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samedi 1 juillet 2023

Thanatea de Sonja DELZONGLE

Elles se connaissent depuis si longtemps, Layla, Esther et Hélène. Chacune avec ses blessures, sa personnalité, sa vie. Elles s’entraident. Elles essaient aussi de panser leur plaie, de bien faire leur métier, d’être de bons policiers.

Layla est issu de l’immigration, une enfant de cinq ans qu’elle confie trop souvent à ses parents. Une vie très libre qu’elle assume pleinement.
Hélène vient du milieu ouvrier, une grande fille blanche, et un cancer du sein qui semble récidiver. Un mari, pas toujours au top, et un chien aussi.
Esther est lieutenant. C’est une femme très mystérieuse et tout au long de la lecture on découvre ses blessures. Contre toute attente, elle démissionne pour devenir « préposée au café », en Suisse. Une entreprise peu banale, mais indispensable puisqu’elle traite de la mort, avant, et aussi après.

J’ai pris beaucoup de plaisir avec cette lecture pour le moins perturbante. Les relations familiales ne sont jamais simples. Au-delà des drames vécus, et plus particulièrement celui d’Esther. Sonja Delzongle nous raconte l’emprise, les trahisons, les harcèlements, les difficultés d’être mère tout en travaillant en horaires décalés, la maladie aussi.


Quatrième de couverture :

THANATEA. Un nom qui sonne comme celui d’une femme ou d’une déesse. Un mot plutôt agréable, exotique, à condition de ne pas en connaître la racine grecque, thanatos, la mort. Le plus long des voyages. L’éternité.
Une autre qu’Esther aurait sûrement pris peur mais, durant ses années passées à la police judiciaire, celle-ci a côtoyé la mort sous ses aspects les plus sombres, les plus violents. Un quotidien qui l’a usée, au point d’être prête à tout quitter pour rejoindre cette entreprise de pompes funèbres située au cœur du lac Léman. Et même si ce nouvel environnement s’annonce quelque peu macabre, au moins elle n’aura plus à voir les stigmates d’un meurtre sur la chair, les organes, les os. Là-bas, la mort sera un concept, du marketing, elle sera travaillée, pensée, enrobée dans du velours ou du satin. Là-bas, Esther espère trouver enfin la paix…

Sonja Delzongle
6 mai 2023
Photo source "Tribune de Lyon"
Susie Waroude


Mes lectures de Sonja Delzongle

jeudi 3 mai 2018

Boréal de Sonja DELZONGLE


Quatrième de couverture

DANS L'ENFER GLACÉ DU GRAND NORD,
JUSQU' OÙ IRONT-ILS POUR SURVIVRE?

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un œil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un bœuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière.
Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s'envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire.
Le lendemain a lieu la première disparition.


Mes lectures de Sonja DELZONGLE

Mon avis

J'ai trouvé ce roman très prenant. J'ai retrouvé ce que j'aime chez cet auteur, une réalité crue, qui fait mal et contre laquelle on aimerait tant lutter, une magnifique description des lieux, des légendes mêlées à de sordides réalités.
Des animaux qui semblent se "suicider" en troupe. Des oiseaux bien sur, mais aussi des insectes, effrayés sans doute… Mais par quoi? 
Des ours, ou des hommes-ours… ou des ours-hommes? 
Et des hommes et des femmes qui vivent en huis-clos, avec un loup (transformé en chien?).
Une mission scientifique, Luv (et sa vie privée plutôt surprenante!) vient les aider, elle contacte un ami journaliste. Mais une mission scientifique ou une mission politique? 
Et des hommes, et des femmes disparaissent… Ici et ailleurs… Et Sonja Delzongle nous entraîne au plus profond de l'horreur!

Mon petit plus:

J'ai eu froid, vraiment très froid en lisant ce roman. J'ai du, en ce début de mai (c'est vrai un peu frais quand même) m'envelopper dans un plaid bien chaud, mettre de grosses chaussettes.  Et si je n'ai pratiquement pas quitté ma lecture, j'ai regretté de ne pas avoir attendu les mois de grande chaleur pour me rafraîchir en le lisant!
Quel talent Madame!

mardi 8 octobre 2019

Écouter le noir d'Yvan FAUTH


Quatrième de couverture:

LES GRANDS NOMS DU THRILLER FRANÇAIS METTENT NOS SENS EN ÉVEIL.

Treize auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition.

Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute.
Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture.
Laissez-vous chuchoter à l’oreille, venez Écouter le noir.

Mon avis:

Une lecture agréable.

Deaf ( Sourd) Barbara Abe et Karine Giebel
Une jeune femme otage est enfermée dans un coffre.
Un jeune couple vole la voiture!

Archéomnésis de Jérôme Camut et Nathalie Hug
Je suis complètement passée à coté de cette nouvelle.
Je ne l'ai pas comprise.

Tous les chemins mènent au hum de Sonja Delzongle
Je dois dire qu'avec ce "Hum", Sonja Delzongle m'a époustouflée!

Ils écouteront jusqu'à la fin de François-Xavier Dillard
Une malédiction, une légende plus forte que la musique et comme une envie de "prendre le risque d'écouter" l'ultime oeuvre de Tchaïkovsky.

Bloodline (Lignée) de R.J. Ellory (traduit de l'anglais (Angleterre) par Fabrice Pointeau)
"Nous sommes deux soeurs jumelles" et gare à celui qui nous séparera!

Un sacré chantier de Nicolas Lebel
Une nouvelle stupéfiante…
Indifférence, mensonge, mépris…

Zones de fracture de Sophie Loubière
J'ai été sidérée… Sacrée vengeance!!!

Echos de Maud Mayeras
La mort accidentelle d'un enfant peut mener à bien des drames.

La fête foraine de Romain Puértolas
Un peu de fraîcheur, un peu de douceur dans ce monde noir!

Quand vient le silence de Laurent Scalese
La vengeance est un plat qui se mange froid… très froid!

Le diable m'a dit de Cédric Sire
Jusqu'où un auteur est-il capable d'aller pour écrire un thriller?

Mon petit plus:

La nouvelle est une forme littéraire que j'aime bien.
Elle permet de découvrir des auteurs avec lesquels parfois nous irons plus loin.
Dans ce recueil, j'ai retrouvé Giebel, Delzongle et Scalèse.
Les autres auteurs sont des découvertes!

dimanche 28 mars 2021

L'homme de la plaine du Nord de Sonja DELZONGLE


Quatrième de couverture :

    De retour à New York, la célèbre profileuse Hanah Baxter espérait reprendre le cours d’une vie normale. Mais on n’échappe pas à son destin. Accusée du meurtre de son mentor, disparu en Belgique vingt ans auparavant, et rapatriée à Bruxelles, Hanah collabore avec les enquêteurs. La découverte d’un homme dévoré par des pitbulls dans la forêt de Soignes les lance sur la piste d’un manoir étrangement familier… Tandis qu’Hanah se débat en plein mystère, quelqu’un la guette. Un tueur redoutable, à qui il reste une dernière balle passée à l’or fin, la balle qui aurait dû atteindre Hanah vingt ans plus tôt…

Mon avis :

    C’est la dernière enquête d’ Hanah Baxter, profileuse de génie et de son pendule « Invictus ». Elle va prendre une retraite bien méritée et projette une vie de famille équilibrée avec Karen. 
Elle est arrêtée et extradée de New York vers Bruxelles. Une excuse trouvée par Peeters pour qu'elle collabore avec les enquêteurs belges.
L’horreur est déjà bien présente avec le cadavre d’un homme, dépecé par une horde de chiens.
Il y à l’ombre d’Anton Vifkin, l’ex associé et mentor d’Hanah, exécuté avec, semble-t-il avec une balle dorée à la feuille d’or, une vingtaine d’années plus tôt.

    « Et puis il y a Frida – Qui est belle comme un soleil » (Jacques Brel) 
qui aurait pu faire tourner la tête du commissaire Peeters, s’il n’était aussi Ernest Gare. Tueur à gage atypique, vivant dans des containers, dans la plaine du Nord ! Un rat, albinos répondant au doux nom de Berlioz pour seul compagnon. Abimé lui aussi par une enfance tragique, par la prison et la maladie.

    Des enfants sacrifiés à des jeux d’adultes. Des enfants sacrifiés à la cupidité. Des enfants qui devenus adultes cherchent à se venger.

    Une lecture addictive, une lecture "tourne pages" qui m'a portée au bout de la nuit, je n’ai pas lâché ce roman.

Sonja Delzongle mai 2019
Photo source:
Crédit photo : LFC Portraits
EmOtionS — Blog littéraire 
Yvan Fauth

Mes lectures de Sonja Delzongle

lundi 1 juillet 2024

Noir comme l'orage de Sonja DELZONGLE

Quatre scènes de crime. Sept victimes. Une seule arme : la foudre.
En choisissant comme thème la foudre et ses concéquences, Sonja Delzongle nous offre un roman atypique où les fulgurés sont les héros.
Les foudroyés meurent, les fulgurés survivent, mais avec quelles séquelles?
L’auteur choisit un enquêteur transgenre. Max est une femme devenue récemment un homme.
Les raisons de ce choix sont assez ambiguës, je n’ai pas bien compris si ce choix fait pour sa compagne était aussi bon pour lui.

Je n’ai pas réussi à trouver les personnages sympathiques, ni à entrer vraiment dans ce roman.
Il a pourtant de grandes qualités. Sonja Delzongle est très documentée sur la foudre, les orages et les diverses conséquences sur les fulgurés. Elle sait aussi les difficultés rencontrés par les transgenres.
Mais voilà, je suis restée sur le bord du chemin,

La foudre, sans la main de l’homme peut tuer, et j’ai appris tous les gestes pour que le risque d’être foudroyé soit le plus petit possible.

J’aime ces instants, je m’installe par temps d’orage pour profiter au maximum du spectacle son et lumière que la nature nous offre. Mais imaginer que la foudre devienne une arme pour un assassin, j’ai trouvé tellement loin de ce que je ressens par temps orageux que je suis entrée très vite dans ce roman.

Quatrième de couverture 

Après une nuit d'orage, alors que la saison touristique commence à peine, des corps sont découverts sur l'île d'Oléron et ses alentours, attachés à des pieux métalliques plantés dans le sable face à l'océan, foudroyés. Sept dépouilles au total. Et des modes opératoires très proches.
Le capitaine Max Fontaine, en poste à la PJ de La Rochelle, va aussitôt être chargé de l'affaire. Sa priorité : trouver le lien qui unit les victimes pour espérer remonter jusqu'à leur assassin. Il ne se doute cependant pas de la douloureuse épreuve personnelle qu'il s'apprête à traverser, ni de la solitude, de l'impuissance et de la rage qui vont l'habiter durant cette enquête. Car de nombreux obstacles se dresseront sur sa route avant de pouvoir accéder à la vérité.

mardi 15 avril 2025

Apnée de Sonja DELZONGLE


C’est un thriller passionnant, que j’ai lu d’une traite, ou presque. 

Une histoire d’amour, mais aussi de rivalités sportives. Des relations inavouées, des trahisons.
Albane est engagée pour retrouver des disparus.
Des meurtres sordides et des vols de poumons… Dans le milieu de l’apnée c’est pour le moins surprenant. Des rivalités sur des capacités respiratoires.
Quel plaisir de retrouver Hannah, une Hannah heureuse enfin!
J’ai aimé lire de nouveau Sonja Delzongle et côtoyer ses personnages.
Une lecture que je recommande.

Le milieu de l'apnée est un milieu que je connais peu.
J'ai donc fait quelques recherches pour aller un peu plus loin dans cette lecture, et essayer de  comprendre la compétition.

Je fais partie des rares spectateurs n’ayant pas aimé « Le grand bleu ». 

Le « Blue Hole » de la mer Rouge en Egypte cité dans le roman est tristement célèbre à cause du nombre important de décès liés à la plongée en apnée et à la course aux records.

Le record de Jacques Mayol (1927-2001), premier apnésite à descendre en dessous de cent mètres : 1976 : - 100 m (à 49 ans) puis 1983 : - 105 m (à 56 ans).

Le record a au cour des ans évolué:
214 m par Herbert Nitsch, établi en Grèce le 6 juin 2012.
Pour les femmes, Tanya streeter détient le record avec 160 mètres de profondeur le 17 août 2002 .

Quatrième de couverture :

Sur les bords de la mer Rouge, en Égypte, Lukas Berger s'élance pour battre le record du monde d’apnée, un moment auquel ce jeune prodige s’est préparé toute sa vie. Devant lui s’ouvre le Blue Hole, un gouffre mythique réputé pour sa beauté autant que pour sa dangerosité.
Lukas n’en remontera pas. Il disparaît purement et simplement, comme si le gouffre l’avait absorbé. A-t-il dérivé? A-t-il eu un malaise qui l’a entraîné vers le fond? Mais alors pourquoi sa montre est-elle accrochée au câble qui le reliait à la surface?
Quand, peu après, le corps mutilé d’un autre plongeur est découvert dans les profondeurs, cette fois la femme de Lukas en est persuadée : il ne s’agit pas d’un accident. Et chercher la vérité va faire émerger de bien sombres histoires…


Mes lectures de Sonja Delzongle

jeudi 14 septembre 2023

Déguster le noir deYvan FAUTH


Après "Écouter", "Regarder", "Toucher" et "Respirer" le noir, voici enfin "Déguster le noir" . Une fois de plus Yvan Fauth a réuni la fine fleur des auteurs de romans « noir » pour qu’ils nous racontent le goût!

Le goût des autres de Bernard Minier
En lisant ce titre j'ai bien sur pensé au film Jaoui/Bacri . Rien à voir avec cette petite nouvelle que j'ai trouvé originale. Un goût acre de vie éternelle!

Ripaille d' Anouk Langaney
Sabine ne boit pas, ne fume pas, mange avec parcimonie et veut se garder intacte pour le grand amour. Alors que fait-elle dans cette soirée où il n'y a aucun tabou! Une nouvelle surprenante, à contre courant.

Tous les régimes du monde de Cédric Sire
Lola est prisonnière et  son kidnappeur semble obsédé par son poids. Il la gave, mais Lola est mannequin.  Terrible, j'ai ressenti un profond malaise en lisant cette torture physique et mentale.

Amertumes de Pierre Bordage
On le surnomme "le prince du palais" ou "le Mozart du goût", il est goûteur. Un drôle de métier que de prendre le risque de mourir en goûtant des mets, un garde du corps très particulier. Surprenant engrenage et manipulation.

Joé de Christian Blanchard
Une jolie nouvelle qui m'a donnée envie de me replonger dans "Des souris et des hommes"de Steinbeck. 

Alfajores de Nicolas Jaillet
C'est étrange comme un paquet de gâteaux, reçu par la poste, des Alfajores, va bouleverser Pascal.

Dans l'arène de Jérémy Fel
C'est bien vu, ce monde qui suit le changement climatique, l'eau rare, presque comme un trésor. Deux frères, deux fermes et deux épouses, quelques carrés de chocolat et la haine s'installe… 

Jalousies de Sonja Delzongle
Les jalousies se sont des stores aux fenêtres. Elles permettent de voir ce qui se passe chez les voisins sans être vu. Surprenant et dérangeant!

La visite de Nicolas Beuglet
Le tout fait maison poussé à l'excès. C'est certainement la nouvelle qui m'a le plus perturbée. Je n'attendais pas Beuglet dans un registre aussi sordide. Mais une idée géniale!

Le père à la truffe de Patricia Delahaie
Les petites filles aiment toujours retrouver leur papa. Léa va rencontrer son papa, et déguster des truffes noires, peut-être pas à son goût. 

Feijoada de Ian Manook
La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on, et pourtant c'est avec un ragout ou cassoulet brésilien que Raymond se venge de Contentin! Excellent!

Le goûteur de Jacques Expert
Un goûteur qui survit à un plat empoisonné. Une histoire d'amitié, une histoire qui tourne mal!

Scène de crime de R. J. Ellory (traduction Fabrice Pointeau).
On ne sort pas indemne d'une telle lecture. C'est inhumain et sordide.

Quatrième de couverture :

VOUS N'EN FEREZ
QU'UNE BOUCHÉE!

Nicolas Beuglet, Christian Blanchard, Pierre Bordage, Patricia Delahaie, Sonja Delzongle, R. J. Ellory, Jacques Expert, Jérémy Fel, Nicolas Jaillet, Anouk Langaney, Ian Manook, Bernard Minier et Cédric Sire : treize auteurs prestigieux, maîtres incontestés du frisson, nous entraînent dans une cinquième exploration sensorielle inédite autour du goût.

Autant de nouvelles originales, singulières et terrifiantes à la rencontre de personnages succulemment cruels ; autant d’histoires délicates qui satisferont papilles et méninges les plus affûtés.
Un recueil plein de vengeance, de coups bas et mortels, à savourer froid au chaud, avec
tous les sens en alerte.


mercredi 10 novembre 2021

Cataractes de Sonja DELZONGLE


    Jan Kosta, trois ans, rescapé d'une catastrophe qui a englouti Zavoï en Serbie, sauvé par « Djol », élevé par ses grands-parents. 
    Le voilà devenu adulte, brillant hydrogéologue, vivant à Dubaï. Depuis que sa fille a trois ans, il fait de nouveau ce terrible cauchemar qui le plonge dans la boue et la tragédie de son enfance.

    Il revient au pays pour analyser les différentes sources et vérifier que le barrage en place résistera à la poussée des eaux malgré l’apparition de surprenantes fissures. Nous naviguons entre légendes et intérêts financiers, entre hallucinations et réalité. Ce brouillard « la magla » ajoute à cette impression de surnaturel. Tous les personnages de ce roman sont surprenants, inquiétants. Ils sont tous à un moment ou un autre effrayants et le monastère transformé en centre psychiatrique n’est pas étranger à cette impression. J’ai attendu toute la lecture que Kosta se décide enfin à aller voir sa grand-mère. Je n’ai pas aimé ce héros que j’ai trouvé profondément égoïste. La fin confirme mon sentiment.
    J’ai aimé cette lecture qui dénonce la part de l’homme dans la destruction de la nature, qui nous avertit que l’eau ressource précieuse peut être très vite souillée, empoisonnée, qu’elle peut être dévastatrice aussi.

Quatrième de couverture :

Il y a quarante ans, le petit Jan Kosta, trois ans, a été l’un des rares survivants de la terrible catastrophe de Zavoï. Lors d’un gigantesque glissement de terrain, ce village des Balkans a été littéralement englouti sous des torrents de boue. Sauvé par son chien qui l’a traîné, inconscient, hors de l’eau fangeuse, Jan a perdu toute sa famille. Devenu hydrogéologue, Jan reçoit un coup de fil alarmé d’un ami ingénieur. Il se passe des choses étranges dans et autour de la centrale construite sur les flancs de la montagne de son enfance. Les gens ont des comportements imprévisibles, parfois violents. Les moines du monastère voisin ont tous disparu, et les bâtiments délaissés accueillent désormais un institut psychiatrique. Vladimir demande à Jan de venir étudier les faits. Que le mal vienne de la centrale, de la montagne ou des hommes, si un nouveau drame est sur le point de se produire, seul un survivant de Zavoï aura une chance de pouvoir tout arrêter.

Sonja Delzongle 2 mai 2019
Photo source:
Littérature sans frontières

dimanche 13 décembre 2015

Dust

Sonja DELZONGLE
Couverture Stanislas Zygart
Quatrième de couverture

Quelque part en Afrique, la mort rôde...
2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série.
2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans.
Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l'emmener très loin dans les profondeurs du mal.


Hannah Baxter est profileuse elle travaille pour son compte. Collins, un ami policier qu'elle a déjà assisté par le passé lui demande son aide . Voilà deux ans en effet qu'un tueur opère à Nairobi, ne laissant que des croix de sang pour indiquer ses assassinats.
Mal accueillie par l'équipe, elle réussit cependant à trouver sa place. Elle découvre très vite comment les corps disparaissent… En parallèle, Collins enquête plus ou moins officiellement sur des agressions et enlèvements d'albinos. Meurtres sordides et sadiques, amputations en pleine rue, les albinos sont victimes de l'intérêt qu'ont les sorciers pour des poudres fabriquées avec les organes, les os, ou toutes parties du corps, ils représentent une vraie fortune pour leurs agresseurs.
Sorcellerie, sacrifices, trafic d'êtres humains, c'est un roman noir. L'auteur s'appuie sur des faits réels, le chasse aux albinos existe bel et bien…son amulette "Invictus", ses visions, ses perceptions aident Hannah Baxter dans son travail de profileur… 

vendredi 3 septembre 2021

Toucher le noir d' Yvan FAUTH

 

Quatrième de couverture :

OSEREZ-VOUS 
FRÔLER LE NOIR
D’AUSSI PRÈS ?

Solène Bakowski, Éric Cherrière, Ghislain Gilberti, Maud Mayeras, Mickaël Mention, Valentin Musso, Benoît Philippon, Jacques Saussey, Laurent Scalèse, Danielle Thiéry, Franck Thilliez. Onze auteurs prestigieux, maîtres incontestés du frisson, nous entraînent dans une exploration sensorielle inédite autour du toucher.
Avec eux, vous plongerez dans les plus sombres abysses, tutoierez la grâce et l’enfer d’un même geste, effleurerez l’horreur du bout des doigts…

Mon avis :

J'avais pris beaucoup de plaisir lors de ma lecture des deux recueils précédents : "Écouter le noir" et "Regarder le noir" alors j'attendais impatiemment la parution de ce nouveau recueil dans lequel différents auteurs explorent à leur manière un nouveau sens: le Toucher, tout de noir vétu.

Une lecture encore et toujours agréable !

8118. Envers de Franck Thilliez et Laurent Scalese
Un numéro de série, une étrange histoire de numéro d’arme. 

Retour de soirée de Valentin Musso
Un petit bijou ! L’éternelle histoire du trio amoureux. Une soirée dans un restaurant « à l’aveugle ». La découverte de la trahison, et la punition! 

L'ange de la vallée de Solène Bakowski
Voilà exactement la réaction spontanée que j'ai eu après avoir lu cette nouvelle : « Mais c’est horrible ! »
Vraiment, je n'ai pas d'autre commentaire.

Signé de Benoît Philippon
Quand le tatouage devient une œuvre d’art !
Cette nouvelle m’a rappelé le roman d’Akimitsu TAKAGI « Irezumi ».

Mer Carnage d'Eric Cherrière
La surprenante révélation d’un médecin mourant.
Un assassin au cerveau refait par ce médecin et un orphelin qui découvre que l’assassin de ses parents est en vie.

No smoking de Michaël Mention
J’ai beaucoup aimé cette nouvelle. Un huis clos rythmé par les minutes qui passent, la tension monte crescendo, jusqu’à une chute magistrale et inatendue.

Doigts d'honneur de Danièle Thierry

Quelle horreur! Danièle Thierry ne fait pas dans la dentelle…

Une histoire sordide superbement réalisée.

L'ombre de la proie de Ghislain Gilberti
C’est la nouvelle que j’ai le moins aimée, sans doute parce que j’avais imaginé une fin différente, où alors parce que son coté fantastique ne m’a pas séduite.

Une main en or de Jacques Saussey
Quand on est en prison, il vaut peut-être mieux ne pas montrer ses talents. 

Cette histoire m’a fait penser au film « Les évadés » (1995 Frank Darabont)

Zeru Zeru de Maud Mayeras
Le commerce d’enfants albinos. Une réalité hélas ! Une nouvelle très dérangeante.
J’ai aussi pensé à l’excellent Dust de Sonja Delzongle.

8118. Endroit de Franck Thilliez et Laurent Scalese
J’avoue, j’ai triché, j’ai lu « envers, puis endroit, puis envers » à la suite.
Puis, un sourire aux lèvres, j’ai enchainé sur les autres nouvelles !


Yvan Fauth
Dessin : Jack Koch
Source Bibliosurf.com


Mes lectures 

ICI

dimanche 29 octobre 2017

Récidive

Sonja DELZONGLE

Quatrième de couverture

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.

À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?


Mon avis

Comme j'ai souffert en lisant ce roman!
Comme j'ai eu peur pour Hanah!
Comme j'ai détesté ces pères… !
Une lecture addictive! 
Un livre qu'on ne laisse pas de côté. 
Une héroïne passionnante. 
Un auteur que décidément j'aime beaucoup!

L'avis de Laurence 

Celui de Cassiopée 

lundi 5 juin 2017

Quand la neige danse

Sonja DELZONGLE

Quatrième de couverture

Quatre fillettes mystérieusement disparues, quatre poupées en porcelaine, sosies des enfants, envoyées à leurs parents un mois plus tard.
À Crystal Lake, petite ville paisible sous le coup d'un hiver glacial, non loin de Chicago, Joe Lasko est prêt à tout pour retrouver sa fille de quatre ans, Lieserl. Il engage son amour de jeunesse devenue détective privée pour mener leur propre enquête mais, aidés de la célèbre profileuse Hanah Baxter et son inséparable pendule, ils sont loin d'imaginer l'ampleur des secrets liés à ces disparitions.

J'ai découvert la plume de l'auteur en lisant Dust, et j'ai retrouvé avec plaisir Hanah Baxter et son inséparable "Invictus". Nous sommes cependant bien loin de Nairobi et de l'Afrique!
Comme il fait froid dans ce roman! Entre le lac gelé de Crystal Lake, son hiver qui semble éternel, la disparition de quatre fillettes et l'envoi de poupées sosies à leurs parents, l'angoisse est dans le coeur et le froid dans le corps.
Avec le froid, le suspens monte! L'auteur joue avec nous, ne laisse pas notre esprit en repos… et de découvertes macabres en visions hallucinatoires, la tension s'intensifie, nous sommes pris au piège… Il faut continuer la lecture pour savoir, pour être rassurée, ou pas… 
J'ai quelques réserves sur la fin,  trop rapide peut-être… mais afin de ne rien dévoiler de l'intrigue, je n'en parlerai pas!
Une lecture que je conseille à tous les amateurs de thrillers!