lundi 14 mars 2022

Oublier Klara d' Isabelle AUTISSIER


C’est étrange de lire ce roman qui se passe à Mourmansk en URSS dans les années 50, alors que la guerre fait rage, et que la Russie de Poutine tente de mettre la main sur l’Ukraine. Ce n’est pas un choix délibéré, c’est le hasard de ma « P. à L. »

Dans ce pays, dirigé par Staline, les gens disparaissent, sans qu’on sache vraiment pourquoi. J’ai songé à  « La vie rêvée d’Ernesto G. » de Jean-Michel Guenassia. 

L’arrestation de Klara va laisser Rubin plus qu’orphelin. Enfant d’une « dissidente », un père trop lâche, il va apprendre à se battre pour survivre. Jamais, plus jamais Rubin n’entendra parler de sa mère, de sa maman !
Rubin est devenu marin pêcheur. C’est l’occasion pour Isabelle Autissier de renouer avec ses premières amours et de nous décrire de superbes moments en mer. Des tempêtes, les temps de pêche, les moments de repos, les rivalités, les peurs, les déceptions…
Quand l’union soviétique redevient la Russie, Rubin demande à Iouri, son fils, de retrouver Klara.
Retrouver Klara, c’est ne pas oublier tous ces gens disparus, les condamnés politiques, c’est faire un pied de nez au pouvoir stalinien… c’est retrouver une femme magnifique.
Un beau récit, une belle écriture.

Quatrième de couverture :

Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d’hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : il était encore enfant lorsque Klara, sa mère, chercheuse scientifique, a été arrêtée sous ses yeux par la police stalinienne. La blessure ressentie alors, puis l'absence douloureuse de Klara ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils, Iouri, qui choisira l'exil en Amérique pour tourner la page d’une enfance meurtrie.
Vingt-trois ans après, celui-ci répond pourtant  à  l’ultime appel de son père et à la mission qu'il lui confie: interroger l'histoire, fouiller le passé. 
Ne pas oublier Klara ...
Dans son enquête, Iouri explore les zones d'ombre de sa famille et découvre les liens cachés qui ont unis plusieurs générations. 
Caricature  
Isabelle Autissier
source 
Le 1 hebdo

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire