lundi 14 octobre 2019

Seul avec la nuit de Christian BLANCHARD


Quatrième de couverture:

Que sommes-nous réellement prêts à faire pour sauver nos proches ?

Cette question, Éric de la Boissière se la pose tous les jours. Sa fille, Élodie, est atteinte d’une grave maladie rénale. Du fait de son groupe sanguin, ses chances de recevoir une greffe sont quasi nulles. Mais avec beaucoup d’argent… Élodie doit pouvoir être soignée, pense Éric. Dirigeant d’un établissement financier, il a entendu parler de réseaux parallèles permettant d’obtenir un organe sain de donneurs volontaires.

Que sommes-nous prêts à sacrifier pour sauver nos proches ?

Cette question, Gilles Patrick ne se l’était jamais posée. Mais depuis quelques semaines, ce grand chirurgien ne dort plus. Tandis qu’un revolver est braqué sur la tempe de son épouse et de sa fille, un groupe d’hommes le contraint à pratiquer de lourdes opérations sur de jeunes patients pourtant en pleine santé.

Les circonstances ont beau être différentes, la raison qui a fait basculer ces deux hommes dans un autre monde est la même. Et si la volonté de sauver un proche n’était pas une raison suffisante ? D’une noirceur abyssale, le nouveau roman de Christian Blanchard explore les âmes compromises et pousse ses personnages, comme le lecteur, dans leurs pires retranchements.

Mon avis:

C'est un roman "coup de poing" que nous offre Blanchard.
Avec tout son talent il nous montre: 
Aïcha, pleine d’espoir, traverse la mer dans une embarcation de fortune.
Des enfants rendus dépendant aux drogues, mutilés sciemment pour mendier.
Trafics d'organes ou d'êtres humains.

Une cour des miracles d'aujourd'hui, au coeur de nos cités modernes.

Et dans ce monde brutal, Nemo, un vieil homme qui vit dans une voiture SNCF. 
Un havre de paix pour un homme seul et malheureux. 
Le souvenir de sa fille, le malheur arrivé, il y a si longtemps maintenant. 
Ce deuil impossible à faire.
Elle arrive, Muette, avec son silence, son regard perdu, cette enfant qui n'est pas sa fille, mais qu'il veut plus que tout aider.

Mon petit coup de coeur:

C'est décidément un auteur que j'aime lire!
"Iboga", roman de société,  
deux ouvrages très différents et passionnants!

dimanche 13 octobre 2019

Vraie folie de Linwood BARCLAY


Quatrième de couverture:

À priori, c’est un samedi matin comme tous les autres qui commence à Promise Falls en ce 23 mai. Chacun se réveille, prend sa douche, son café, son petit déjeuner. Mais soudain, une sirène d’ambulance, puis deux, puis trois ; des gens inanimés dans leur cuisine, sur le pas de leur porte, dans la rue, les urgences saturées…
Un dénominateur commun à ces victimes : toutes ont bu de l’eau du robinet. Il faut se rendre à l’évidence, le réseau hydraulique de la ville est contaminé. Drame sanitaire ou crime de masse ?
Pour l’inspecteur Barry Duckworth, la réponse ne fait aucun doute. L’insaisissable meurtrier fanatique du nombre 23 a encore frappé. Et il n’a certainement pas l’intention de s’arrêter là.
Comment préparer les habitants aux dangers qui les menacent ? Le policier et le privé Cal Weaver vont devoir unir leurs forces dans une mortelle course contre la montre. Mais qui sait combien de fous furieux se sont donné rendez-vous à Promise Falls ?
Traduit de l'anglais (Canada) par Renaud Morin.

Mon avis:

J'avais hâte de me retrouver à "Promise Falls", de retourner me promener dans les rues de ce petit coin d'Amérique si tranquille! 
Mais voilà,  la ville est en panique, les gens envahissent l' hôpital, tombent comme des mouches… L'eau du robinet semble les empoisonner.
Ambition, haine, amour, vengeance… Tous ces sujets sont traités avec brio. Sans jamais lasser le lecteur, Barclay passe d'un héros à l'autre avec une aisance surprenante.

Mon petit plus:

Ce roman est le troisième d'une trilogie.
 "Fausses promesses" et "Faux amis"

jeudi 10 octobre 2019

Assassins ! de Jean-Paul DELFINO


Quatrième de couverture:

En 1898, la publication de J’accuse… ! plonge la France dans un climat délétère où l’antisémitisme s’affiche fièrement. 
Au cœur de l’affaire, Émile Zola, conspué par les ligues d’extrême droite, est identifié comme l’homme à abattre. Aussi, lorsqu’en 1902 l’auteur des Rougon-Macquart succombe à une intoxication au gaz méphitique, la piste du meurtre ne peut être écartée. Reste à savoir qui, parmi ses proches ou ses détracteurs, avait tout intérêt à le faire taire.

Assassins ! retrace la vie passionnante du gamin d’Aix-en-Provence devenu un mythe littéraire. Car, à l’heure de mourir, que valent les honneurs face au poème dédié à un premier amour ? Que pèse le succès face aux caresses d’une lingère ? 
Au cours de cette nuit à bout de souffle, les souvenirs se bousculent et les suspects s’invitent dans les dernières pensées du condamné.

Mon avis:

Voilà un des plus grands, sinon le plus grand écrivain français, le chef de file de l'école naturaliste, le créateur d'au moins mille deux cents personnages, le père des "Rougon-Maquart" réduit à n'être que l'auteur de "J'accuse".
La France est profondément divisée… Le racisme anti-juif a pignon sur rue… L'antisémitisme est une opinion partagée sans complexe par des notables, des écrivains et éditorialistes. Heureusement on trouve aussi des "Pro dreyfusards" (Clemenceau, Jaurès, Loubet, Waldeck Rousseau) parmi les politiques.
C'est un roman, très bien documenté. 

Mon petit plus 

Il y a trente-six ans, d'avril à juin 1983, je lisais "Bonjour monsieur Zola" d'Armand Lanoux.Une lecture passionnante dont je garde encore aujourd'hui un souvenir très précis. 
Une lecture que je recommande aux amateurs de Zola.


Zola est entré au panthéon le 4 juin 1908. 
Armand Fallières, le Président de la République, Georges Clemenceau, le chef du gouvernement sont présents . Gaston Doumergue ministre de l'instruction publique fera le discours.

mardi 8 octobre 2019

Écouter le noir d'Yvan FAUTH


Quatrième de couverture:

LES GRANDS NOMS DU THRILLER FRANÇAIS METTENT NOS SENS EN ÉVEIL.

Treize auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition.

Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute.
Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture.
Laissez-vous chuchoter à l’oreille, venez Écouter le noir.

Mon avis:

Une lecture agréable.

Deaf ( Sourd) Barbara Abe et Karine Giebel
Une jeune femme otage est enfermée dans un coffre.
Un jeune couple vole la voiture!

Archéomnésis de Jérôme Camut et Nathalie Hug
Je suis complètement passée à coté de cette nouvelle.
Je ne l'ai pas comprise.

Tous les chemins mènent au hum de Sonja Delzongle
Je dois dire qu'avec ce "Hum", Sonja Delzongle m'a époustouflée!

Ils écouteront jusqu'à la fin de François-Xavier Dillard
Une malédiction, une légende plus forte que la musique et comme une envie de "prendre le risque d'écouter" l'ultime oeuvre de Tchaïkovsky.

Bloodline (Lignée) de R.J. Ellory (traduit de l'anglais (Angleterre) par Fabrice Pointeau)
"Nous sommes deux soeurs jumelles" et gare à celui qui nous séparera!

Un sacré chantier de Nicolas Lebel
Une nouvelle stupéfiante…
Indifférence, mensonge, mépris…

Zones de fracture de Sophie Loubière
J'ai été sidérée… Sacrée vengeance!!!

Echos de Maud Mayeras
La mort accidentelle d'un enfant peut mener à bien des drames.

La fête foraine de Romain Puértolas
Un peu de fraîcheur, un peu de douceur dans ce monde noir!

Quand vient le silence de Laurent Scalese
La vengeance est un plat qui se mange froid… très froid!

Le diable m'a dit de Cédric Sire
Jusqu'où un auteur est-il capable d'aller pour écrire un thriller?

Mon petit plus:

La nouvelle est une forme littéraire que j'aime bien.
Elle permet de découvrir des auteurs avec lesquels parfois nous irons plus loin.
Dans ce recueil, j'ai retrouvé Giebel, Delzongle et Scalèse.
Les autres auteurs sont des découvertes!

dimanche 6 octobre 2019

Otage de Aloysius WILDE


Quatrième de couverture: 

Point de départ d’un ébouriffant enchainement de faits : deux malfaiteurs prennent en otage une classe de maternelle. Les médias se déchainent pour couvrir l’évènement. Mystérieusement les truands arrivent à quitter l’école qui est pourtant cadenassée par les forces de police. Le commandant Denis Chaval, surnommé l’ours, se met à leur poursuite. Comment les preneurs d’otages arrivent t’ils à quitter l’école ? Le héros arrivera-t-il à survivre ? Où se trouve l’écolier qui a disparu depuis vingt-quatre heures ? Qui est la taupe qui renseigne la presse ? Pourquoi la journaliste vedette Adielle Acker est-elle si excessive ? Les preneurs d’otage arriveront-ils à quitter la France ? 

Mon avis:

Rien bien sûr n’obligeait Jean à se substituer aux forces de l’ordre. C’est un père attentif et présent. Il travaille en free-lance à son domicile et peut se libérer. Sa femme Camille est pour le moins hystérique. Alors pour protéger son petit Gaspard, il va se dénuder complètement. Étonnant !
C’est une lecture qui vous prend, vous envoute.
On est propulsé dans un univers sordide, pas que celui des gangsters et voyous, mais aussi celui beaucoup plus pervers des journalistes, des chercheurs de scoop… de l’info en continu.
La corruption de fonctionnaire aussi, on ne recule devant rien pour être au cœur de l’actualité, pas d’état d’âme. La publicité par les vedettes de l’info pour des toilettes, chaussures ou bijoux (très actuel… je me demande si je regarde des journalistes ou des mannequins tant nos présentatrices et présentateurs de journaux posent !).
Nous suivons heure après heure l’aventure de Jean Louvier, sa rencontre avec Adielle. Les personnages évoluent.
Tout va très vite. Il n'y a pas de temps mort. Quelques cadavres originaux. Des situations ubuesques.

J’ai pris un réel plaisir à la lecture de ce roman. 
Beaucoup d’humour dans ce qui est censé être un drame, des bandits parfois très (très) méchants, et parfois plutôt sympas.

Mon petit plus: 

Je remercie Aloysius Wilde qui m’a gentiment offert son roman 
et cet agréable moment de lecture ! 

jeudi 3 octobre 2019

L'outsider de Stephen KING


Quatrième de couverture:

PARFOIS, LE MAL PREND LE VISAGE DU BIEN.

    Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l'un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l'équipe locale de baseball, professeur d'anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
    Pourtant, malgré l'évidence, Terry Maitland affirme qu'il est innocent.
    Et si c'était vrai ?
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Esch.

Mon avis:

Il me reste une centaine de pages,

je le reprendrais peut-être.

Mon petit plus:

J'ai beaucoup de mal avec les dernières pages.

dimanche 29 septembre 2019

Les oubliés du dimanche de Valérie PERRIN


Quatrième de couverture:

Faute de connaître son histoire, Justine, vingt et un ans, se passionne pour celle d'Hélène, pensionnaire, presque centenaire, de la maison de retraite où la jeune femme est aide-soignante.
Sa vie est un roman : sa rencontre avec Lucien en 1933, leur amour, la guerre, le juif Simon planqué dans la cave, la trahison, la Gestapo, la déportation…
Justine extorque peu à peu à la vieille dame de lourds secrets et finit par affronter ceux de sa propre famille.

Mon avis:

C'est un roman à tiroir, ou au moins trois histoires s'entrelacent.
Celle d'Hélène n'est plus qu'un lointain souvenir, une histoire étrange, irréelle, un conte, comme les souvenirs de la vieille dame, pas toujours très fiables.
Une famille atypique, élevée par des grand-parents,
il ne devrait y avoir qu'amour et tendresse.
Un frère-cousin, et de terribles secrets de famille.
Et son histoire d'amour, où Justine semble confondre le rêve d'Hélène et sa réalité.

La lecture de ce roman se fait tout en douceur, alors que la violence des propos est réelle.
Une jolie lecture.

Mon petit plus:

''La vie est courte, les journées sont longues."
Propos tenus par Justin A. mon Grand-père maternel!