jeudi 15 mai 2014

Mapuche

Caryl FEREY

graphisme image Romain Tanguy

Quatrième de couverture:

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d’enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine hier comme aujourd’hui, il n’est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours...

Lui, Rubén, a survécu aux tortures de la dictature Videla, mais est resté orphelin à jamais de son père et de sa jeune soeur.
Il rejoint les "mères de la place de Mai" (sa mère est parmi ces femmes) et comme détective privé les aide dans leurs recherches.
Elle, Jana, est Mapuche, venue avec tous les espoirs de la jeunesse à Buenos Aires pour être sculpteur, c' est une artiste...Elle trouve surtout la misère.
"Les mexicains descendent des Aztèques, les péruviens des Incas, les colombiens des Mayas et les argentins descendent du bateau". 
Ce dicton dit à lui seul ce qui peut rester du peuple d' avant la colonisation. Les territoires Mapuche ont fondu comme neige au soleil.
Ces deux êtres que tout, y compris l' âge, semblent séparer vont se retrouver pour enquêter sur d' étranges disparitions.
C'est vrai, nous allons au fin fond de l' horreur. Nous trouvons ce qu' il y a de pire dans le genre humain. L' auteur nous fait vivre une descente aux enfers...
Dans le quatrième de couverture de "La garçonnière" d'Hélène Grémillon il est dit "Ce roman est inspiré d'une histoire vraie". Je crois qu' on pourrait dire exactement la même chose au sujet de ce roman.
C' est très bien écrit. J' ai aimé le style de l' auteur. Il y a à la fin une petite note d' espoir, il m' a laissé comme un goût d' optimisme, ne jamais baisser les bras... Enfin si on peut!

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