Affichage des articles dont le libellé est Littérature écossaise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Littérature écossaise. Afficher tous les articles

vendredi 9 novembre 2018

Voyage avec un âne dans les Cévennes de R. L. STEVENSON


Quatrième de couverture

À l'automne 1878, le jeune écrivain part avec une ânesse, Modestine, pendant douze jours et traverse les Cévennes depuis Monastier jusqu'à St Jean du Gard. Il nous décrit agréablement cette région de montagnes, et nous relate en même temps l'histoire de ces contrées, en particulier la révolte des Camisards.
Traduit de l'anglais par Léon Bocquet.

Mon avis:

J'ai aimé lire les préparatifs, le choix du matériel, des provisions, l'achat aussi de l'animal qui deviendra son compagnon (sa compagne plutôt). J'ai aimé les descriptions de la nature, des nuits passées à la belle étoile, le bruit de l'eau qui court…et l'orage qui gronde…
Mais voilà sur les 195 kilomètres parcourus j'ai peu aimé les rencontres avec les humains. Je n'ai pas apprécié les discours religieux, et si l'histoire des camisards peut-être passionnante, je ne lui ai, sous la plume de Stevenson trouvé aucun intérêt!
Mon petit plus:

J' avais vraiment envie de découvrir ce témoignage, j'avais envie de suivre Stevenson et son ânesse, de vivre ce début d'automne, aux couleurs merveilleuses dans ces régions…
J'ai toujours beaucoup de mal à parler d'un ouvrage que je n'ai pas aimé.
Pourtant je n'ai pas oublié de me plonger dans l'époque, où les moeurs, la façon de voir les animaux, les hommes du terroir et les femmes sont différentes d'aujourd'hui. 
Je n'ai cependant pas perdu mon temps, parce que Stevenson écrit bien. 

jeudi 11 février 2016

Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman

Kerry HUDSON

Quatrième de couverture

Venue au monde sous une bordée d'injures, Janie Ryan file une jeunesse âpre dans l'Écosse en crise des 80. De refuges en HLM minables, entre une famille aussi fêlée qu'aimante, l'alcool, les fins de mois à sec et les beaux-pères éclairs, elle se raconte. Et se construit : armée d'un humour féroce et d'une rage d'en découdre, Janie rêve d'une vie à elle, et elle l'aura. Un fabuleux portrait de femme(s), et d'une époque à vif, rythmé par une langue insolente.
Traduit de l'anglais (Écosse) par Françoise Lévy-Paolini

Il est très difficile de rester serein face à ce roman. La narratrice, Janie Ryan nous raconte sa vision du monde autour d'elle de sa naissance, de son premier cri, jusqu'au moment où, elle quitte le giron familial. 
La jeunesse de sa mère, Iris, n'est certainement pas une excuse, (j'ai connu des jeunes femmes, devenues mères très tôt qui sont devenues d'excellentes mamans, attentives à donner le meilleur à leur enfant!), mais plutôt le milieu d'où vient Iris. La drogue, l'alcool, la pauvreté intellectuelle (plus que pécuniaire) et cette immense solitude.  
Pourtant on sent l'amour qu'éprouve Iris pour Janie, mais il n'existe pas de mots d'amour sans preuve… 
J'ai ressenti cette même impression qu'en voyant " La tête haute", comment peut-on aider ces femmes, ces mères? Comment épargner les enfants?