
La vengeance est un plat qui se mange froid, et ici, quel délice que cette action menée par Max Eisenstein (américain et juif) pour le souvenir de sa soeur .
Écrit avant la guerre, étonnant et brillant, et tellement d’actualité!
C’est mon petit-fils qui m’a proposé cette lecture.
« Tient Grand-mère, tu me diras ce que tu en penses.» Merci Antony!
Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont deux galeristes associés, aux Etats-Unis. Ils sont surtout deux amis fervents, deux frères. Malgré l'installation de Martin à Munich, ils poursuivent leur amitié à travers des lettres chaleureuses, passionnées. En juillet 1933 pourtant, les doutes et le malaise de Martin face aux remous du gouvernement allemand font vite place à un antisémitisme que ne tempère plus la moindre trace d'affection. D'une cruauté imparable, sa décision tombe comme une sentence : "Ici en Allemagne, un de ces hommes d'action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui." Max ne peut se résoudre à une telle révolution, sentimentale et politique.