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samedi 17 décembre 2016

Un dernier tour

Frank THILLIEZ


Quatrième de couverture

Des cadavres sont découverts en montagne : un homme, une femme puis une jeune fille.
Paul Mourier, de la police criminelle grenobloise, est mis sur l'enquête. Amnésique et handicapé suite à un incendie qui s'est déclaré chez lui quatre mois auparavant, il est aussi un peu alcoolique.
Les corps et les indices retrouvés sur les victimes permettent à Mourier de faire le lien avec L'Alpe d'Huez et le Galibier et donc avec le Tour de France.
Son enquête le mène à Rémy Van Hassen, un jeune coureur cycliste belge.
La confrontation entre les deux hommes va permettre à Mourier de reconstituer son histoire…


Elle ne fait que 13 pages, c'est une toute petite nouvelle…
L'inspecteur Mourier est "un peu" alcoolique, mais dans la littérature policière, ce n'est pas rare, handicapé, l'inspecteur Cormoran Strike imaginé par Robert Galbraith, pour ne citer que lui, l'est!
Mais amnésique et travaillant à la police criminelle de Grenoble… (!!?!!)
Une histoire plutôt originale, où les cadavres se suivent et guident Moutier vers le tueur et surtout ses souvenirs.



jeudi 15 décembre 2016

Un parfum d'herbe coupée

Nicolas DELESALLE

Quatrième de couverture
Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j'ai fait la gueule. Mais j'ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l'odeur de sa première clope. J'ai dit « ouais », j'ai dit « super », la mort dans l'âme, même si j'avais compris que la GTS pour la GTX, c'était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel.
N. D.
À travers des instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté. Des petits riens qui seront tout. Remarquable et universel.


Beaucoup de plaisir en lisant ces souvenirs d'enfance…
"Il ne s'est rien passé dans mon enfance. J'ai été aimé. Je n'ai pas connu la guerre, la faim, la violence, la pauvreté, l'alcool, la délinquance, je n'ai pas été violé. Je n'ai aucune revanche à prendre sur cette enfance-là, je n'ai aucun coup de boule à donner. Il faut croire que même les enfances en mousse s'enfoncent en nous."
J'ai aimé le regard de l'auteur sur son enfance, j'ai apprécié la façon dont il s'est ouvert à la vie, suivre son chemin vers le monde adulte. Ses découvertes, ses peurs, ses chagrins et ses rires.
Lecture commune novembre-décembre 2016

dimanche 4 décembre 2016

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Mary Ann SHAFFER & Annie BARROWS


Quatrième de couverture

Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet de roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'ile de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil des lettres qu'elle échange avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis : un étrange club de lecture inventé pour tromper l'occupant allemand, le « Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour et d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey…
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aline Azoulay.

Je regardais les différents présentoirs, rien de bien luxueux, les "jeudis de Nîmes" offrent à nos yeux des amas de jouets, vestiges souvent d'une autre époque, des vieux cd, ou vinyles peut-être cultes, des fèves, des trésors pour les collectionneurs de tous horizons, beaucoup de livres aussi.
Je l'ai vu, tout seul, comme mis de côté, comme s'il m'attendait. J'en avais entendu parlé… J'ai tendu la main, observé le livre en détail, souri au vendeur et deux euros  plus tard je partais avec ce roman.

Des conversations comme on peut uniquement en avoir par écrit, par courrier, aller jusqu'au bout de ce qu'on a à transmettre sans être interrompu. Lire et être obligé de bien structurer une réponse, ne pas couper la parole et imaginer celui qui écrit, celui qui lit…
J'aime parfois me plonger dans des correspondances. Ces conversations entre deux, ou plusieurs personnes, comme ici, ont une autre dimension. Les correspondant finissent toujours par se livrer, mais avec une touche de pudeur.

vendredi 2 décembre 2016

13 à table! 2017

Françoise Bourdin – Maxime Chattam 
François d'Epenoux – Caryl Frey 
Karine Giébel – Alexandra Lapierre 
Agnès Ledig – Marc Levy 
Agnès Martin-Lugand – Bernard Minier 
Romain Puértolas – Yann Quéffelec 
Franck Thilliez


Couverture de Jean-Charles de Castelbajac

Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris leur plus belle plume pour la troisième année consécutive afin de vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d'un thème : l'anniversaire. 

Le joyeux, le sinistre, le raté, celui qui finit dans les larmes ou le sang, l'apothéose de la fête et les éclats de rire, tout y est, comme dans la vie. 

Treize bougies à souffler sans modération. 

Ils ont de nouveau mis leur talent au service des restaurants du coeur, je dois dire que j'ai de pris un réel plaisir en lisant ces nouvelles.
Je ne ferai pas de critique pour chacune des nouvelles. Je les ai lu dans l'ordre alphabétique des auteurs, parce que c'est ainsi qu'elles sont présentées.
Ne mettez pas ce petit livre de côté, n'hésitez pas à le lire, comme moi peut-être découvrirez-vous certains auteurs, peut-être serez-vous heureux de retrouver vos favoris, et ne serez-vous pas mécontent de relire certains "boudés".


lundi 19 septembre 2016

Il reste la poussière.

Sandrine COLLETTE

Quatrième de couverture

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille?

Je me suis retrouvée au fin fond de la Patagonie, à découvrir une famille, une fratrie des plus atypique…Est-ce la dureté du pays qui déteint sur les gens? Cette mère, cette femme aussi dure au travail qu'elle l'est avec ses fils, cette femme qui se bat pour survivre et qui semble incapable d'aimer.
Cette fratrie, où les plus grands battent les plus petits, où un enfant préfère passer pour un débile que de parler, et ce petit, qui, venu trop tard sert de punching-ball à ses aînés. Aucune solidarité, aucune tendresse, pas le moindre regard de compassion.
Alors comment ai-je pu être happée cette lecture au point de ne pas poser mon livre, comment ai-je pu adhérer à cette histoire. L'auteur nous prend par la main, par le coeur, par les tripes. Chaque description, la chaleur, la soif, les longues courses à cheval, les animaux ramenés au bercail…Et le suspens…Qu'adviendra-t-il du petit, de ce petit Rafael?
Un moment de bonheur que cette lecture!



dimanche 28 août 2016

Depuis 60 ans, l'Afrique s’est trompée: L’Union Africaine face à ses responsabilités.

 Donnet SISA NZENZO

Quatrième de couverture

Les indépendances des pays africains n’ont pas réussi à être le symbole d’une nouvelle ère. Car, dans les années qui ont suivi, les dirigeants chargés de remplacer les colons n’ont pas été à la hauteur des attentes pesant sur eux. Leurs manières de diriger se sont caractérisées par de nombreux écarts : dictature, népotisme, corruption et détournements de fonds. Ainsi que par des incitations à la division entre membres des différentes tribus, clans, ethnies et régions.
Face à ce drame continental, les révoltes ayant fini par lasser les populations africaines, et vu les pertes humaines et l’inefficacité à long terme des soulèvements, la solution finale pour les habitants du « Berceau de l’humanité » a souvent été de se résigner à la fatalité comme si être Africain était synonyme de souffrance, de privation et d’humiliation ; ou d’émigrer vers des pays où le bien-être des citoyens est mieux considéré.
Il est vrai que la communauté internationale a sa part de responsabilités dans les problèmes de l’Afrique et des Africains. Par contre, dire qu’elle est la seule responsable de cette tragédie humaine relèverait d’une extrême malhonnêteté intellectuelle. Si, dès les indépendances des pays africains, il y avait eu au pouvoir des gens intègres et consciencieux, il n’y aurait pas autant de souffrances dans chacun des pays africains, et ainsi, bien moins d’émigrations.
Emmett Legrand


C'est le troisième ouvrage que je lis de Donnet Sisa-Nzenzo. J'aime beaucoup son écriture, claire et précise. Il s'agit ici d'un essai politique et économique, sujets qu'en principe j'évite.
Mais voilà que j'ai envie de découvrir l'Afrique, celle d'hier, celle d'aujourd'hui, et de préférence par des écrivains africains (quelque soit leur couleur!).
Jeune immigré, venu en Europe pour étudier, j'ai pu lors de précédents récits apprécier la vision de Donnet sûr nos institutions. Les difficultés rencontrées l'ont grandi!
Il fait parti des forces vives d'Afrique qui veulent évoluer vers de vraies démocraties. Il fait ce lourd constat des responsabilités des africains eux même dans le processus de l'indépendance, de la corruption aussi, aidée quand même par les anciens colonisateurs.
Il ne se contente pas d'être dans la critique, il propose aussi une constitution;
"J’appelle de tous mes vœux la mise en place d’une constitution panafricaine (fruit d’un travail collaboratif entre l’Union Africaine, l’ensemble des pouvoirs politiques, des opposants et des membres de la société civile). Je propose quelques promesses et conditions préalables au panafricanisme".
Riche, instructif, et bien écrit…un essai plein d'espoir.

Je remercie l'auteur de m'avoir offert cette lecture.

lundi 22 août 2016

Comme un enfant perdu

Renaud SÉCHAN

Quatrième de couverture

Je parcourais les rues,
Ma guitare sur le dos,
Comme un enfant perdu,
Je traînais des sanglots.
Ma vie n’avait pas de sens,
Et l’amour fuyait mes pas.
Je n’ai jamais eu de chance,
Je n’en aurai jamais, je crois. 
Renaud, Lucile, 1969

 "Quand vous m’offriez des fleurs et que je vous grognais quelques mots inaudibles – d’aller vous faire voir, que plus jamais je ne chanterai, embrumé dans les vapeurs de l’alcool, je vous ai rendus malheureux, comme j’ai rendu malheureux tous les miens. Je le sais, je l’ai lu dans les milliers de lettres que vous m’avez adressées. Eh bien, dans les mois qui viennent, je vais m’efforcer de vous rendre le sourire. Et qui sait ? Peut-être même allons-nous pleurer ensemble du bonheur de nous retrouver vivants, et sous le même ciel. Toujours debout."
Renaud,
L’Isle-sur-la-Sorgue, 11 mai 2016

Ce livre est un événement.
Après le grand retour de Renaud et le succès triomphal de son nouvel album "Toujours debout", le chanteur publie son autobiographie. Dans son livre, Renaud raconte ses amours, ses tourments, sa révolte face aux injustices du monde. Un livre, dit-il, qui permet de comprendre. Sa vie. La vie. Et qui nous bouleverse à chaque page.


J'aime Renaud, je l'ai aimé dès que je l'ai entendu, dès que je l'ai vu. Il disait avec ses mots, des maux de toujours, mais pas seulement… la tendresse, l'enfance aussi, l'amour souvent.
Cette autobiographie, c'est lui tout simplement.
J'ai eu cette impression de l'entendre parler, fredonner parfois.
Il raconte son enfance, son père, son regret de n'avoir pas su lui dire son amour, sa famille, ses origines. Il nous parle de Dominique, beaucoup… Elle semble être un des piliers de sa vie…
Il raconte ses errances, ses descentes aux enfers, ses angoisses…
Merci à Laurence et à sa famille pour ce joli cadeau d'anniversaire.
J'ai le plaisir de posséder



un très bel ouvrage que je feuillette de temps en temps.



lundi 15 août 2016

D'après une histoire vraie

Delphine de VIGAN



Quatrième de couverture 

" Tu sais parfois, je me demande s'il n y a pas quelqu'un qui prend possession de toi. "

Le roman est ainsi découpé: "Séduction", "Dépression", "Trahison".
J'ai eu c'est vrai un peu de mal à entrer dans le roman…"Séduction" me laissait un goût étrange, un sentiment de révolte, je ne comprenais pas pourquoi Delphine se laissait envahir par "L"… Puis, le déclic. La narratrice arrive à un tournant clé de sa vie, elle vient d'achever un roman autobiographique, le succès est au rendez-vous, elle est épuisée. Mais une autre page se tourne, ses enfants vont quitter le nid, s'envoler vers leur propre destinée…
L'émotion est alors venue, j'ai pu suivre Delphine à travers les différentes étapes de sa relation avec "L"…L'auteur sait faire monter la tension, elle joue "vrai" avec la peur, la manipulation, la perte de personnalité et jusqu'à l'usurpation d'identité.
Vigan sait avec justesse nous parler de sa peur de l'écriture, son angoisse de la page blanche, son absence d'inspiration. Je suis moins en phase lorsqu'elle parle du vrai, du faux, quelque soit le choix, autobiographie, roman, l'auteur se livre, donne une part de lui. 
J'ai aimé le clin d'oeil de la fin* .

mardi 2 août 2016

Demain est un autre jour

Lori Nelson SPIELMAN

Quatrième de couverture

Qu'avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ? 
Brett Bohlinger, elle, a un an pour le découvrir. Pensant hériter de l'empire cosmétique familial à la mort de sa mère, elle apprend que cette dernière, qui avait pour elle de tout autres projets, ne lui a légué qu'un vieux bout de papier : la liste de tout ce que Brett voulait vivre quand elle avait 14 ans.
Si elle veut toucher sa part, la jeune femme doit réaliser chaque objectif de cette "life List".
Enseigner ? Aucune envie. Un bébé ? Andrew, son petit ami, n'en veut pas. Tomber amoureuse ? C'est déjà fait, grâce à Andrew. À moins que…
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski.

C'est un livre léger, agréable à lire, parfait en cette saison de vacances.
L'héroïne est attachante, sympathique. 
Quelle idée a donc derrière la tête cette maman, qui avant de mourir, décide que sa fille n'héritera que lorsqu'elle aura réalisé ses rêves d'enfants?
J'ai aimé l'idée en tout cas, je trouve le titre joli et plein d'espoir…

samedi 30 juillet 2016

À chacun sa croix

Philippe GITTON

Quatrième de couverture



À travers différentes nouvelles, Philippe Gitton conte avec tendresse et humour les histoires de Parisiens résidant dans un quartier populaire du 18ème arrondissement, à proximité du marché de La Chapelle. Il relate l’évolution des personnages dans leur quotidien familial ou professionnel, à travers leurs joies et leurs peines, leurs petits soucis ou leurs drames.

Il s'agit d'un tout petit recueil d'une vingtaine de nouvelles. 
Je ne suis pas parisienne, je ne connais pas le 18ème arrondissement, ni le marché de la Chapelle, et pourtant, en suivant l'auteur, en déambulant dans les rues de ce quartier, en voyant au loin le métro aérien, les quais de Seine, j'ai eu l'impression de lieux familiers.
J'ai ri en lisant la première nouvelle, la dernière aussi…Les croix sont plus ou moins lourdes. Parfois de la tendresse, parfois juste une promenade en attendant l'heure d'une séance de cinéma…Un jeune homme doit garder ses neveux pas aussi sages qu'il l'espérait, un facteur crée de solides liens avec les habitants d'un immeuble, des conversations de bistros…L'auteur, avec beaucoup de tendresse nous raconte les peurs, les espoirs et les drames de gens ordinaires que la vie rend parfois extraordinaire.
J'ai vraiment passé un agréable moment en lisant ce livre, ressenti les drames et les joies…j'ai eu cette impression de connaitre les habitants de l'immeuble, d'entendre les échanges (populistes) des consommateurs d'un café…et jubilé devant la vengeance d'un employé exploité…J'ai eu la chair de poule devant certains actes innommables, et pourtant racontés avec pudeur.
Pas de leçons de morale pas de prises de positions, mais le choix des thèmes laissent entrevoir beaucoup d'humanisme.

Je remercie Anaelle, des éditions Publishroom pour ce partenariat.


À chacun sa croix de Philippe GITTON

ICI


samedi 9 juillet 2016

Paris est une fête

Ernest HEMINGWAY

Quatrième de couverture

«Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu'elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l'allumage de la vieille Ford T qu'elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s'occupait de sa voiture – un conscrit de 1918 – n'avait pas pu faire le nécessaire, ou n'avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein. De toute façon, il n'avait pas été sérieux et le patron l'avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé : "Vous êtes tous une génération perdue." "C'est ce que vous êtes. C'est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue."»
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Saporta et Claude Demanuelli.

Si j'ai lu en d'autres temps Hemingway, si je connaissais, comme la plupart des gens de ma génération, ses oeuvres majeures, je n'ai découvert que récemment ce livre. Levé comme un étendard à la suite des attentats du Battaclan, une dame, d'un âge plus que certain se révoltait à sa façon contre l'horreur, contre l'obscurantisme :"Paris est une fête, relisez Hemingway..." Merci au "Petit journal" de Yann Barthès d'avoir mis à l'honneur cette "Grande dame". (Et accessoirement de m'avoir permis de renouer avec Hemingway.)

Je suis donc partie, avec Hem, (ou Tatie, comme l'appelait Hadley, sa première épouse) à la découverte de ce Paris d'antan, de ce Paris de ses jeunes années. Les détails, les noms et même les numéros des rues, les cafés, les lieux, les hommes et les femmes qui font son Paris, il nous raconte tout avec précision. Il nous parle de ses rencontres, célèbres ou anonymes. 
Sa rencontre avec Fitzgerald et l'amitié qui va les unir.
Sa vision de l'écriture aussi.
Mais j'ai ressenti cette immense affection, cet amour pour Hadley, ces remords de l'avoir un jour trahi. 
"Aujourd'hui je ne sais pas si c'est vrai, mais tel était le Paris de notre jeunesse, au temps ou nous étions très pauvres et très heureux." 

Prix Nobel de littérature en 1954.

dimanche 8 mai 2016

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis.

Jonas JONASSON

Quatrième de couverture

L'Évangile selon Dédé
Après trente ans de prison, Johan Andersson, alias Dédé le Meurtrier, est enfin libre. Mais ses vieux démons le rattrapent vite : il s'associe à Per Persson, réceptionniste sans le sou, et à Johanna Kjellander, pasteur défroqué, pour monter une agence de châtiments corporels. Des criminels ont besoin d'un homme de main ? Dédé accourt ! Per et Johanna, eux, amassent les billets. 

Alors, le jour où Dédé découvre la Bible et renonce à la violence, ses deux acolytes décident de prendre les choses en main et de le détourner du droit chemin…
Traduit du suédois par Laurence Mennerich.

Je pense qu'il ne faut pas chercher dans cet ouvrage autre chose qu'un divertissement. 
Les personnages sont loufoques, irresponsables. Un pasteur, Johanna, qui ne croit pas en dieu, Per reprochant à ses ancêtres d'être né pauvre, et Johan, ou Dédé, qui ne se souvient guère de ses délits, puisqu'il n'agit que pris de boisson.
J'ai parfois souri. L'auteur imagine des situations burlesques, où seul l'appât du gain compte.
Le passé de chaque héros n'est pas simple et peut expliquer cette vision négative qu'ils ont de leur  entourage.
L'auteur nous explique la religion en Suède.



mercredi 27 avril 2016

Une saison blanche et sèche

André BRINK
Quatrième de couverture
Ben Du Toit, un professeur d'histoire afrikaner, découvre les réalités de son pays et de l'apartheid quand Gordon, le jardinier noir de son école, et son fils sont arrêtés et meurent en prison.
Traduit de l'anglais par Robert Fouques Duparc.

L'Afrique du Sud, les années 80, l'Apartheid, les émeutes de Soweto qui ont laissées un malaise dans le pays, et Ben Du Toit réalise que la justice de son pays n'est pas la même selon son appartenance ethnique…
Sa vie bascule lorsqu'il décide de prouver que son jardinier est une victime.

C'est toute l'histoire de L’Afrique du Sud, construite par des hollandais, qui pour Du Toit est remise en question. Professeur d'histoire, il sait à quel point son peuple s'est battu pour la liberté. Il ne conçoit pas que son pays puisse être injuste. Il ne sait pas ce que représente l'apartheid, il le découvre.

J'ai aimé cette vision de l'intérieur même, cette vision d'un blanc, cette découverte des horreurs, de l'injustice. J'ai aimé sa colère, son désir d'aller jusqu'au bout…ce désir plus fort que la mort, plus fort que la vie, plus fort que sa vie.

mardi 29 mars 2016

Nom d'un chien

André ALEXIS

Quatrième de couverture

Tout commence par un pari alcoolisé entre Hermès et Apollon : si les animaux avaient l’intelligence humaine, seraient-ils aussi malheureux que les hommes? Les deux dieux décident alors d’accorder conscience et langage à un groupe de chiens passant la nuit dans une clinique vétérinaire de Toronto. Tout à coup capable d’élaborer des raisonnements plus complexes, la meute se divise : d’un côté les chiens qui refusent de se soumettre à ce nouveau mode de pensée, de l’autre les canidés progressistes qui y adhèrent sans condition. Depuis l’Olympe, les dieux les observent, témoins de leurs tâtonnements dans ce nouveau monde qui s’offre à eux. Car, si Hermès veut l’emporter, au moins un des chiens doit être heureux à la fin de sa vie. 
Traduit de l'anglais (Canada) par Santiago Artozqui.

Comme s'il s'agissait d'acteurs, l'auteur nomme un à un les quinze chiens auxquels Hermès et Apollon  ont donné conscience et langage. Il nous donne leur race et leurs caractéristiques. Afin de mieux visualiser le texte, je suis parfois revenue à cette liste.
S'échappant sans problème ils vont créer une meute et choisir pour territoire un parc de Toronto.
Si au début ils sont unis, communiquent et forment plus une communauté qu'une meute, très vite vont apparaitre des divergences d'opinions.
Atticus veut nier leur différence et devenir le chef. Rester chien, refuser le changement. Il n'hésite pas par la ruse ou par la force à éliminer ceux qui ne partagent pas son avis. Pourtant, même pour lui, rien n'est simple… Qu'est-ce donc que cet étrange lien qui le relie malgré lui à Rosie?
Je n'ajouterai rien sûr les chiens qui composent la meute. Chacun est à sa façon intéressant.
Majnoun, laissé pour mort, sera sauvé par Nira (une humaine!). Une étrange relation va naître entre-eux. 
Et puis, il y a Prince, le poète, sauvé par Hermès de la furie de Atticus, Prince, qui jusqu'au bout écrit des poèmes.
J'ai aimé cette lecture, j'ai souri parfois, et j'ai pensé à mon chien. Comment me regardait-il? Que voyait-il de moi, de nous?

dimanche 6 mars 2016

Je ne suis pas un homme qui pleure

Fabienne KANOR

Quatrième de couverture

Fabienne Kanor au sujet de son roman : « À l’origine, il devait être question d’amour ou plutôt d’histoires d’amours inachevées, ou parce qu’elles s’achèvent mal ou parce qu’elles ne commencent jamais. J’imaginais une histoire légère comme un milieu d’été avec une femme qui parle beaucoup et des hommes qui passent trop vite. C’est après l’avoir écrite, que j’ai réalisé ce que j’en avais fait. Je crois y avoir glissé autant de rire que de colère, autant de ‘‘petites choses qui font battre le cœur’’ que quelques réflexions plus profondes sur notre société française. »
L’héroïne de ce roman est écrivaine. Au lendemain d’une rupture sentimentale qui fait mal, elle a peur de ne plus savoir aimer, de n’avoir rien de bon à écrire, de ne pas exister dans une société où elle n’a pas de place. L’a-t-elle perdue, cette place ? En a-t-elle seulement déjà occupée une ? Ce sont ces questions-là qu’elle se pose et d’autres, comme : Comment se débarrasser d’un amant encombrant ? La magie antillaise est-elle encore efficace ? Quand faut-il confesser à sa mère qu’elle ne sera jamais grand-mère ? Qui est Maya Angelou ? Elle se souvient des hommes qu’elle a aimés, de ses histoires d’amour qui l’ont souvent menée en Afrique. C’est là qu’elle est devenue romancière, qu’elle a commencé à penser, à regarder le ciel pour voir si Dieu y était. Je ne suis pas un homme qui pleure est un livre bouleversant. Il dit la quête d’une femme, le mensonge des origines, les rêves toujours déçus des mères, les hommes qui s’enfuient et ce qu’ils laissent, et l’écriture qui emporte tout.


Elle vient de se faire "plaquer" par son homme, elle a quarante ans passés, elle est écrivain mais ne vit pas (encore) de la vente de ses ouvrages, elle est au RSA, va devoir trouver un logement.
Elle fait un bilan de sa vie, elle est négative, se pense inculte, ne voit que les mauvais côtés. Elle ne trouve pas de soutien du côté de sa mère, elle ne répond pas aux critères de ses parents. Elle n'a pas d'enfant, pas de mari.
Si vous êtes un tant soit peu déprimé, ce n'est pas le genre d'ouvrage à lire. Pourtant au delà de ce pessimisme, de cette vision négative l'héroïne nous entraîne à la recherche de son passé. Elle évoque "ses hommes " qui ont jalonné sa vie, ses amies, sa famille. 
Elle doit faire ce deuil douloureux que la perte de son amour, cet homme avec lequel elle vivait et qu'elle aimait... Va-t-elle réussir à devenir ce qu'elle est depuis toujours, qu'elle rejette à cause de son éducation... Cette femme indépendante qui ne demande qu'à s'épanouir?


samedi 13 février 2016

Petit éloge du petit déjeuner

Thierry BOURCY

Quatrième de couverture

"Prendre ensemble le petit déjeuner, c'est forcément partager bien plus qu'un repas: il y flotte des restes de rêves, des lambeaux de sommeil, la nostalgie des draps ou de la chaleur de la couette; le corps encore engourdi enchaîne les gestes automatiques, le visage n'a pas eu le temps de reprendre le masque du travail, un soupçon de maladresse fait s'entrechoquer les tasses et les couverts, et le regard se perd sur le nuage de lait qui s'épanouit dans le mug de thé. On ne partage pas le petit déjeuner avec n'importe qui."

Je sentais bien quelque part que les petits déjeuners étaient très importants. Si je me lève avant que la maison ne s'éveille, c'est justement pour apprécier ce moment qui n'appartient qu'à moi. Prendre ce tout petit repas, dès les beaux jours, sûr la terrasse, en écoutant les oiseaux chanter, regardant la rosée des petits matins blêmes, ou la fraîcheur du jour qui se réveille. L'hiver, entendre le chauffage s'animer, et quand la maison est encore fraîche, entourer le bol de mes mains, pour sentir cette douce chaleur m'envahir. Mais surtout, pas d'infos, pas de paroles, s'il vous plait, restez au lit le temps que je savoure ces instants magiques… Ensuite, je vous appartiendrai.
Bourcy nous parle des petits déjeuner de son enfance, peut-être y retrouverons nous un peu les nôtres. Il nous raconte son évolution, ses changements avant de nous entraîner vers la littérature, la bande dessinée ou encore le cinéma! Puis avec lui, nous ferons le tour de monde des petits déjeuner.
C'est agréable à lire.
L'avis de Piplo  ICI



jeudi 11 février 2016

Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman

Kerry HUDSON

Quatrième de couverture

Venue au monde sous une bordée d'injures, Janie Ryan file une jeunesse âpre dans l'Écosse en crise des 80. De refuges en HLM minables, entre une famille aussi fêlée qu'aimante, l'alcool, les fins de mois à sec et les beaux-pères éclairs, elle se raconte. Et se construit : armée d'un humour féroce et d'une rage d'en découdre, Janie rêve d'une vie à elle, et elle l'aura. Un fabuleux portrait de femme(s), et d'une époque à vif, rythmé par une langue insolente.
Traduit de l'anglais (Écosse) par Françoise Lévy-Paolini

Il est très difficile de rester serein face à ce roman. La narratrice, Janie Ryan nous raconte sa vision du monde autour d'elle de sa naissance, de son premier cri, jusqu'au moment où, elle quitte le giron familial. 
La jeunesse de sa mère, Iris, n'est certainement pas une excuse, (j'ai connu des jeunes femmes, devenues mères très tôt qui sont devenues d'excellentes mamans, attentives à donner le meilleur à leur enfant!), mais plutôt le milieu d'où vient Iris. La drogue, l'alcool, la pauvreté intellectuelle (plus que pécuniaire) et cette immense solitude.  
Pourtant on sent l'amour qu'éprouve Iris pour Janie, mais il n'existe pas de mots d'amour sans preuve… 
J'ai ressenti cette même impression qu'en voyant " La tête haute", comment peut-on aider ces femmes, ces mères? Comment épargner les enfants? 



lundi 8 février 2016

Un tout petit rien

Camille ANSEAUME

Quatrième de couverture:

À tout juste 25 ans, Camille tombe enceinte. Alors que son amant claque la porte, elle décide de garder l'enfant malgré tout.
Loin de se douter des difficultés qui l'attendent, elle entame un parcours du combattant vers la maternité. Faire accepter son choix à ses parents, assimiler les changements de son corps et affronter le regard des autres, entre doutes et peurs, le chemin de cette future mère célibataire s'annonce complexe. Et sans garantie de trouver, au bout du compte, la certitude d'avoir fait ou pas, le bon choix.


Ce petit roman, qui ressemble à du vécu, est plutôt agréable à lire. La quatrième de couverture dit son choix, mais je ne l'avais pas lu avant…Donc j'ai eu la surprise!
Les questions d'une femme qui a un choix crucial à faire…Devenir mère…ou pas! Ce n'est pas si simple, elle est seule face à ce choix. 
Je n'ai pas aimé la réaction de sa mère. Elle aurait du lui dire "quelque soit ton choix, je serai là!" La narratrice lui pardonne évidement. 

Je fais partie d'une génération où nous n'avions pas ce choix, la contraception était encore un balbutiement, et de toutes façons, il fallait passer par les parents pour l'obtenir… J'ai connu autour de moi des drames, des jeunes femmes qui avalaient n'importe quoi, des femmes qui utilisaient des moyens extrêmes au péril de leur vie pour ne pas faire partie des parias, ces filles-mères d'autrefois, ou pour ne pas avoir un énième enfant. Je me souviens de la lutte terrible de
pour qu'enfin, chaque femme de mon pays est le choix!

Mais le choix reste toujours un moment douloureux, d'autant plus douloureux quand on est seule!



mercredi 3 février 2016

Une seconde avant Noël de Romain SARDOU

Romain SARDOU

Quatrième de couverture 

1851. A Cokecuttle, une cité industrielle anglaise, le petit Harold survit péniblement, vivant sous les ponts et ramonant des cheminées.
Et pourtant...
Harold est promis à un destin fantastique. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires voyages l'y attendent. Il est appelé à devenir un personnage que nous connaissons tous très bien : à la longue barbe blanche et au costume rouge éclatant...
Ce petit orphelin est le Père Noël avant qu'il ne devienne le Père Noël!
Au travers de mille péripéties joyeuses, nous allons assister avec lui à son premier Noël, à sa toute première distribution de cadeaux.
Une seconde avant Noël, la question reste posée : le Père Noël débutant parviendra-t-il à distribuer les jouets aux enfants? Redonnera-t-il enfin aux hommes le goût de l'impossible et du merveilleux?

C'est un conte, sans doute inspiré de Dickens, que nous offre Romain Sardou. En période de Noël, il peut sans doute faire rêver. Un petit garçon, pauvre, abandonné et devant à neuf ans travailler plus qu'un homme pour survivre. Les lutins, des elfes, et la magie de Noël pour l'arracher à son triste sort…Bien écrit, un dialogue entre le lecteur et l'écrivain…
Noël est passé, je viens de lire "Les hauts murs" de Auguste Le Breton, puis le roman autobiographique de Mohamed Haddad "Itinéraire d'un enfant de Kabylie". Pas des contes, la vie pure, la vie brute avec le pouvoir des adultes sur des enfants… Combien d'enfants aujourd'hui encore, dans mon pays sont victimes de coups, de viols!
Contrairement au but qu'il était sensé atteindre, ce conte fort bien écrit au demeurant, ne m'a pas fait rêver. J'ai pris de plein fouet la souffrance de l'enfance oubliée, de l'enfance maltraitée, de l'enfance sans tendresse et sans Noël.





lundi 1 février 2016

Itinéraire d'un enfant de Kabylie de Mohamed HADDAD

Mohamed HADDAD

Quatrième de couverture

À la Nouvelle Ecole, dans le centre d’Ighil Ali, c’est la première rentrée des classes pour Mohamed. L'enfant ne se doute pas qu'il s'agit là du début d'un long parcours scolaire qui aboutira aux bancs de l'université d'Alger. Ses premières années sont douces mais néanmoins ardues, car la concurrence est rude entre les élèves dans la voie de l'excellence. 
Il termine sa primaire avec des résultats respectables et se lance alors à l'assaut d'un tout autre monde: le collège…

Mohamed Haddad, né en 1984 en Kabylie (Ighil Ali) nous offre un peu de son enfance dans ce tout petit livre.
Entouré par l'affection des siens, vivant au milieu de sa famille, habitant près de chez sa grand-mère, non loin de ses cousins, un grand-père, qui à chaque retour de France revient, la valise pleine de cadeaux, il a une enfance heureuse.
Mais il faut bien grandir et quitter le giron familial. L'école qui reçoit le petit garçon est très proche de l'école dont me parlait mon grand-père. Les classes surchargées, les gifles et coups de règles, la peur pour discipline… et surtout, l'Arabe en place du Kabyle, l'interdiction de parler leur langue maternelle! 
Une maman qui se bat pour que son fils soit inscrit, un papa qui essaie d'avoir pour son fis une meilleure classe, la découverte de l'injustice. 
J'ai regretté que l'auteur n'insiste pas davantage sûr les instants de bonheur passés en famille. Tous les jeux pratiqués dans la rue,(on dirait aujourd'hui, ici, "rue piétonne") . Les grands rassemblements sportifs régionaux, la cueillette des olives… Et ce grand-père, un peu Père Noël, beaucoup amour.
Les superstitions aussi, la peur de mauvais oeil et la victoire sur la fatalité.
J'ai senti tout cela.
J'ai moins aimé les digressions de l'auteur sûr le cerveau, sûr les sévices corporels infligés aux enfants. Je partage son avis, mais elles sont arrivées un peu comme un cheveu sûr la soupe, m'arrachant à cette Kabylie, à l'enfance de Mohamed.

EXTRAIT
Il faisait un temps de curé, une très belle journée ensoleillée, le jour où j'entrai à l'école pour la première fois. J'étais bien habillé et même plutôt élégant dans la belle chemise blanche que mon grand-père avait rapportée de France. Ma mère avait préparé des gâteaux sucrés pour l'occasion. Accompagné de mon père, je quittai la maison pour rejoindre l'école primaire baptisée « Nouvelle École », située au centre d'Ighil Ali. J'étais excité et heureux de croiser dans la rue tous les autres enfants de mon âge, mais j'avais aussi le coeur lourd de me séparer de mes parents et de quitter la maison pour la première fois.

Je remercie Anaelle, des éditions Publishroom pour ce partenariat. 
"Itinéraire d'un enfant de Kabylie" de Mohamed HADDAD