dimanche 8 septembre 2019

Tous tes enfants dispersés de Beata UMUBYEYI MAIRESSE


Quatrième de couverture 

Peut-on réparer l'irréparable, rassemble ceux que l'histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et son enfant métis Stokely. Mais après des années d'exil, quand Blanche rend visite à sa mère Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se parler, se pardonner, s'aimer de nouveau ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d'où il vient.

Ode aux mères persévérantes, à la transmission, à la pulsion de vie qui anime chacun d'entre nous, "Tous tes enfants dispersés" porte les voix de trois générations tentant de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d'aujourd'hui. Ce premier roman fait preuve d'une sensibilité impressionnante et signe la naissance d'une voix importante.

Mon avis:

J'ai retrouvé dans ce roman le style, l'écriture que j'avais tant aimé dans "Ejo". Je n'ai pas le réflexe de noter au fur et à mesure les phrases que j'aime quand je lis, mais c'est souvent très poétique.
Pourtant le sujet n'est pas facile…
Fuyant sur les conseils de sa mère, le Rwanda, Blanche, métisse, se retrouve à Bordeaux.
Elle y fera sa vie, mais semble perdre sa mère "Immaculatta", restée au pays et que le génocide a miraculeusement épargnée…ou moins abîmée que d'autres.
Immaculatta semble figée avec ce fils perdu, ce Bosco parti se battre. Quelques soient les guerres, on n'en revient jamais indemne, et Bosco est resté souffrance.
Stokely a un rôle très important. Il est ce lien que Bosco aurait pu briser entre Blanche et Immaculatta. Il est le futur, l'espoir, et le passé aussi dans l'histoire qu'il a reçue et saura transmettre.
C'est une approche très intéressante du génocide, mais aussi de la colonisation, de ses erreurs et du poids qu'elle a (ou avait) sur les peuples.

J'ai reçu ce livre comme un cadeau. 
Il est arrivé sans explication en juillet dans ma boîte aux lettres.
Merci donc aux éditions "Autrement" pour cet envoi.

Mon petit plus:

Il est arrivé que parfois je croise Beata chez ma fille. Je n'ai pas la prétention de dire que je la connais,   mais j'ai eu le plaisir de parler un peu avec elle. 
J'avais eu la chance de lire une épreuve de ce roman en 2018. 
Son titre était alors "Jacaranda".  
 Mon avis sur 
 EJO

2 commentaires:

  1. J'avais beaucoup aimé ses recueils. Ce roman m'a vraiment touchée, j'ai hâte de le relire!

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    1. Il est un peu plus long que l’épreuve que nous avons .Interressant en tout cas sur l'histoire des hommes dans l'histoire d'un peuple.

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