donne. Étrange éducation, les laissant libres, et pourtant si protecteur.
Daniel nous raconte cette histoire, entre conte et légende, amour et violence. Et comme dans tous les contes, il y a le méchant, le mal.
J’ai été surprise, l’histoire se passe dans les années quatre-vingt, mais elle m’a parue intemporelle.
Il y a ce que Daniel raconte, et en italique, ce qu’après le drame Daniel vit. Les deux récits s’entrelacent. C’est savoureux. J’ai trouvé l’écriture de Fiona Mozley très poétique, très douce malgré des scènes très violentes. Pour un premier roman, un coup de maître !

Fiona Mozley 2020 
Photo source"joëlle losfeld"


dimanche 18 juillet 2021

Murder Game de Rachel ABBOTT

 


Quatrième de couverture :

La première fois que Jemma se rend dans le manoir de Polskirrin, c’est pour le mariage du richissime Lucas Jarrett. Jamais elle n’oubliera la vue saisissante de cette demeure dominant la mer, perchée sur un éperon de Cornouailles. Jamais, non plus, elle n’oubliera la vue du corps d’Alex, la sœur tant aimée du marié, échoué sur cette plage de galets au matin de la cérémonie.

Un an plus tard , elle est de retour à Polskirrin, pour célébrer le premier anniversaire de ces noces funestes.

Mais, plutôt qu'à une fête c'est à une réception macabre qu’elle et ses amis sont conviés. Un murder game au raffinement sordide : mêmes personnes, mêmes tenues, même repas … Dans une mise en scène terrifiante, Lucas a recréé la nuit qui a vu mourir sa petite soeur.

Jusqu'où le jeune homme est-il prêt à aller pour démasquer le meurtrier d'Alex? L'effroi gagne Jemma et chacun des convives : l'issue ne peut être que fatale…
Traduit de l'anglais (Royaume-Unis) par véronique Roland


Mon avis :

J’ai eu l’impression de lire une tragédie grecque.
Unité de temps ! Le temps d’un repas, le même funeste repas anniversaire. L’anniversaire d’un jour qui aurait dû être heureux et qui fut hélas tragique. Alex est retrouvée morte sur la plage, noyée, accident ?
Suicide ?
Unité de lieu ! Ce magnifique manoir « Polskirrin » dans les Cornouailles.
Unité d’action ! La mort d’Alex. Découvrir lequel des invités avait brisé l’enfance d’Alex, et donc l’aurait assassinée pour qu’elle ne le dénonce pas.

Elle est très amoureuse, Jemma, encore toute jeune mariée, et elle va enfin faire la connaissance des amis de jeunesse de son mari.
Elle découvre très vite que le seul lien entre les amis, c’est Lucas.
Quand ils reviennent un an plus tard, plus rien ne va entre Matt et Jemma.
Et c’est à ce moment-là que commence la tragédie. Ce jeu macabre et mortel inventé par Lucas pour découvrir qui a tué sa sœur un an plus tôt, et pourquoi.
C’est un jeu sordide auquel se livre le richissime Lucas Jarrett. Il profite de son influence pour obliger ses invités à participer. L’arrivée des policiers perturbe le scénario.
Stéphanie King et son compagnon Gus Brody arrivent sur les lieux pour enquêter sur la disparition d’une jeune immigrée.
Rachel Abbott est assez habile pour nous dévoiler l’intrigue tout en nous incitant à poursuivre notre lecture. On a envie de savoir si on a vu juste, si on a raison…

Une lecture agréable, Stéphanie King est une héroïne sympathique que j’aurai plaisir à retrouver.

Rachel Abbott 
Photo source Booknode


Mes lectures

mardi 25 mai 2021

Sous emprise de Rachel ABBOTT

 


Présentation de l'éditeur

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Tom Douglas, par la reine du suspense à l’anglaise.
Ils reviendront bientôt. Ils reviennent tous les soirs.
Une femme exhale son dernier soupir sous des flocons de neige. A quelques kilomètres de là, deux autres vivent recluses dans une cuisine, muettes de terreur. Un peu plus loin, une jeune mariée envisage sa fuite. Toutes ces femmes n'ont rien en commun, et pourtant elles partagent ceci : avoir fait le mauvais choix; et ne plus en avoir aucun, désormais. Le destin va les réunir. Bientôt, elles formeront une famille. Pour le pire…
Combien d’entre elles doivent périr ? Qui les contrôle ? Et dans quel but ?
Traduit par Marie Kempf.

Mon avis :

Me voilà de nouveau partageant quelques heures de ma vie avec Tom Douglas, Becky et Keith.
Je connais moins la vie privée de Keith, en revanche j’aime que celle de Becky soit équilibrée, et que Tom Douglas ne se perde pas dans de cruelles dépressions. C’est une équipe agréable, et comme Becky est enceinte, la jeune Lynsey est intégrée à l’équipe.
Sharon va se marier. Elle enterre sa vie de jeune fille, prend un rendez-vous « sexe » à Pennington Flach et est témoin du comportement étrange d’un couple.
Et tout commence comme dans un rêve pour Caroline Baldwin (Callie). Son grand-père lui a offert une croisière, elle part seule pour la Birmanie. Elle laisse son compagnon maltraitant Ian, non sans lui avoir demandé de quitter les lieux. Elle rencontre Théa, une adorable dame septuagénaire et son compagnon.
J’ai été envoutée par cette histoire peu ordinaire d’emprise. Au-delà de la maltraitance au foyer, au travail, de l’emprise des sectes et des gourous. Il n’est pas simple d’expliquer la perversion, cette soif de domination, ce besoin d’asservir, avoir une main d’œuvre gratuite, des esclaves. L’utilisation de drogues, de produits addictifs pour asservir et anéantir toute rébellion.

Ce que j’aime, c’est qu’avec Rachel Abbott, la surprise est toujours présente. Une lecture qui ne laisse pas indifférent et qui soulève le problème pas si rare de la domination, du pouvoir.


Mes lectures de Rachel Abbott

jeudi 20 mai 2021

Les femmes qui craignaient les hommes de Jessica MOOR


Présentation de l'éditeur :

La banlieue de Manchester abrite une maison pas comme les autres : une résidence sécurisée réservée aux femmes. Ici, elles sont nombreuses à vivre loin de ceux qui ont fait de leur quotidien un cauchemar. Alors, quand le corps de Katie, leur conseillère et amie dévouée, est retrouvé dans la rivière et que l'inspecteur Whitworth entreprend de les interroger, leur réflexe est de se cacher, de se taire.

Pourtant, elles vont devoir parler. Si elles ne le font pas, la police classera l'affaire en suicide. Comment ces femmes terrorisées pourront-elles jamais se confier à un homme ? Et comment livrer ce qu'elles savent sans risquer de faire tomber l'une d'entre elles ? Car chacune détient une pièce de ce puzzle macabre, et révéler la clé du secret pourrait mettre à l'épreuve leur solidarité, ce dernier lien qui les protège dans une société qui semble les avoir oubliées...
Que vaut la vie d'une femme ?
Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Alexandre Prouvèze.


Mon avis :

Voilà un sujet terrible, un témoignage universel des violences faites aux femmes. Choisir un refuge pour femmes battues est une excellente idée. Toutes les violences sont dénoncées, les violences physiques, psychiques, les harcèlements, les viols, et tout ça au sein du foyer.
Les femmes, de toutes origines, de tous les milieux. Anéanties par un male dominateur, un mari, un amant, un père, un frère.
Incapables de réagir, asservies, même quand elles ont un niveau d’étude supérieur à celui de leur conjoint, même si elles occupent dans la société un poste à responsabilité. C’est sans s’en rendre compte qu’elles plongent dans l’horreur d’un quotidien. Elles perdent toute autonomie, leur personnalité est détruite. La peur devient leur quotidien. Incapables de réagir, alors elles coulent tout doucement vers le néant.
Il y a un « avant », où peu à peu Katie est anesthésiée par son compagnon, il y a un « maintenant » où on enquête sur son suicide ? son meurtre ?
C’est froid comme un reportage, c’est sans pitié comme la réalité. L’auteur a su décrire l’esprit sans pathos. Pas de sensiblerie.
Un livre utile je crois, pour que la majorité comprenne que quitter n’est pas simple pour ses femmes sous influence. Comprendre qu’elles ont besoin d’aide, de refuges.

Jessica Moor
Photo source Livraddict

samedi 15 mai 2021

Proie de Rachel ABBOTT


Présentation de l'éditeur 

Quelques mois après la disparition brutale de son mari, Natalie a retrouvé l’amour dans les bras d’Ed, le meilleur ami du défunt. Mais aux effusions des débuts succèdent bien vite les tensions et la conviction que ce dernier cache une personnalité troublée, sombre et inquiétante. Pour protéger Scarlett, sa fille de quinze ans, Natalie décide de fuir Ed pour s’installer dans un immeuble de la banlieue de Manchester. Mais l’endroit est-il réellement sûr ? Alors que mère et fille tentent de se reconstruire dans cette nouvelle vie, des phénomènes étranges surviennent dans l’immeuble ; des bruits que seule Scarlett semble entendre et qui la terrorise… Natalie et sa fille auraient-elles quitté une menace pour une autre, plus terrible et insidieuse encore ?
L’inspecteur Tom Douglas est sur le coup. Mais arrivera-t-il à temps pour les sauver du danger qui se rapproche ?
Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Samuel Sfez.

Mon avis :

C’est la première fois que je rencontre cet auteur, et je dois dire que j’ai été séduite par ce roman « tourne-page » qui m’a portée jusqu’au bout de la nuit.
Un chemin étroit, un homme tôt le matin, un chiot, un drame. Bernie et Zena sont écrasés par un chauffard.
J’ai vécu avec Natalie cette jeune et jolie veuve, Scarlett sa délicieuse fille.

Après le décès de son mari, Elle avait retrouvé l’amour, la tendresse avec Ed, cet ami de toujours, ce meilleur ami de Bernie, le parrain de sa fille. Découvrant d’étranges liens sur l’ordinateur d’Ed, elle fuit terrorisée par l’idée que sa fille soit victime d’un prédateur ! Elle loue un appartement à Manchester. Des amitiés de toujours, pour se ressourcer, pour se retrouver.
Alors commence pour Scarlett, une étrange histoire où l’imagination de l’adolescente n’est pas la seule responsable.
Des photos de jeunes ados séduites puis abusées, la peur des publications sur les réseaux sociaux, la peur des parents. Suicides, disparitions inquiétantes. 
J’ai été ravie de faire la connaissance de Tom Douglas, ce sympathique détective. Il est secondé par la charmante Becky qui sait aussi jouer les entremetteuses et par le méthodique Keith. Une équipe sympathique que je retrouverai avec plaisir.

dimanche 22 novembre 2020

L'homme au complet marron d' Agatha CHRISTIE

 


Quatrième de couverture :

Londres. Un homme se tient au bord du quai du métro. Soudain, il recule et tombe sur les rails.
Accident ? Suicide ? La police retrouve dans ses poches un permis de visite pour une maison à louer dans la banlieue de Londres: la villa du Moulin.
Banlieue de Londres. Le corps d'une inconnue est découvert dans une villa déserte. La villa du Moulin Coïncidence ? Difficile à admettre . D'autant qu'en ces deux occasions, un même suspect semble s'être trouvé sur les lieux. Signalement : grand, bien bâti, bronzé, yeux gris. Autre détail : l'homme porte un complet marron…
Traduit de l' anglais par Juliette Pary.

Mon avis:

C’est un étonnant voyage en Afrique de Sud que nous offre Agatha Christie.
Entre aventure et romance, c’est une lecture facile.
Tout va très vite et notre jeune héroïne est jolie et sympathique.
Un gentil moment de lecture.

Agatha Christie 
Caricature 
Source
Dessin pour la couverture du Magazine "Lire" Floc'h
Enregistrée par Poisoned Pen iBookstore

lundi 20 avril 2020

Liquide inflammable de Robert BRYNDZA


Quatrième de couverture :

Alors qu’elle sonde les profondeurs d’une vieille carrière inondée à la recherche d’une cargaison de drogue, l’inspectrice Erika Foster fait une macabre découverte : un sac-poubelle renfermant des ossements d’enfant.
Le légiste est formel : le squelette est celui de la petite Jessica Collins, sept ans, dont la disparition en 1990 avait profondément ému l’Angleterre. Un dossier classé sans suite depuis.

Obsédée par ce drame, Erika se jure de faire toute la lumière.
Mais entre la pression de sa hiérarchie, l’effervescence des médias alléchés par ce sordide rebondissement et le silence de la famille Collins, la flic entêtée sent rapidement qu’elle a mis les pieds dans une affaire complexe, aux ramifications aussi noires qu’étonnantes… et dangereuses.

L’eau est un parfait tombeau. Et l’on ne devrait jamais déranger ceux qui y sont engloutis.
Traduit de l'anglais par Chloé Royer. 

Mon avis : 

Ce fut un plaisir pour moi de retrouver Erika Foster, cette détective d'origine slovaque (comme l'auteur!), atypique dans ce monde britannique. Toujours en deuil de son mari Mark tragiquement disparu.
Grâce à son talent d'enquêtrice elle a réussi à trouver une place au sein de son groupe.
Aidée par ses fidèles Moos et Peterson, elle va tenter de remonter le temps pour découvrir ce qui est arrivé à Jessica Collins, disparue en 1990 et retrouvée vingt-six ans plus tard.
Le récit est agrémenté par l’arrivée de la sœur et des trois neveux d’Erika.
L’auteur maitrise parfaitement son sujet et sait nous manipuler à souhait. 
J’ai été captivée par son récit et séduite par la fin. 

Mon petit plus :

J'ai choisi ce roman parce que j'avais apprécié la plume et l'univers de l'auteur en lisant 

jeudi 27 juin 2019

Il n'est jamais trop tard d' Anne YOUNGSON


Quatrième de couverture:

Rien de tel qu’un parfait inconnu pour se révéler à soi-même.
Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu’elle n’a jamais rencontré, elle ne s’attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d’un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n’ose pas espérer poursuivre les échanges.
Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d’avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s’apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir.
Leur amitié inattendue peut-elle survivre? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Traduit de l'anglais par Perrine Chambon


Mon avis:

Quel bonheur de lecture que ce roman!
Cette correspondance entre deux êtres que tout semble séparer est un vrai bain de fraicheur. Rien n'aurait du réunir Tina, fermière anglaise et Anders, conservateur d'un musée danois.
Rien sinon l'homme de Tollund. 
Alors entre-eux, un magnifique échange épistolaire. Ils vont au fil des lettres découvrir l'autre, mais aussi se découvrir, s'épanouir. 
C'est tout en tendresse, en respect.
Ils se racontent leurs drames, leurs joies, leurs espérances. 

Mon petit plus:

"L'homme de Tollund"



ancêtre des danois, mort entre 375 et 210 avant J.C. 
Je le trouve beau, le visage serein.
Il ne semble pas dormir pour l'éternité.

vendredi 29 juin 2018

La fille sous la glace de Robert BRYNDZA

Quatrième de couverture :

Le froid a figé la beauté de ses traits pour l'éternité. 

La mort d'Andrea est un mystère, tout comme l'abominable secret qu'elle emporte avec elle… 

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l'inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l'enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s'interroge : peut-elle encore faire confiance à son instinct ? Et si le plus dangereux dans cette affaire n'était pas le tueur, mais elle-même ? 

Sur la glace, aucun faux pas n'est permis.

Traduit de l'anglais par Véronique Roland.

Mon avis

Devenue veuve dans des circonstances dramatiques, Érika Foster essaie de se reconstruire, de continuer… Pas toujours très sûre d'elle. Elle est choisie par ses supérieurs  pour mener une enquête sur l'assassinat d'une jeune femme, Andréa, issue d'un milieu favorisé et politique.
Contre vents et marées, et surtout contre certains collègues carriéristes, contre les menaces des politiques et malgré les dangers qu'elle court, Érika va se battre pour découvrir le véritable assassin.
J'ai beaucoup aimé ce personnage, droit dans ses bottes, sympathique et attachante… 
À bientôt donc, pour un autre bon moment de lecture!

Mon petit plus:

J'ai choisi ce roman à cause de son titre… 
Il fait si chaud en ce début d'été que j'ai pensé me rafraîchir. 
Je vis tellement les romans que je lis qu'effectivement l'hiver londonien m'a apporté cette bouffée de fraicheur tant attendue!

dimanche 12 mars 2017

L'hôtel hanté

Wilkie COLLINS

Quatrième de couverture

Fiancée humiliée, veuve manipulatrice et soumise évoluant dans une famille en apparence respectueuse des usages de la haute société victorienne... Qui est vraiment la comtesse Narona ? Une intrigante prête à tout pour toucher une prime d'assurance sur la vie de son époux, ou bien la victime de craintes superstitieuses sur laquelle le destin semble s'acharner ? 
Entre Londres et Venise, Collins campe des personnages aux facettes multiples et complexes qui seront, consciemment ou non, les complices d'une mort naturelle qui ne tardera pas à se révéler suspecte.
Traduit par Henri Dallemagne.

Je n'ai pas particulièrement apprécié ce roman. 
Alors que nous sommes en Angleterre, époque victorienne, l'auteur dépeint des femmes que je ne sais pas apprécier. 
Trop de clichés! Une jeune femme blonde, fragile, qu'il faut protéger de la méchante, l'intrigante  brune, évidement! J'aurais tellement aimé que la fiancée humiliée soit à l'origine de la manipulation…juste pour lui trouver enfin du caractère!
J'ai d'abord cru lire une histoire fantastique, puis j'ai glissé vers le policier… et lorsque enfin le dénouement est là… le mâle dominant décide "quoi" faire des preuves afin de laisser l'héroïne dormir dans son ignorance.
J'ai quand même eu envie de lire ce roman jusqu'au bout, parce que j'avais envie de savoir, je voulais un rebondissement… 

Un avis différent du mien sur le blog

lundi 15 décembre 2014

Conte de Noël

Charles DICKENS


Ebenezer Scrooge, notre héros se satisfait de peu, ou plutôt de beaucoup, à condition qu'il s'agisse d'argent. Rien ne le satisfait davantage que de ne pas dépenser, même pour lui et d'entasser son "or".
Noël ne représente rien pour lui, si ce n'est d'être obligé de donner un jour de congé à son employé.
Seul, évidemment, le soir de Noël, il reçoit la visite de son associé décédé Jacob Marley. Du même acabit que notre héros, Marley revient de l'au delà, sans doute dans un espoir de rédemption, pour donner à Strogge la possibilité de, sinon changer son destin, au moins de voir à quoi ressemble sa vie.
Vont alors se succéder les "Trois esprits de Noël", la passé, le présent et le futur.
C'est un roman, un conte de 189 pages, partagé en cinq parties. Il est facile à lire, et empreint de l'esprit de Noël.
C'est un conte qu'on lit aux enfants pour leur faire comprendre que le partage et la compassion, c'est mieux que l'égoïsme et l'avarice.
Dickens (1812-1870) est considéré comme un des plus grand écrivain de son époque.

jeudi 30 octobre 2014

Une fille, qui danse

Julian BARNES
Couverture: Jean-Philippe Charbonnier

Quatrième de couverture

Au lycée, ils étaient trois amis jusqu'à ce qu'Adrian se joigne à eux. Il était différent, brillant et plus mûr. Tous l'admiraient. Ils croyaient alors vivre dans un enclos et qu'ils seraient bientôt lâchés dans la vraie vie. Pourtant, les jeux étaient faits en partie. 
À l’université, Tony, le narrateur, fréquenta Véronica et découvrit que le corps des filles est parfois défendu comme la zone d’exclusion d’un pays pour la pêche... Quelques mois plus tard, il apprit qu'elle sortait désormais avec Adrian. De rage, il leur écrivit une lettre épouvantable…
Pourquoi Adrian s’est-il suicidé ? 
Quarante ans plus tard, le passé qui resurgit révèle une terrible vérité. Elle bouleversera Tony et chacun des lecteurs d’ « Une fille, qui danse ». 
Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin.

Nous allons, avec ce roman, revivre avec Tony Webster, des moments de son passé désormais vieux de quarante ans, ses amis, avec lesquels il finira par ne plus avoir de contacts, mais aussi son « amour de jeunesse » Véronica et surtout leur rupture.
Marié, puis divorcé, père, puis grand-père, la vie est passée si vite, trop vite. A-t-il réalisé ses rêves ou a-t-il, peut-être par paresse, par orgueil laissé les choses se faire?
Pourquoi Véronica est devenue « La Toquée » ?
Mais en réfléchissant bien, ces souvenirs sont-ils la réalité, ou les années passant ne les aurait-il pas transformés, juste peut-être pour se donner le beau rôle, ou tout simplement supporter une rupture plus douloureuse qu’il veut bien le dire.
« Tu ne piges pas, hein ? Mais tu n’as jamais pigé » lui dira la Véronica d’aujourd’hui… Il faudra bien qu’on (Tony et le lecteur) finissent par comprendre…et je me dis « Quel gâchis! ».
J’ai lu de nombreuses critiques élogieuses de ce roman. Je dois reconnaître que je ne l’ai pas particulièrement aimé. Son style, d’abord, mais aussi les personnages, un peu trop ternes à mon goût.

mercredi 17 septembre 2014

Jane Eyre

Charlotte BRONTË

Couverture: John Everett Mellais

Quatrième de couverture

Depuis sa publication en 1847, "Jane Eyre" n'a jamais cessé d'être l'un des romans anglais les plus célèbres et les plus admirés.
Aucun élément de pathétique ne manque en effet à ce drame de la solitude et de la servitude, qui, grâce à l'imagination créatrice de Charlotte Brontë, baigne dans un inoubliable climat d'étrangeté.
Privée très tôt de ses parents, Jane Eyre a connu les rigueurs de l'orphelinat avant d'entrer comme gouvernante au château de Thornfield. Ses qualités d'esprit et de courage y sont vite appréciées. Le bonheur semble lui sourire. Mais, avec l'homme auquel elle va lier sa destinée, Rochester, sombre et fascinant, tyrannique et désespéré, elle va pénétrer dans un univers de tragédie.

Traduit de l'anglais par Sylvère Monod.

Autant le dire de suite, j'ai beaucoup aimé "Orgueil et préjugés" de Jane Austin, toutes les critiques de "Jane Eyre" que j'ai lues sont positives, c'est donc plutôt optimiste que j'ai abordé ce roman (de plus de six cents pages tout de même). C'est un roman que j'ai moyennement apprécié.

Jane Eyre est le narrateur, elle nous raconte sa vie.
Le roman se "découpe" en trois périodes:
L'enfance d'une orpheline, mal aimée de sa tante et cousins, puis confiée à un orphelinat.
On ne peut pas rester insensible à la vie de cette petite fille. Charlotte Brontë décrit fort bien les désarrois de l'enfant, son intégration, son évolution au sein même de cette pension, puis son besoin de partir.
Nous abordons ensuite les débuts de notre jeune gouvernante, puis son amour avec Rochester.
J'avoue avoir eu du mal avec cette partie, l'héroïne, que je trouvais courageuse et volontaire se transforme en une petite chose fragile devant son "maître". Elle a 18 ans seulement, elle ne connait rien aux hommes, mais quand même... je ne dirai rien sur ce qui m'a choqué pour ne pas dévoiler la trame à d'éventuels futurs lecteurs... J'ai eu l'impression de lire "un roman à l'eau de rose" ou un "roman à la Delly", pour les plus jeunes, un "Harlequin", mais bien écrit quand même.
Elle réussit à s'échapper avant que l'irréparable ne soit accompli, et va remonter dans mon estime. Elle va retrouver son assurance, trouver de quoi survivre, puis vivre. On la dit depuis le début peu jolie, je pense qu'en réalité elle est pleine de charme et que l' âge l'embellira. C'est vrai qu'elle semble toujours godiche face aux éléments masculins du roman, hommes très sûrs de la supériorité masculine. (Charlotte Brontë et ses soeurs ont utilisé des pseudonymes masculins pour pouvoir être éditées.)
La fin du roman n'est pas vraiment ce que j' aurai souhaité, mais c'est quand même une fin heureuse.

samedi 13 avril 2013

Orgueil et préjugés

Jane Austen


Je ne pensais pas prendre autant de plaisir en lisant ce roman. 
Je craignais cette époque où le mariage  est la seule pensée des mères et de leurs filles.
Mais non, très vite je suis entrée dans l'histoire.
J'ai suivi les amours d' Elisabeth Bennet et de Jane sa soeur aînée .
L' histoire n'est pas si simple.
Peut-on aimer au delà de sa condition sociale...même aujourd'hui, je ne suis pas certaine que les choses soient plus simples.