jeudi 3 juillet 2014

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Jonas JONASSON


Couverture: Stanislas Zygart

Quatrième de couverture

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale ? 
Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance – à un membre de gang. S'engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphants prénommée Sonja...

J' ai vu l' adaptation cinématographique avant de lire ce roman. Comme le film, le roman est déjanté, les personnages atypiques et notre vieux plutôt sympathique.
L' auteur a eu l' excellente idée d' alterner le voyage rocambolesque de notre centenaire, de lui faire rencontrer des personnages hauts en couleur, et sa vie passée, elle aussi faite de voyages à travers le monde.
C' est une petite révision historique que nous livre Jonasson. Notre héros croisera les "grands" de ce monde et participera à sa façon aux évènements de la centaine d' années écoulées.
Comme il ne fait pas de politique, qu'il est indifférent aux religions, il peut aller de Truman à Mao, passer par l' Iran et faire une visite à Franco sans que cela nous étonne. Il est partout à l' aise.
Sous ce couvert de nonchalance, Allan Karlson aborde des sujets sensibles. La corruption, les courses aux armements, les excès des religieux, les traitement psychiatriques et l' eugénisme.
Je crois que c' est un roman beaucoup moins léger qu' il n' y parait, et Jonasson, avec ce roman "route" nous a fait voyager avec humour dans le monde hélas "sordide" (je trouve ce mot un peu fort mais n' arrive pas à écrire autre chose).

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